Haut de page
19 Mai 2012, St Yves

ECCECRUCEMDOMINI

Rubriques
Campagne membre

0

1.Dieu est le plus grand. (4 fois)

2. Je témoigne qu'il n'y a d'autre dieu que Dieu. (2 fois)

3. Je témoigne que Mouhammad est le messager de Dieu. (2 fois)

4. Venez à la prière. (2 fois)

5. Venez au salut. (2 fois)

6. Dieu est le plus grand. (2 fois)

7. Il n'y a d'autre dieu que Dieu. (1 fois)

1

1. Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

2. Louange à Allah, Seigneur de l'univers.

3. Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,

4. Maître du Jour de la rétribution.

5. C'est Toi [Seul] que nous adorons, et c'est Toi [Seul] dont nous implorons secours.

6. Guide-nous dans le droit chemin,

7. le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés

2

1. Alif, Lam, Mim

2. C'est le Livre au sujet duquel il n'y a aucun doute, c'est un guide pour les pieux

3. qui croient à l'invisible et accomplissent la Salat et dépensent [dans l'obéissance à Allah], de ce que Nous leur avons attribué

4. Ceux qui croient à ce qui t'a été descendu (révélé) et ce qui a été descendu avant toi et qui croient fermement à la vie future.

5. Ceux-là sont sur le bon chemin de leur Seigneur, et ce sont eux qui réussissent (dans cette vie et dans la vie future).

6. [Mais] certes les infidèles ne croient pas, cela leur est égal, que tu les avertisses ou non : ils ne croiront jamais.

7. Allah a scellé leurs coeurs et leurs oreilles ; et un voile épais leur couvre la vue ; et pour eux il y aura un grand châtiment.

8. Parmi les gens, il y a ceux qui disent : "Nous croyons en Allah et au Jour dernier! " tandis qu'en fait, ils n'y croient pas.

9. Ils cherchent à tromper Allah et les croyants ; mais ils ne trompent qu'eux-mêmes, et ils ne s'en rendent pas compte.

10. Il y a dans leurs coeurs une maladie (de doute et d'hypocrisie), et Allah laisse croître leur maladie. Ils auront un châtiment douloureux, pour avoir menti.

11. Et quand on leur dit : "Ne semez pas la corruption sur la terre", ils disent : "Au contraire nous ne sommes que des réformateurs! "

12. Certes, ce sont eux les véritables corrupteurs, mais ils ne s'en rendent pas compte.

13. Et quand on leur dit : "Croyez comme les gens ont cru", ils disent : "Croirons-nous comme ont cru les faibles d'esprit? " Certes, ce sont eux les véritables faibles d'esprit, mais ils ne le savent pas.

14. Quand ils rencontrent ceux qui ont cru, ils disent : "Nous croyons"; mais quand ils se trouvent seuls avec leurs diables, ils disent : "Nous sommes avec vous; en effet, nous ne faisions que nous moquer (d'eux)".

15. C'est Allah qui Se moque d'eux et les endurcira dans leur révolte et prolongera sans fin leur égarement.

16. Ce sont eux qui ont troqué le droit chemin contre l'égarement. Eh bien, leur négoce n'a point profité. Et ils ne sont pas sur la bonne voie.

17. Ils ressemblent à quelqu'un qui a allumé un feu; puis quand le feu a illuminé tout à l'entour, Allah a fait disparaître leur lumière et les a abandonnés dans les ténèbres où ils ne voient plus rien.

18. Sourds, muets, aveugles, ils ne peuvent donc pas revenir (de leur égarement).

19. [On peut encore les comparer à ces gens qui, ] au moment où les nuées éclatent en pluies, chargées de ténèbres, de tonnerre et éclairs, se mettent les doigts dans les oreilles, terrorisés par le fracas de la foudre et craignant la mort; et Allah encercle de tous côtés les infidèles.

20. L'éclair presque leur emporte la vue : chaque fois qu'il leur donne de la lumière, ils avancent; mais dès qu'il fait obscur, ils s'arrêtent. Si Allah le voulait Il leur enlèverait certes l'ouïe et la vue, car Allah a pouvoir sur toute chose.

21. Ô hommes! Adorez votre Seigneur, qui vous a créés vous et ceux qui vous ont précédés. Ainsi atteindriez-vous à la piété.

22. C'est Lui qui vous a fait la terre pour lit, et le ciel pour toit; qui précipite la pluie du ciel et par elle fait surgir toutes sortes de fruits pour vous nourrir, ne Lui cherchez donc pas des égaux, alors que vous savez (tout cela).

23. Si vous avez un doute sur ce que Nous avons révélé à Notre Serviteur, tâchez donc de produire une sourate semblable et appelez vos témoins, (les idoles) que vous adorez en dehors d'Allah, si vous êtes véridiques.

24. Si vous n'y parvenez pas et, à coup sûr, vous n'y parviendrez jamais, parez-vous donc contre le feu qu'alimenteront les hommes et les pierres, lequel est réservé aux infidèles.

25. Annonce à ceux qui croient et pratiquent de bonnes oeuvres qu'ils auront pour demeures des jardins sous lesquels coulent les ruisseaux; chaque fois qu'ils seront gratifiés d'un fruit des jardins ils diront : "C'est bien là ce qui nous avait été servi auparavant". Or c'est quelque chose de semblable (seulement dans la forme); ils auront là des épouses pures, et là ils demeureront éternellement.

26. Certes, Allah ne se gêne point de citer en exemple n'importe quoi : un moustique ou quoi que ce soit au-dessus; quant aux croyants, ils savent bien qu'il s'agit de la vérité venant de la part de leur Seigneur; quant aux infidèles, ils se demandent "Qu'a voulu dire Allah par un tel exemple? ". Par cela, nombreux sont ceux qu'Il égare et nombreux sont ceux qu'Il guide; mais Il n'égare par cela que les pervers,

27. qui rompent le pacte qu'ils avaient fermement conclu avec Allah, coupent ce qu'Allah a ordonné d'unir, et sèment la corruption sur la terre. Ceux-là sont les vrais perdants.

28. Comment pouvez-vous renier Allah alors qu'Il vous a donné la vie, quand vous en étiez privés? Puis Il vous fera mourir; puis Il vous fera revivre et enfin c'est à Lui que vous retournerez.

29. C'est Lui qui a créé pour vous tout ce qui est sur la terre, puis Il a orienté Sa volonté vers le ciel et en fit sept cieux. Et Il est Omniscient.

30. Lorsque Ton Seigneur confia aux Anges : "Je vais établir sur la terre un vicaire "Khalifa". Ils dirent : "Vas-Tu y désigner un qui y mettra le désordre et répandra le sang, quand nous sommes là à Te sanctifier et à Te glorifier? " - Il dit : "En vérité, Je sais ce que vous ne savez pas! ".

31. Et Il apprit à Adam tous les noms (de toutes choses), puis Il les présenta aux Anges et dit : "Informez-Moi des noms de ceux-là, si vous êtes véridiques! " (dans votre prétention que vous êtes plus méritants qu'Adam).

32. - Ils dirent : "Gloire à Toi! Nous n'avons de savoir que ce que Tu nous a appris. Certes c'est Toi l'Omniscient, le Sage".

33. - Il dit : "Ô Adam, informe-les de ces noms; " Puis quand celui-ci les eut informés de ces noms, Allah dit : "Ne vous ai-Je pas dit que Je connais les mystères des cieux et de la terre, et que Je sais ce que vous divulguez et ce que vous cachez? "

34. Et lorsque Nous demandâmes aux Anges de se prosterner devant Adam, ils se prosternèrent à l'exception d'Iblis qui refusa, s'enfla d'orgueil et fut parmi les infidèles.

35. Et Nous dîmes : "Ô Adam, habite le Paradis toi et ton épouse, et nourrissez-vous-en de partout à votre guise; mais n'approchez pas de l'arbre que voici : sinon vous seriez du nombre des injustes".

36. Peu de temps après, Satan les fit glisser de là et les fit sortir du lieu où ils étaient. Et Nous dîmes : "Descendez (du Paradis); ennemis les uns des autres. Et pour vous il y aura une demeure sur la terre, et un usufruit pour un temps.

37. Puis Adam reçut de son Seigneur des paroles, et Allah agréa son repentir car c'est Lui certes, le Repentant, le Miséricordieux.

38. - Nous dîmes : "Descendez d'ici, vous tous! Toutes les fois que Je vous enverrai un guide, ceux qui [le] suivront n'auront rien à craindre et ne seront point affligés".

39. Et ceux qui ne croient pas (à nos messagers) et traitent de mensonge Nos révélations, ceux-là sont les gens du Feu où ils demeureront éternellement.

40. Ô enfants d'Israël, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés. Si vous tenez vos engagements vis-à-vis de Moi, Je tiendrai les miens. Et c'est Moi que vous devez redouter.

41. Et croyez à ce que J'ai fait descendre, en confirmation de ce qui était déjà avec vous; et ne soyez pas les premiers à le rejeter. Et n'échangez pas Mes révélations contre un vil prix. Et c'est Moi que vous devez craindre .

42. Et ne mêlez pas le faux à la vérité. Ne cachez pas sciemment la vérité.

43. Et accomplissez la Salat, et acquittez la Zakat, et inclinez-vous avec ceux qui s'inclinent.

44. Commanderez-vous aux gens de faire le bien, et vous oubliez vous-mêmes de le faire, alors que vous récitez le Livre? Êtes-vous donc dépourvus de raison?

45. Et cherchez secours dans l'endurance et la Salat : certes, la Salat est une lourde obligation, sauf pour les humbles,

46. qui ont la certitude de rencontrer leur Seigneur (après leur résurrection) et retourner à Lui seul.

47. Ô enfants d'Israël, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés, (Rappelez-vous) que Je vous ai préférés à tous les peuples (de l'époque).

48. Et redoutez le jour où nulle âme ne suffira en quoi que ce soit à une autre; où l'on n'acceptera d'elle aucune intercession; et où on ne recevra d'elle aucune compensation. Et ils ne seront point secourus.

49. Et [rappelez-vous], lorsque Nous vous avons délivrés des gens de Pharaon, qui vous infligeaient le pire châtiment : en égorgeant vos fils et épargnant vos femmes. C'était là une grande épreuve de la part de votre Seigneur.

50. Et [rappelez-vous], lorsque Nous avons fendu la mer pour vous donner passage! Nous vous avons donc délivrés, et noyé les gens de Pharaon, tandis que vous regardiez.

51. Et [rappelez-vous], lorsque Nous donnâmes rendez-vous à Moïse pendant quarante nuits! Puis en son absence vous avez pris le Veau pour idole alors que vous étiez injustes (à l'égard de vous mêmes en adorant autre qu'Allah).

52. Mais en dépit de cela Nous vous pardonnâmes, afin que vous reconnaissiez (Nos bienfaits à votre égard).

53. Et [rappelez-vous], lorsque Nous avons donné à Moïse le Livre et le Discernement

afin que vous soyez guidés.

54. Et [rappelez-vous], lorsque Moïse dit à son peuple : "Ô mon peuple, certes vous vous êtes fait du tort à vous-mêmes en prenant le Veau pour idole. Revenez donc à votre Créateur; puis, tuez donc les coupables vous-mêmes : ce serait mieux pour vous, auprès de votre Créateur"! C'est ainsi qu'Il agréa votre repentir; car c'est Lui, certes, le Repentant et le Miséricordieux!

55. Et [rappelez-vous], lorsque vous dites : " Ô Moïse, nous ne te croirons qu'après avoir vu Allah clairement"! ... Alors la foudre vous saisit tandis que vous regardiez.

56. Puis Nous vous ressuscitâmes après votre mort afin que vous soyez reconnaissants.

57. Et Nous vous couvrîmes de l'ombre d'un nuage, et fîmes descendre sur vous la manne et les cailles : - "Mangez des délices que Nous vous avons attribués! " - Ce n'est pas à Nous qu'ils firent du tort, mais ils se firent tort à eux-mêmes.

58. Et [rappelez-vous], lorsque Nous dîmes : "Entrez dans cette ville, et mangez-y à l'envie où il vous plaira; mais entrez par la porte en vous prosternant et demandez la "rémission" (de vos péchés); Nous vous pardonnerons vos fautes si vous faites cela et donnerons davantage de récompense pour les bienfaisants.

59. Mais, à ces paroles, les pervers en substituèrent d'autres, et pour les punir de leur fourberie Nous leur envoyâmes du ciel un châtiment avilissant.

60. Et [rappelez-vous], quand Moïse demanda de l'eau pour désaltérer son peuple, c'est alors que Nous dîmes : "Frappe le rocher avec ton bâton." Et tout d'un coup, douze sources en jaillirent, et certes, chaque tribu sut où s'abreuver! - "Mangez et buvez de ce qu'Allah vous accorde; et ne semez pas de troubles sur la terre comme des fauteurs de désordre".

61. Et [rappelez-vous], quand vous dîtes : "Ô Moïse, nous ne pouvons plus tolérer une seule nourriture. Prie donc ton Seigneur pour qu'Il nous fasse sortir de la terre ce qu'elle fait pousser, de ses légumes, ses concombres, son ail (ou blé), ses lentilles et ses oignons! " - Il vous répondit : "Voulez-vous échanger le meilleur pour le moins bon? Descendez donc à n'importe quelle ville; vous y trouverez certainement ce que vous demandez! ". L'avilissement et la misère s'abattirent sur eux; ils encoururent la colère d'Allah. Cela est parce qu'ils reniaient les révélations d'Allah, et qu'ils tuaient sans droit les prophètes. Cela parce qu'ils désobéissaient et transgressaient.

62. Certes, ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Nazaréens, et les Sabéens, quiconque d'entre eux a cru en Allah, au Jour dernier et accompli de bonnes oeuvres, sera récompensé par son Seigneur; il n'éprouvera aucune crainte et il ne sera jamais affligé.

63. (Et rappelez vous), quand Nous avons contracté un engagement avec vous et brandi sur vous le Mont - : "Tenez ferme ce que Nous vous avons donné et souvenez-vous de ce qui s'y trouve afin que vous soyez pieux! "

64. Puis vous vous en détournâtes après vos engagements, n'eût été donc la grâce d'Allah et Sa miséricorde, vous seriez certes parmi les perdants.

65. Vous avez certainement connu ceux des vôtres qui transgressèrent le Sabbat. Et bien Nous leur dîmes : "Soyez des singes abjects! "

66. Nous fîmes donc de cela un exemple pour les villes qui l'entouraient

alors et une exhortation pour les pieux.

67. (Et rappelez-vous,) lorsque Moïse dit à son peuple : "Certes Allah vous ordonne d'immoler une vache". Ils dirent : "Nous prends-tu en moquerie? " "Qu'Allah me garde d'être du nombre des ignorants" dit-il.

68. - Ils dirent : "Demande pour nous à ton Seigneur qu'Il nous précise ce qu'elle doit être". - Il dit : "Certes Allah dit que c'est bien une vache, ni vieille ni vierge, d'un âge moyen, entre les deux. Faites donc ce qu'on vous commande".

69. - Ils dirent : "Demande donc pour nous à ton Seigneur qu'Il nous précise sa couleur". - Il dit : "Allah dit que c'est une vache jaune, de couleur vive et plaisante à voir".

70. - Ils dirent : "Demande pour nous à ton Seigneur qu'Il nous précise ce qu'elle est car pour nous, les vaches se confondent. Mais, nous y serions certainement bien guidés" , si Allah le veut".

71. - Il dit : "Allah dit que c'est bien une vache qui n'a pas été asservie à labourer la terre ni à arroser le champ, indemne d'infirmité et dont la couleur est unie". - Ils dirent : "Te voilà enfin, tu nous as apporté la vérité! " Ils l'immolèrent alors mais il s'en fallut qu'ils ne l'eussent pas fait.

72. Et quand vous aviez tué un homme et que chacun de vous cherchait à se disculper! Mais Allah démasque ce que vous dissimuliez.

73. Nous dîmes donc : "Frappez le tué avec une partie de la vache". - Ainsi Allah ressuscite les morts et vous montre les signes (de Sa puissance) afin que vous raisonniez.

74. Puis, et en dépit de tout cela, vos coeurs se sont endurcis; ils sont devenus comme des pierres ou même plus durs encore; car il y a des pierres d'où jaillissent les ruisseaux, d'autres se fendent pour qu'en surgisse l'eau, d'autres s'affaissent par crainte d'Allah. Et Allah n'est certainement jamais inattentif à ce que vous faites.

75. - Eh bien, espérez-vous [Musulmans], que des pareils gens (les Juifs) vous partageront la foi? alors qu'un groupe d'entre eux, après avoir entendu et compris la parole d'Allah, la falsifièrent sciemment ".

76. - Et quand ils rencontrent des croyants, ils disent : "Nous croyons"; et, une fois seuls entre eux, ils disent : "Allez-vous confier aux musulmans ce qu'Allah vous a révélé pour leur fournir, ainsi, un argument contre vous devant votre Seigneur! Êtes-vous donc dépourvus de raison? ".

77. - Ne savent-ils pas qu'en vérité Allah sait ce qu'ils cachent et ce qu'ils divulguent?

78. Et il y a parmi eux des illettrés qui ne savent rien du Livre hormis des prétentions et ils ne font que des conjectures .

79. Malheur, donc, à ceux qui de leurs propres mains composent un livre puis le présentent comme venant d'Allah pour en tirer un vil profit! - Malheur à eux, donc , à cause de ce que leurs mains ont écrit, et malheur à eux à cause de ce qu'ils en profitent!

80. Et ils ont dit : "Le Feu ne nous touchera que pour quelques jours comptés! " Dis : "Auriez-vous pris un engagement avec Allah - car Allah ne manque jamais à Son engagement; - non, mais vous dites sur Allah ce que vous ne savez pas" .

81. Bien au contraire! Ceux qui font le mal et qui se font cerner par leurs péchés, ceux-là sont les gens du Feu où ils demeureront éternellement.

82. Et ceux qui croient et pratiquent les bonnes oeuvres, ceux-là sont les gens du Paradis où ils demeureront éternellement.

83. Et [rappelle-toi], lorsque Nous avons pris l'engagement des enfants d'Israël de n'adorer qu'Allah, de faire le bien envers les pères, les mères, les proches parents, les orphelins et les nécessiteux, d'avoir de bonnes paroles avec les gens; d'accomplir régulièrement la Salat et d'acquitter le Zakat! - Mais à l'exception d'un petit nombre de vous, vous manquiez à vos engagements en vous détournant de Nos commandements.

84. Et rappelez-vous, lorsque Nous obtînmes de vous l'engagement de ne pas vous verser le sang, [par le meurtre] de ne pas vous expulser les uns les autres de vos maisons. Puis vous y avez souscrit avec votre propre témoignage.

85. Quoique ainsi engagés, voilà que vous vous entre-tuez, que vous expulsez de leurs maisons une partie d'entre vous contre qui vous prêtez main forte par péché et agression. Mais quelle contradiction! Si vos coreligionnaires vous viennent captifs vous les rançonnez alors qu'il vous était interdit de les expulser (de chez eux). Croyez-vous donc en une partie du Livre et rejetez-vous le reste? Ceux d'entre vous qui agissent de la sorte ne méritent que l'ignominie dans cette vie, et au Jour de la Résurrection ils serons refoulés au plus dur châtiment, et Allah n'est pas inattentif à ce que vous faites.

86. Voilà ceux qui échangent la vie présente contre le vie future. Eh bien, leur châtiment ne sera pas diminué. Et ils ne seront point secourus.

87. Certes, Nous avons donné le Livre à Moïse; Nous avons envoyé après lui des prophètes successifs.

88. Et ils dirent : "Nos coeurs sont enveloppés et impénétrables" - Non mais Allah les a maudits à cause de leur infidélité, leur foi est donc médiocre.

89. Et quant leur vint d'Allah un Livre confirmant celui qu'ils avaient déjà, - alors qu'auparavant ils cherchaient la suprématie sur les mécréants, - quand donc leur vint cela même qu'ils reconnaissaient, ils refusèrent d'y croire. Que la malédiction d'Allah soit sur les mécréants!

90. Comme est vil ce contre quoi ils ont troqué leurs âmes! Ils ne croient pas en ce qu'Allah a fait descendre, révoltés à l'idée qu'Allah, de part Sa grâce, fasse descendre la révélation sur ceux de Ses serviteurs qu'Il veut. Ils ont donc acquis colère sur colère, car un châtiment avilissant attend les infidèles!

91. Et quand on leur dit : "Croyez à ce qu'Allah a fait descendre", ils disent : "Nous croyons à ce qu'on a fait descendre à nous". Et ils rejettent le reste, alors qu'il est la vérité confirmant ce qu'il y avait déjà avec eux. - Dis : "Pourquoi donc avez-vous tué auparavant les prophètes d'Allah, si vous étiez croyants? ".

92. Et en effet Moïse vous est venu avec les preuves. Malgré cela, une fois absent vous avez pris le Veau pour idole, alors que vous étiez injustes.

93. Et rappelez-vous, lorsque Nous avons pris l'engagement de vous, et brandi sur vous At-Tur (le Mont Sinaï) en vous disant : "Tenez ferme à ce que Nous vous avons donné, et écoutez! ". Ils dirent : "Nous avons écouté et désobéi". Dans leur impiété, leurs coeurs étaient passionnément épris du Veau (objet de leur culte). Dis[-leur]: "Quelles mauvaises prescriptions ordonnées par votre foi, si vous êtes croyants" .

94. - Dis : "Si l'Ultime demeure auprès d'Allah est pour vous seuls, à l'exclusion des autres gens, souhaitez donc la mort [immédiate] si vous êtes véridiques! "

95. Or, ils ne le souhaiteront jamais, sachant tout le mal qu'ils ont perpétré de leurs mains. Et Allah connaît bien les injustes.

96. Et certes tu les trouveras les plus attachés à la vie [d'ici-bas], pire en cela que les Associateurs. Tel d'entre eux aimerait vivre mille ans. Mais une pareille longévité ne le sauvera pas du châtiment! Et Allah voit bien leurs actions.

97. Dis : "Quiconque est ennemi de Gabriel doit connaître que c'est lui qui, avec la permission d'Allah, a fait descendre sur ton coeur cette révélation qui déclare véridiques les messages antérieurs et qui sert aux croyants de guide et d'heureuse annonce".

98. [Dis : ] "Quiconque est ennemi d'Allah, de Ses anges, de Ses messagers, de Gabriel et de Michaël... [Allah sera son ennemi] car Allah est l'ennemi des infidèles".

99. Et très certainement Nous avons fait descendre vers toi des signes évidents. Et seuls les pervers n'y croient pas.

100. Faudrait-il chaque fois qu'ils concluent un pacte, qu'une partie d'entre eux le dénonce? C'est que plutôt la plupart d'entre eux ne sont pas croyants.

101. Et quand leur vint d'Allah un messager confirmant ce qu'il y avait déjà avec eux, certains à qui le Livre avait été donné, jetèrent derrière leur dos le Livre d'Allah comme s'ils ne savaient pas!

102. Et ils suivirent ce que les diables racontent contre le règne de Solayman. Alors que Solayman n'a jamais été mécréant mais bien les diables : ils enseignent aux gens la magie ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Harout et Marout, à Babylone; mais ceux-ci n'enseignaient rien à personne, qu'ils n'aient dit d'abord : "Nous ne sommes rien qu'une tentation : ne soit pas mécréant"; ils apprennent auprès d'eux ce qui sème la désunion entre l'homme et son épouse. Or ils ne sont capables de nuire à personne qu'avec la permission d'Allah. Et les gens apprennent ce qui leur nuit et ne leur est pas profitable. Et ils savent, très certainement, que celui qui acquiert [ce pouvoir] n'aura aucune part dans l'au-delà. Certes, quelle détestable marchandise pour laquelle ils ont vendu leurs âmes! Si seulement ils savaient!

103. Et s'ils croyaient et vivaient en piété, une récompense de la part d'Allah serait certes meilleure. Si seulement ils savaient!

104. Ô vous qui croyez! Ne dites pas : "Raina" (favorise-nous) mais dites : "Onzurna" (regarde-nous); et écoutez! Un châtiment douloureux sera pour les infidèles.

105. Ni les mécréants parmi les gens du Livre, ni les Associateurs n'aiment qu'on fasse descendre sur vous un bienfait de la part de votre Seigneur, alors qu'Allah réserve à qui Il veut sa Miséricorde. Et c'est Allah le Détenteur de l'abondante grâce.

106. Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable. Ne sais-tu pas qu'Allah est Omnipotent?

107. Ne sais-tu pas qu'à Allah, appartient le royaume des cieux et de la terre, et qu'en dehors d'Allah vous n'avez ni protecteur ni secoureur?

108. Voudriez-vous interroger votre Messager comme auparavant on interrogea Moïse? Quiconque substitue la mécréance à la foi s'égare certes du droit chemin.

109. Nombre de gens du Livre aimeraient par jalousie de leur part, pouvoir vous rendre mécréants après que vous ayez cru. Et après que la vérité s'est manifestée à eux? Pardonnez et oubliez jusqu'à ce qu'Allah fasse venir Son commandement. Allah est très certainement Omnipotent!

110. Et accomplissez la Salat et acquittez la Zakat. Et tout ce que vous avancez de bien pour vous-mêmes, vous le retrouverez auprès d'Allah, car Allah voit parfaitement ce que vous faites.

111. Et ils ont dit : "Nul n'entrera au Paradis que Juifs ou Chrétiens". Voilà leurs chimères. - Dis : "Donnez votre preuve, si vous êtes véridiques".

112. Non, mais quiconque soumet à Allah son être tout en faisant le bien, aura sa rétribution auprès de son Seigneur. Pour eux, nulle crainte, et ils ne seront point attristés.

113. Et les Juifs disent : "Les Chrétiens ne tiennent sur rien"; et les Chrétiens disent : "Les Juifs ne tiennent sur rien", alors qu'ils lisent le Livre" ! De meme ceux qui ne savent rien tiennent un langage semblable au leur. Eh bien, Allah jugera sur ce quoi ils s'opposent, au Jour de la Résurrection.

114. Qui est plus injuste que celui qui empêche que dans les mosquées d'Allah, on mentionne Son Nom, et qui s'efforce à les détruire? De tels gens ne devraient y entrer qu'apeurés. Pour eux, ignominie ici-bas, et dans l'au-delà un énorme châtiment.

115. A Allah seul appartiennent l'Est et l'Ouest. Où que vous vous tourniez, la Face (direction)

d'Allah est donc là, car Allah a la grâce immense; Il est Omniscient.

116. Et ils ont dit : "Allah s'est donné un fils"! Gloire à Lui! Non! mais c'est à Lui qu'appartient ce qui est dans les cieux et la terre et c'est à Lui que tous obéissent.

117. Il est le Créateur des cieux et de la terre à partir du néant! Lorsqu'Il décide une chose, Il dit seulement : "Sois", et elle est aussitôt.

118. Et ceux qui ne savent pas on dit : "Pourquoi Allah ne nous parle-t-Il pas [directement], ou pourquoi un signe ne nous vient-il pas"? De même, ceux d'avant eux disaient une parole semblable. Leurs coeurs se ressemblent. Nous avons clairement exposé les signes pour des gens qui ont la foi ferme.

119. Certes, Nous t'avons envoyé avec la vérité, en annonciateur et avertisseur; et on ne te demande pas compte des gens de l'Enfer.

120. Ni les Juifs, ni les Chrétiens ne seront jamais satisfaits de toi, jusqu'à ce que tu suives leur religion. - Dis : "Certes, c'est la direction d'Allah qui est la vraie direction". Mais si tu suis leurs passions après ce que tu as reçu de science, tu n'auras contre Allah ni protecteur ni secoureur.

121. Ceux à qui Nous avons donné le Livre, qui le récitent comme il se doit, ceux-là y croient. Et ceux qui n'y croient pas sont les perdants.

122. Ô enfants d'Israël, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés et que Je vous ai favorisés par dessus le reste du monde (de leur époque).

123. Et redoutez le jour où nulle âme ne bénéficiera à une autre, où l'on n'acceptera d'elle aucune compensation, et où aucune intercession ne lui sera utile. Et ils ne seront pas secourus.

124. [Et rappelle-toi,] quand ton Seigneur eut éprouvé Abraham par certains commandements, et qu'il les eut accomplis, le Seigneur lui dit : "Je vais faire de toi un exemple à suivre pour les gens". - "Et parmi ma descendance"? demanda-t-il. - "Mon engagement, dit Allah, ne s'applique pas aux injustes".

125. [Et rappelle-toi], quand nous fîmes de la Maison un lieu de visite et un asile pour les gens - Adoptez donc pour lieu de prière, ce lieu où Abraham se tint debout - Et Nous confiâmes à Abraham et à Ismaël ceci : "Purifiez Ma Maison pour ceux qui tournent autour, y font retraite pieuse, s'y inclinent et s'y prosternent.

126. Et quand Abraham supplia : "Ô mon Seigneur, fais de cette cité un lieu de sécurité, et fais attribution des fruits à ceux qui parmi ses habitants auront cru en Allah et au Jour dernier", le Seigneur dit : "Et quiconque n'y aura pas cru, alors Je lui concéderai une courte jouissance [ici-bas], puis Je le contraindrai au châtiment du Feu [dans l'au-delà]. Et quelle mauvaise destination"!

127. Et quand Abraham et Ismaël élevaient les assises de la Maison : "Ô notre Seigneur, accepte ceci de notre part! Car c'est Toi l'Audient, l'Omniscient.

128. Notre Seigneur! Fais de nous Tes Soumis, et de notre descendance une communauté soumise à Toi. Et montre nous nos rites et accepte de nous le repentir. Car c'est Toi certes l'Accueillant au repentir, le Miséricordieux.

129. Notre Seigneur! Envoie l'un des leurs comme messager parmi eux, pour leur réciter Tes versets, leur enseigner le Livre et la Sagesse, et les purifier. Car c'est Toi certes le Puissant, le Sage!

130. Qui donc aura en aversion la religion d'Abraham, sinon celui qui sème son âme dans la sottise? Car très certainement Nous l'avons choisi en ce monde; et, dans l'au-delà, il est certes du nombre des gens de bien.

131. Quand son Seigneur lui avait dit : "Soumets-toi", il dit : "Je me soumets au Seigneur de l'Univers".

132. Et c'est ce que Abraham recommanda à ses fils, de même que Jacob : "Ô mes fils, certes Allah vous a choisi la religion : ne mourrez point, donc , autrement qu'en Soumis"! (à Allah).

133. Étiez-vous témoins quand la mort se présenta à Jacob et qu'il dit à ses fils : "Qu'adorerez-vous après moi"? - Ils répondirent : "Nous adorerons ta divinité et la divinité de tes pères, Abraham, Ismaël et Isaac, Divinité Unique et à laquelle nous sommes Soumis".

134. Voilà une génération bel et bien révolue. A elle ce qu'elle a acquis, et à vous ce que vous avez acquis. On ne vous demandera pas compte de ce qu'ils faisaient.

135. Ils ont dit : "Soyez Juifs ou Chrétiens, vous serez donc sur la bonne voie". - Dis : "Non, mais suivons la religion d'Abraham, le modèle même de la droiture et qui ne fut point parmi les Associateurs".

137. Alors, s'ils croient à cela même à quoi vous croyez, ils seront certainement sur la bonne voie. Et s'ils s'en détournent, ils seront certes dans le schisme! Alors Allah te suffira contre eux. Il est l'Audient, l'Omniscient.

138. "Nous suivons la religion d'Allah! Et qui est meilleur qu'Allah en Sa religion? C'est Lui que nous adorons".

139. Dis : "Discutez-vous avec nous au sujet d'Allah, alors qu'Il est notre Seigneur et le vôtre? A nous nos actions et à vous les vôtres! C'est à Lui que nous sommes dévoués.

140. Ou dites-vous qu'Abraham, Ismaël, Isaac et Jacob et les tribus étaient Juifs ou Chrétiens? " - Dis : "Est-ce vous les plus savants, ou Allah? " - Qui est plus injuste que celui qui cache un témoignage qu'il détient d'Allah? Et Allah n'est pas inattentif à ce que vous faites.

141. Voilà une génération bel et bien révolue. A elle ce qu'elle a acquis, et à vous ce que vous avez acquis. Et on ne vous demandera pas compte de ce qu'ils faisaient.

142. Les faibles d'esprit parmi les gens vont dire : "Qui les a détournés de la direction (Cibla) vers laquelle ils s'orientaient auparavant? " - Dis : "C'est à Allah qu'appartiennent le Levant et le Couchant. Il guide qui Il veut vers un droit chemin".

143. Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de justes pour que vous soyez témoins aux gens, comme le Messager sera témoin à vous. Et Nous n'avions établi la direction (Cibla) vers laquelle tu te tournais que pour savoir qui suit le Messager (Muhammad) et qui s'en retourne sur ses talons. C'était un changement difficile, mais pas pour ceux qu'Allah guide. Et ce n'est pas Allah qui vous fera perdre [la récompense de] votre foi, car Allah, certes est Compatissant et Miséricordieux pour les hommes

144. Certes nous te voyons tourner le visage en tous sens dans le ciel. Nous te faisons donc orienter vers une direction qui te plaît. Tourne donc ton visage vers la Mosquée sacrée. Où que vous soyez, tournez-y vos visages. Certes, ceux à qui le Livre a été donné savent bien que c'est la vérité venue de leur Seigneur. Et Allah n'est pas inattentif à ce qu'ils font"

145. Certes si tu apportait toutes les preuves à ceux à qui le Livre a été donné, ils ne suivraient pas ta direction (Cibla)! Et tu ne suivras pas la leur; et entre eux, les uns ne suivent pas la direction des autres. Et si tu suivais leurs passions après ce que tu as reçu de science, tu sera, certes, du nombre des injustes.

146. Ceux à qui nous avons donné le Livre, le reconnaissent comme ils reconnaissent leurs enfants. Or une partie d'entre eux cache la vérité, alors qu'ils la savent!

147. La vérité vient de ton Seigneur. Ne sois donc pas de ceux qui doutent.

148. A chacun une orientation vers laquelle il se tourne. Rivalisez donc dans les bonnes oeuvres. Où que vous soyez, Allah vous ramènera tous vers Lui, car Allah est, certes Omnipotent.

149. Et d'où que tu sortes, tourne ton visage vers la Mosquée sacrée. Oui voilà bien la vérité venant de ton Seigneur. Et Allah n'est pas inattentif à ce que vous faites.

150. Et d'où que tu sortes, tourne ton visage vers la Mosquée sacrée. Et où que vous soyez, tournez-y vos visages, afin que les gens n'aient pas d'argument contre vous, sauf ceux d'entre eux qui sont de vrais injustes. Ne les craignez donc pas; mais craignez-Moi pour que Je parachève Mon bienfait à votre égard, et que vous soyez bien guidés!

151. Ainsi, Nous avons envoyé parmi vous un messager de chez vous qui vous récite Nos versets, vous purifie, vous enseigne le Livre et la Sagesse et vous enseigne ce que vous ne saviez pas.

152. Souvenez-vous de Moi donc, Je vous récompenserai. Remerciez-Moi et ne soyez pas ingrats envers Moi.

153. Ô les croyants! Cherchez secours dans l'endurance et la Salat. Car Allah est avec ceux qui sont endurants.

154. Et ne dites pas de ceux qui sont tués dans le sentier d'Allah qu'ils sont morts. Au contraire ils sont vivants, mais vous en êtes inconscients.

155. Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants,

nous retournerons".

157. Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, ainsi que la miséricorde; et ceux-là sont les biens guidés.

158. As Safa et Al Marwah" sont vraiment parmi les lieux sacrés d'Allah. Donc, quiconque fait pèlerinage à la Maison ou fait l'Umra ne commet pas de péché en faisant le va-et-vient entre ces deux monts. Et quiconque fait de son propre gré une bonne oeuvre, alors Allah est Reconnaissant, Omniscient.

159. Certes ceux qui cachent ce que Nous avons fait descendre en fait de preuves et de guide après l'exposé que Nous en avons fait aux gens, dans le Livre, voilà ceux qu'Allah maudit et que les maudisseurs maudissent

160. sauf ceux qui se sont repentis, corrigés et déclarés : d'eux Je reçois le repentir. Car c'est Moi, l'Accueillant au repentir, le Miséricordieux.

161. Ceux qui ne croient pas et meurent mécréants, recevront la malédiction d'Allah, des Anges et de tous les hommes.

162. Ils y demeureront éternellement; le châtiment ne leur sera pas allégé, et on ne leur accordera pas le répit.

163. Et votre Divinité est une divinité unique. Pas de divinité à part lui, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

164. Certes la création des cieux et de la terre, dans l'alternance de la nuit et du jour, dans le navire qui vogue en mer chargé de choses profitables aux gens, dans l'eau qu'Allah fait descendre du ciel, par laquelle Il rend la vie à la terre une fois morte et y répand des bêtes de toute espèce, dans la variation des vents, et dans les nuages soumis entre le ciel et la terre, en tout cela il y a des signes, pour un peuple qui raisonne.

165. Parmi les hommes, il en est qui prennent, en dehors d'Allah, des égaux à Lui, en les aimant comme on aime Allah. Or les croyants sont les plus ardents en l'amour d'Allah. Quand les injustes verront le châtiment, ils sauront que la force tout entière est à Allah et qu'Allah est dur en châtiment!

166. Quand les meneurs désavoueront le suiveurs à la vue du châtiment, les liens entre eux seront bien brisés!

167. Et les suiveurs diront : "Ah! Si un retour nous était possible! Alors nous les désavouerions comme ils nous ont désavoués" - Ainsi Allah leur montra leurs actions; source de remords pour eux; mais ils ne pourront pas sortir du Feu.

168. Ô gens! De ce qui existe sur la terre, mangez le licite et le pur; ne suivez point les pas du Diable car il est vraiment pour vous, un ennemi déclaré.

169. Il ne vous commande que le mal et la turpitude et de dire contre Allah ce que vous ne savez pas.

170. Et quand on leur dit : "Suivez ce qu'Allah a fait descendre", ils disent : "Non, mais nous suivrons les coutumes de nos ancêtres." - Quoi! et si leurs ancêtres n'avaient rien raisonné et s'ils n'avaient pas été dans la bonne direction?

171. Les mécréants ressemblent à [du bétail] auquel on crie et qui entend seulement appel et voix confus. Sourds, muets, aveugles, ils ne raisonnent point.

172. Ô les croyants! Mangez des (nourritures) licites que Nous vous avons attribuées. Et remerciez Allah, si c'est Lui que vous adorez.

173. Certes, Il vous est interdit la chair d'une bête morte, le sang, la viande de porc et ce sur quoi on a invoqué un autre qu'Allah. Il n'y a pas de péché sur celui qui est contraint sans toutefois abuser ni transgresser, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

174. Ceux qui cachent ce qu'Allah à fait descendre du Livre

et le vendent à vil prix, ceux-là ne s'emplissent le ventre que de Feu. Allah ne leur adressera pas la parole, au Jour de la Résurrection, et ne les purifiera pas. Et il y aura pour eux un douloureux châtiment.

175. Ceux-là ont échangé la bonne direction contre l'égarement et le pardon contre le châtiment. Qu'est-ce qui leur fera supporter le Feu?!

176. C'est ainsi, car c'est avec la vérité qu'Allah a fait descendre le Livre; et ceux qui s'opposent au sujet du Livre sont dans une profonde divergence.

177. La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant. Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, de donner de son bien, quelqu'amour qu'on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l'aide et pour délier les jougs, d'accomplir la Salat et d'acquitter la Zakat. Et ceux qui remplissent leurs engagements lorsqu'ils se sont engagés, ceux qui sont endurants dans la misère, la maladie et quand les combats font rage, les voilà les véridiques et les voilà les vrais pieux!

178. Ô les croyants! On vous a prescrit le talion au sujet des tués : homme libre pour homme libre, esclave pour esclave, femme pour femme. Mais celui à qui son frère aura pardonné en quelque façon doit faire face à une requête convenable et doit payer des dommages de bonne grâce. Ceci est un allégement de la part de votre Seigneur et une miséricorde. Donc, quiconque après cela transgresse, aura un châtiment douloureux.

179. C'est dans le talion que vous aurez la préservation de la vie, ô vous doués d'intelligence, ainsi atteindrez-vous la piété.

180. On vous a prescrit, quand la mort est proche de l'un de vous et s'il laisse des biens, de faire un testament en règle en faveur de ses père et mère et de ses plus proches. C'est un devoir pour les pieux.

181. Quiconque l'altère après l'avoir entendu, le péché ne reposera que sur ceux qui l'ont altéré; certes, Allah est Audient et Omniscient.

182. Mais quiconque craint d'un testateur quelque partialité (volontaire ou involontaire), et les réconcilie, alors pas de péché sur lui car Allah est certes Pardonneur et Miséricordieux"!

183. Ô les croyants! On vous a prescrit as-Siyam comme on l'a prescrit à ceux d'avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété,

184. pendant un nombre déterminé de jours. Quiconque d'entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d'autres jours. Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter (qu'avec grande difficulté), il y a une compensation : nourrir un pauvre. Et si quelqu'un fait plus de son propre gré, c'est pour lui; mais il est mieux pour vous de jeûner; si vous saviez!

185. (Ces jours sont) le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc quiconque d'entre vous est présent en ce mois, qu'il jeûne! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu'il jeûne un nombre égal d'autres jours. - Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous, afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d'Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants!

186. Et quand Mes serviteurs t'interrogent sur Moi.. alors Je suis tout proche : Je réponds à l'appel de celui qui Me prie quand il Me prie. Qu'ils répondent à Mon appel, et qu'ils croient en Moi, afin qu'ils soient bien guidés.

187. On vous a permis, la nuit d'as-Siyam, d'avoir des rapports avec vos femmes; elles sont un vêtement pour vous et vous un vêtement pour elles. Allah sait que vous aviez clandestinement des rapports avec vos femmes. Il vous a pardonné et vous a graciés. Cohabitez donc avec elles, maintenant, et cherchez ce qu'Allah a prescrit en votre faveur; mangez et buvez jusqu'à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l'aube du fil noir de la nuit. Puis accomplissez le jeûne jusqu'à la nuit. Mais ne cohabitez pas avec elles pendant que vous êtes en retraite rituelle dans les mosquées. Voilà les lois d'Allah : ne vous en approchez donc pas (pour les transgresser).C'est ainsi qu'Allah expose aux hommes Ses enseignements, afin qu'ils deviennent pieux.

188. Et ne dévorez pas mutuellement et illicitement vos biens, et ne vous en servez pas pour corrompre des juges pour vous permettre de dévorer une partie des biens des gens, injustement et sciemment.

189. Ils t'interrogent sur les nouvelles lunes - Dis : "Elles servent aux gens pour compter le temps, et aussi pour le Hajj [pèlerinage]. Et ce n'est pas un acte de bienfaisance que de rentrer chez vous par l'arrière des maisons. Mais la bonté pieuse consiste à craindre Allah. Entrer donc dans les maisons par leurs portes. Et craignez Allah afin que vous réussissiez! ".

190. Combattez dans le sentier d'Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n'aime pas les transgresseurs!

191. Et tuez-les, où que vous les rencontriez; et chassez-les d'où ils vous ont chassés : l'association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu'ils ne vous y aient combattus. S'ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants.

192. S'ils cessent, Allah est, certes, Pardonneur et Miséricordieux.

193. Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'association et que la religion soit entièrement à Allah seul. S'ils cessent, donc plus d'hostilités, sauf contre les injustes.

194. Le Mois sacré pour le mois sacré! - Le talion s'applique à toutes choses sacrées -. Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale. Et craignez Allah. Et sachez qu'Allah est avec les pieux.

195. Et dépensez dans le sentier d'Allah. Et ne vous jetez pas par vos propres mains dans la destruction. Et faite le bien. Car Allah aime les bienfaisants.

196. Et accomplissez pour Allah le pèlerinage et l'Umra. Si vous en êtes empêchés, alors faite un sacrifice qui vous soit facile. Et ne rasez pas vos têtes avant que l'offrande [l'animal à sacrifier] n'ait atteint son lieu d'immolation. Si l'un d'entre vous est malade ou souffre d'une affection de la tête (et doit se raser), qu'il se rachète alors par un Siyam ou par une aumône ou par un sacrifice. Quand vous retrouverez ensuite la paix, quiconque a joui d'une vie normale après avoir fait l'Umra en attendant le pèlerinage, doit faire un sacrifice qui lui soit facile. S'il n'a pas les moyens, qu'il jeûne trois jours pendant le pèlerinage et sept jours une fois rentré chez lui, soit en tout dix jours. Cela est prescrit pour celui dont la famille n'habite pas auprès de la Mosquée sacrée. Et craignez Allah. Et sachez qu'Allah est dur en punition.

197. Le pèlerinage à lieu dans des mois connus. Si l'on se décide de l'accomplir, alors point de rapport sexuel, point de perversité, point de dispute pendant le pèlerinage. Et le bien que vous faites, Allah le sait. Et prenez vos provisions; mais vraiment la meilleur provision est la piété. Et redoutez-Moi, ô doués d'intelligence!

198. Ce n'est pas un pêché que d'aller en quête de quelque grâce de votre Seigneur. Puis, quand vous déferlez depuis Arafat, invoquez Allah, à al-Mashar-al-Haram (Al-Muzdalifa). Et invoquez-Le comme Il vous a montré la bonne voie, quoiqu'auparavant vous étiez du nombre des égarés".

199. Ensuite déferlez par où les gens déferlèrent, et demandez pardon à Allah. Car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

200. Et quand vous aurez achevé vos rites, alors invoquez Allah comme vous invoquez vos pères, et plus ardemment encore. Mais il est des gens qui disent seulement : "Seigneur! Accorde nous [le bien] ici-bas! " - Pour ceux-là, nulle part dans l'au-delà.

201. Et il est des gens qui disent : "Seigneur! Accorde nous belle ici-bas, et belle part aussi dans l'au-delà; et protège-nous du châtiment du Feu! ".

202. Ceux-là auront une part de ce qu'ils auront acquis. Et Allah est prompt à faire rendre compte.

203. Et invoquez Allah pendant un nombre de jours déterminés. Ensuite, il n'y a pas de péché, pour qui se comporte en piété, à partir au bout de deux jours, à s'attarder non plus. Et craignez Allah. Et sachez que c'est vers Lui que vous serez rassemblés.

204. Il y a parmi les gens celui dont la parole sur la vie présente te plaît, et qui prend Allah à témoin de ce qu'il a dans le coeur, tandis que c'est le plus acharné disputeur.

205. Dès qu'il tourne le dos, il parcourt la terre pour y semer le désordre et saccager culture et bétail. Et Allah n'aime pas le désordre.

206. Et quand on lui dit : "Redoute Allah", l'orgueil criminel s'empare de lui, l'Enfer lui suffira, et quel mauvais lit, certes!

207. Et il y a parmi les gens celui qui se sacrifie pour la recherche de l'agrément d'Allah. Et Allah est Compatissant envers Ses serviteurs.

208. Ô les croyants! Entrez en plein dans l'Islam, et ne suivez point les pas du diable, car il est certes pour vous un ennemi déclaré.

209. Puis, si vous bronchez, après que les preuves vous soient venues, sachez alors qu'Allah est Puissant et Sage.

210. Qu'attendent-ils sinon qu'Allah leur vienne à l'ombre des nuées de même que les Anges et que leur sort soit réglé? Et c'est à Allah que toute chose est ramenée.

211. Demande aux enfants d'Israël combien de miracles évidents Nous leur avons apportés! Or, quiconque altère le bienfait d'Allah après qu'il lui soit parvenu... alors, Allah vraiment est dur en punition.

212. On a enjolivé la vie présente à ceux qui ne croient pas, et ils se moquent de ceux qui croient. Mais les pieux seront au-dessus d'eux, au Jour de la Résurrection. Et Allah accorde Ses bienfaits à qui Il veut, sans compter.

213. Les gens formaient (à l'origine) une seule communauté (croyante). Puis, (après leurs divergences,) Allah envoya des prophètes comme annonciateurs et avertisseurs; et Il fit descendre avec eux le Livre contenant la vérité, pour régler parmi les gens leurs divergences. Mais, ce sont ceux-là mêmes à qui il avait été apporté, qui se mirent à en disputer, après que les preuves leur furent venues, par esprit de rivalité! Puis Allah, de par Sa Grâce, guida ceux qui crurent vers cette Vérité sur laquelle les autres disputaient. Et Allah guide qui Il veut vers le chemin droit.

214. Pensez-vous entrer au Paradis alors que vous n'avez pas encore subi des épreuves semblables à celles que subirent ceux qui vécurent avant vous? Misère et maladie les avaient touchés; et ils furent secoués jusqu'à ce que le Messager, et avec lui, ceux qui avaient cru, se fussent écriés : "Quand viendra le secours d'Allah? " - Quoi! Le secours d'Allah est sûrement proche.

215. Ils t'interrogent : "Qu'est-ce qu'on doit dépenser? " - Dis : "Ce que vous dépensez de bien devrait être pour les pères et mère, les proches, les orphelins, les pauvres et les voyageurs indigents. Et tout ce que vous faites de bien, vraiment Allah le sait".

216. Le combat vous a été prescrit alors qu'il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose alors qu'elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu'elle vous est mauvaise. C'est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas.

217. - Ils t'interrogent sur le fait de faire la guerre pendant les mois sacrés. - Dis : "Y combattre est un péché grave, mais plus grave encore auprès d'Allah est de faire obstacle au sentier d'Allah, d'être impie envers Celui-ci et la Mosquée sacrée, et d'expulser de là ses habitants. L'association est plus grave que le meurtre." Or, ils ne cesseront de vous combattre jusqu'à, s'ils peuvent, vous détourner de votre religion. Et ceux parmi vous qui adjureront leur religion et mourront infidèles, vaines seront pour eux leurs actions dans la vie immédiate et la vie future. Voilà les gens du Feu : ils y demeureront éternellement.

218. Certes, ceux qui ont cru, émigré et lutté dans le sentier d'Allah, ceux-là espèrent la miséricorde d'Allah. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

219. - Ils t'interrogent sur le vin et les jeux de hasard. Dis : "Dans les deux il y a un grand péché et quelques avantages pour les gens; mais dans les deux, le péché est plus grand que l'utilité". Et ils t'interrogent : "Que doit-on dépenser (en charité)? " Dis : " L'excédent de vos bien." Ainsi, Allah vous explique Ses versets afin que vous méditez

220. sur ce monde et sur l'au-delà! Et ils t'interrogent au sujet des orphelins. Dis : "Leur faire du bien est la meilleur action. Si vous vous mêlez à eux, ce sont vos frères [en religion]". Allah distingue celui qui sème le désordre de celui qui fait le bien. Et si Allah avait voulu, Il vous aurait accablés. Certes Allah est Puissant et Sage.

221. Et n'épousez pas les femmes associatrices tant qu'elles n'auront pas la foi, et certes, une esclave croyante vaut mieux qu'une associatrice, même si elle vous enchante. Et ne donnez pas d'épouses aux associateurs tant qu'ils n'auront pas la foi, et certes, un esclave croyant vaut mieux qu'un associateur même s'il vous enchante. Car ceux-là [les associateurs] invitent au Feu; tandis qu'Allah invite, de part Sa Grâce, au Paradis et au pardon. Et Il expose aux gens Ses enseignements afin qu'ils se souviennent!

222. - Et ils t'interrogent sur la menstruation des femmes. - Dis : "C'est un mal. Éloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues, et ne les approchez que quand elles sont pures. Quand elles se sont purifiées, alors cohabitez avec elles suivant les prescriptions d'Allah car Allah aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui se purifient".

223. Vos épouses sont pour vous un champ de labour; allez à votre champ comme [et quand] vous le voulez et oeuvrez pour vous-mêmes à l'avance. Craignez Allah et sachez que vous le rencontrerez. Et fais gracieuses annonces aux croyants!

224. Et n'usez pas du nom d'Allah, dans vos serments, pour vous dispenser de faire le bien, d'être pieux et de réconcilier les gens. Et Allah est Audient et Omniscient.

225. Ce n'est pas pour les expressions gratuites dans vos serments qu'Allah vous saisit : Il vous saisit pour ce que vos coeurs ont acquis. Et Allah est Pardonneur et Patient.

226. Pour ceux qui font le serment de se priver de leur femmes, il y a un délai d'attente de quatre mois. Et s'ils reviennent (de leur serment) celui-ci sera annulé, car Allah est certes Pardonneur et Miséricordieux!

227. Mais s'ils se décident au divorce, (celui-ci devient exécutoire) car Allah est certes Audient et Omniscient.

228. Et les femmes divorcées doivent observer un délai d'attente de trois menstrues; et il ne leur est pas permis de taire ce qu'Allah a créé dans leurs ventres, si elles croient en Allah et au Jour dernier. Et leurs époux seront plus en droit de les reprendre pendant cette période, s'ils veulent la réconciliation. Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prédominance sur elles. Et Allah est Puissant et Sage.

229. Le divorce est permis pour seulement deux fois. Alors, c'est soit la reprise conformément à la bienséance, ou la libération avec gentillesse. Et il ne vous est pas permis de reprendre quoi que ce soit de ce que vous leur aviez donné, - à moins que tous deux ne craignent de ne point pouvoir se conformer aux ordres imposés par Allah. Si donc vous craignez que tous deux ne puissent se conformer aux ordres d'Allah, alors ils ne commettent aucun péché si la femme se rachète avec quelque bien. Voilà les ordres d'Allah. Ne les transgressez donc pas. Et ceux qui transgressent les ordres d'Allah ceux-là sont les injustes.

230. S'il divorce avec elle (la troisième fois) alors elle ne lui sera plus licite tant qu'elle n'aura pas épousé un autre. Et si ce (dernier) la répudie alors les deux ne commettent aucun péché en reprenant la vie commune, pourvu qu'ils pensent pouvoir tous deux se conformer aux ordres d'Allah. Voilà les ordres d'Allah, qu'Il expose aux gens qui comprennent .

231. Et quand vous divorcez d'avec vos épouses, et que leur délai expire, alors, reprenez-les conformément à la bienséance, ou libérez-les conformément à la bienséance. Mais ne les retenez pas pour leur faire du tort : vous transgresseriez alors et quiconque agit ainsi se fait du tort à lui-même. Ne prenez pas en moquerie les versets d'Allah. Et rappelez-vous le bienfait d'Allah envers vous, ainsi que le Livre et la Sagesse qu'Il vous a fait descendre, par lesquels Il vous exhorte. Et craignez Allah, et sachez qu'Allah est Omniscient.

232. Et quand vous divorcez d'avec vos épouses, et que leur délai expire, alors ne les empêchez pas de renouer avec leurs époux, s'ils s'agréent l'un l'autre, et conformément à la bienséance. Voilà à quoi est exhorté celui d'entre vous qui croit en Allah et au Jour dernier. Ceci est plus décent et plus pur pour vous. Et Allah sait, alors que vous ne savez pas.

233. Et les mères, qui veulent donner un allaitement complet, allaiteront leurs bébés deux ans complets. Au père de l'enfant de les nourrir et vêtir de manière convenable. Nul ne doit supporter plus que ses moyens. La mère n'a pas à subir de dommage à cause de son enfant, ni le père, à cause de son enfant. Même obligation pour l'héritier. Et si, après s'être consultés, tous deux tombent d'accord pour décider le sevrage, nul grief a leur faire. Et si vous voulez mettre vos enfants en nourrice, nul grief à vous faire non plus, à condition que vous acquittiez la rétribution convenue, conformément à l'usage. Et craignez Allah, et sachez qu'Allah observe ce que vous faites.

234. Ceux des vôtres que la mort frappe et qui laissent des épouses : celles-ci doivent observer une période d'attente de quatre mois et dix jours. Passé ce délai, on ne vous reprochera pas la façon dont elles disposeront d'elles mêmes d'une manière convenable. Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites.

235. Et on ne vous reprochera pas de faire, aux femmes, allusion à une proposition de mariage, ou d'en garder secrète l'intention. Allah sait que vous allez songer à ces femmes. Mais ne leur promettez rien secrètement sauf à leur dire des paroles convenables. Et ne vous décidez au contrat de mariage qu'à l'expiration du délai prescrit. Et sachez qu'Allah sait ce qu'il y a dans vos âmes. Prenez donc garde à Lui, et sachez aussi qu'Allah est Pardonneur et Plein de mansuétude.

236. Vous ne faites point de péché en divorçant d'avec des épouses que vous n'avez pas touchées, et à qui vous n'avez pas fixé leur mahr. Donnez-leur toutefois - l'homme aisé selon sa capacité, l'indigent selon sa capacité - quelque bien convenable dont elles puissent jouir. C'est un devoir pour les bienfaisants.

237. Et si vous divorcez d'avec elles sans les avoir touchées, mais après fixation de leur mahr, versez-leur alors la moitié de ce que vous avez fixé, à moins qu'elles ne s'en désistent, ou que ne se désiste celui entre les mains de qui est la conclusion du mariage. Le désistement est plus proche de la piété. Et n'oubliez pas votre faveur mutuelle. Car Allah voit parfaitement ce que vous faites.

238. Soyez assidus aux Salats et surtout la Salat médiane; et tenez-vous debout devant Allah, avec humilité.

239. Mais si vous craignez (un grand danger), alors priez en marchant ou sur vos montures. Puis quand vous êtes en sécurité, invoquez Allah comme Il vous a enseigné ce que vous ne saviez pas.

240. Ceux d'entre vous que la mort frappe et qui laissent les épouses, doivent laisser un testament en faveur de leurs épouses pourvoyant à un an d'entretien sans les expulser de chez elles. Si ce sont elles qui partent, alors on ne vous reprochera pas ce qu'elles font de convenable pour elles-mêmes, Allah est Puissant et Sage.

241. Les divorcées ont droit à la jouissance d'une allocation convenable, [constituant] un devoir pour les pieux.

242. C'est ainsi qu'Allah vous explique Ses versets, afin que vous raisonniez.

243. N'as-tu pas vu ceux qui sortirent de leur demeures, - il y en avait des milliers, - par crainte de la mort? Puis Allah leur dit : "Mourez". Après quoi Il les rendit à la vie. Certes, Allah est Détenteur de la Faveur, envers les gens; mais la plupart des gens ne sont pas reconnaissants.

244. Et combattez dans le sentier d'Allah. Et sachez qu'Allah est Audient et Omniscient.

245. Quiconque prête à Allah de bonne grâce, Il le lui rendra multiplié plusieurs fois. Allah restreint ou étend (Ses faveurs). Et c'est à Lui que vous retournerez.

246. N'as-tu pas su l'histoire des notables, parmi les enfants d'Israël, lorsqu'après Moïse ils dirent à un prophète à eux : "Désigne-nous un roi, pour que nous combattions dans le sentier d'Allah". Il dit : "Et si vous ne combattez pas, quand le combat vous sera prescrit? " Ils dirent : "Et qu'aurions nous à ne pas combattre dans le sentier d'Allah, alors qu'on nous a expulsés de nos maisons et qu'on a capturé nos enfants? " Et quand le combat leur fut prescrit, ils tournèrent le dos, sauf un petit nombre d'entre eux. Et Allah connaît bien les injustes.

247. Et leur prophète leur dit : "Voici qu'Allah vous a envoyé Talout pour roi." Ils dirent : "Comment régnerait-il sur nous? Nous avons plus de droit que lui à la royauté. On ne lui a même pas prodigué beaucoup de richesses! " Il dit : "Allah, vraiment l'a élu sur vous, et a accru sa part quant au savoir et à la condition physique." - Et Allah alloue Son pouvoir à qui Il veut. Allah a la grâce immense et Il est Omniscient.

248. Et leur prophète leur dit : "Le signe de son investiture sera que le Coffre va vous revenir; objet de quiétude inspiré par votre Seigneur, et contenant les reliques de ce que laissèrent la famille de Moïse et la famille d'Aaron. Les Anges le porteront. Voilà bien là un signe pour vous, si vous êtes croyants! "

249. Puis au moment de partir avec les troupes, Talout dit : "Voici : Allah va vous éprouver par une rivière : quiconque y boira ne sera plus des miens; et quiconque n'y goûtera pas sera des miens; - passe pour celui qui y puisera un coup dans le creux de sa main." Ils en burent, sauf un petit nombre d'entre eux. Puis, lorsqu'ils l'eurent traversée, lui et ceux des croyants qui l'accompagnaient, ils dirent : "Nous voilà sans force aujourd'hui contre Goliath et ses troupes! " Ceux qui étaient convaincus qu'ils auront à rencontrer Allah dirent : "Combien de fois une troupe peu nombreuse a, par la grâce d'Allah, vaincu une troupe très nombreuse! Et Allah est avec les endurants".

250. Et quand ils affrontèrent Goliath et ses troupes, ils dirent : "Seigneur! Déverse sur nous l'endurance, affermis nos pas et donne-nous la victoire sur ce peuple infidèle".

251. Ils les mirent en déroute, par la grâce d'Allah. Et David tua Goliath; et Allah lui donna la royauté et la sagesse, et lui enseigna ce qu'Il voulut. Et si Allah ne neutralisait pas une partie des hommes par une autre, la terre serait certainement corrompue. Mais Allah est Détenteur de la Faveur pour les mondes.

252. Voilà les versets d'Allah, que Nous te (Muhammad) récitons avec la vérité. Et tu es, certes parmi les Envoyés.

254. Ô les croyants! Dépenser de ce que Nous vous avons attribué, avant que vienne le jour où il n'y aura ni rançon ni amitié ni intercession.Et ce sont les mécréants qui sont les injustes.

255. Allah! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même "al-Qayyum". Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n'embrassent que ce qu'Il veut. Son Trône "Kursiy" déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand.

256. Nulle contrainte en religion! Car le bon chemin s'est distingué de l'égarement. Donc, quiconque mécroît au Rebelle tandis qu'il croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient.

257. Allah est le défenseur de ceux qui ont la foi : Il les fait sortir des ténèbres à la lumière. Quant à ceux qui ne croient pas, ils ont pour défenseurs les Tagut, qui les font sortir de la lumière aux ténèbres. Voilà les gens du Feu, où ils demeurent éternellement.

258. N'as-tu pas su (l'histoire de) celui qui, parce qu'Allah l'avait fait roi, argumenta contre Abraham au sujet de son Seigneur? Abraham ayant dit : "J'ai pour Seigneur Celui qui donne la vie et la mort", "Moi aussi, dit l'autre, je donne la vie et la mort." Alors dit Abraham : "Puisqu'Allah fait venir le soleil du Levant, fais-le donc venir du Couchant." Le mécréant resta alors confondu. Allah ne guide pas les gens injustes.

259. Ou comme celui qui passait dans par un village désert et dévasté : "Comment Allah va-t-Il redonner la vie à celui-ci après sa mort? " dit-il. Allah donc le fit mourir et le garda ainsi pendant cent ans. Puis Il le ressuscita en disant : "Combien de temps as-tu demeuré ainsi? " "Je suis resté un jour, dit l'autre, ou une partie de la journée." "Non! dit Allah, tu es resté cent ans. Regarde donc ta nourriture et ta boisson : rien ne s'est gâté; mais regarde ton âne... Et pour faire de toi un signe pour les gens, et regarde ces ossements, comment Nous les assemblons et les revêtons de chair". Et devant l'évidence, il dit : "Je sais qu'Allah est Omnipotent".

260. Et quand Abraham dit : "Seigneur! Montre-moi comment Tu ressuscites les morts", Allah dit : "Ne crois-tu pas encore? " "Si! dit Abraham; mais que mon coeur soit rassuré". "Prends donc, dit Allah, quatre oiseaux, apprivoise-les (et coupe-les) puis, sur des monts séparés, mets-en un fragment ensuite appelle-les : ils viendront à toi en toute hâte. Et sache qu'Allah est Puissant et Sage."

261. Ceux qui dépensent leur biens dans le sentier d'Allah ressemblent à un grain d'où naissent sept épis, à cent grains l'épi. Car Allah multiplie la récompense à qui Il veut et la grâce d'Allah est immense, et Il est Omniscient.

262. Ceux qui dépensent leurs biens dans le sentier d'Allah sans faire suivre leurs largesses ni d'un rappel ni d'un tort, auront leur récompense auprès de leur Seigneur. Nulle crainte pour eux, et ils ne seront point affligés.

263. Une parole agréable et un pardon valent mieux qu'une aumône suivie d'un tort. Allah n'a besoin de rien, et Il est indulgent.

264. Ô les croyants! N'annulez pas vos aumônes par un rappel ou un tort, comme celui qui dépense son bien par ostentation devant les gens sans croire en Allah et au Jour dernier. Il ressemble à un rocher recouvert de terre; qu'une averse l'atteigne, elle le laisse dénué. De pareils hommes ne tireront aucun profit de leur actes. Et Allah ne guide pas les gens mécréants.

265. Et ceux qui dépensent leurs biens cherchant l'agrément d'Allah, et bien rassurés (de Sa récompense), ils ressemblent à un jardin sur une colline. Qu'une averse l'atteigne, il double ses fruits; à défaut d'une averse qui l'atteint, c'est la rosée. Et Allah voit parfaitement ce que vous faites.

266. L'un de vous aimerait-il voir un jardin de dattiers et de vignes sous lequel coulent les ruisseaux, et qui lui donne toutes espèces de fruits, que la vieillesse le rattrape, tandis que ses enfants sont encore petits, et qu'un tourbillon contenant du feu s'abatte sur son jardin et le brûle? Ainsi Allah vous explique les signes afin que vous méditiez!

267. Ô les croyants! Dépensez des meilleures choses que vous avez gagnées et des récoltes que Nous avons fait sortir de la terre pour vous. Et ne vous tournez pas vers ce qui est vil pour en faire dépense. Ne donnez pas ce que vous-mêmes n'accepteriez qu'en fermant les yeux! Et sachez qu'Allah n'a besoin de rien et qu'Il est digne de louange.

268. Le Diable vous fait craindre l'indigence et vous recommande des actions honteuses; tandis qu'Allah vous promet pardon et faveur venant de Lui. La grâce d'Allah est immense et Il est Omniscient.

269. Il donne la sagesse à qui Il veut. Et celui à qui la sagesse est donnée, vraiment, c'est un bien immense qui lui est donné. Mais les doués d'intelligence seulement s'en souviennent.

270. Quelles que soient les dépenses que vous avez faites, ou le voeu que vous avez voué, Allah le sait. Et pour les injustes, pas de secoureurs!

271. Si vous donnez ouvertement vos aumônes, c'est bien; c'est mieux encore, pour vous, si vous êtes discrets avec elles et vous les donniez aux indigents. Allah effacera une partie de vos méfaits. Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites.

272. Ce n'est pas à toi de les guider (vers la bonne voie), mais c'est Allah qui guide qui Il veut. Et tout ce que vous dépensez de vos biens sera à votre avantage, et vous ne dépensez que pour la recherche de la Face "Wajh" d'Allah. Et tout ce que vous dépensez de vos biens dans les bonnes oeuvres vous sera récompensé pleinement. Et vous ne serez pas lésés

273. Aux nécessiteux qui se sont confinés dans le sentier d'Allah, ne pouvant parcourir le monde, et que l'ignorant croit riches parce qu'ils ont honte de mendier - tu les reconnaîtras à leur aspects - Ils n'importunent personne en mendiant. Et tout ce que vous dépensez de vos biens, Allah le sait parfaitement.

274. Ceux qui, de nuit et de jour, en secret et ouvertement, dépensent leurs biens (dans les bonnes oeuvres), ont leur salaire auprès de leur Seigneur. Ils n'ont rien à craindre et ils ne seront point affligés.

275. Ceux qui mangent [pratiquent] de l'intérêt usuraire ne se tiennent (au jour du Jugement dernier) que comme se tient celui que le toucher de Satan a bouleversé. Cela, parce qu'ils disent : "Le commerce est tout à fait comme l'intérêt" Alors qu'Allah a rendu licite le commerce, et illicite l'intérêt . Celui, donc, qui cesse dès que lui est venue une exhortation de son Seigneur, peut conserver ce qu'il a acquis auparavant; et son affaire dépend d'Allah. Mais quiconque récidive... alors les voilà, les gens du Feu! Ils y demeureront éternellement.

276. Allah anéantit l'intérêt usuraire et fait fructifier les aumônes. Et Allah n'aime pas le mécréant pécheur.

277. Ceux qui ont la foi, ont fait de bonnes oeuvres, accompli la Salat et acquitté la Zakat, auront certes leur récompense auprès de leur Seigneur. Pas de crainte pour eux, et ils ne seront point affligés.

278. Ô les croyants! Craignez Allah; et renoncez au reliquat de l'intérêt usuraire, si vous êtes croyants.

279. Et si vous ne le faites pas, alors recevez l'annonce d'une guerre de la part d'Allah et de Son messager. Et si vous vous repentez, vous aurez vos capitaux. Vous ne léserez personne, et vous ne serez point lésés.

280. A celui qui est dans la gêne, accordez un sursis jusqu'à ce qu'il soit dans l'aisance. Mais il est mieux pour vous de faire remise de la dette par charité! Si vous saviez!

281. Et craignez le jour où vous serez ramenés vers Allah. Alors chaque âme sera pleinement rétribuée de ce qu'elle aura acquis. Et il ne seront point lésés.

282. Ô les croyants! Quand vous contractez une dette à échéance déterminée, mettez-la en écrit; et qu'un scribe l'écrive, entre vous, en toute justice; un scribe n'a pas à refuser d'écrire selon ce qu'Allah lui a enseigné; qu'il écrive donc, et que dicte le débiteur : qu'il craigne Allah son Seigneur, et se garde d'en rien diminuer. Si le débiteur est gaspilleur ou faible, ou incapable de dicter lui-même, que son représentant dicte alors en toute justice. Faites-en témoigner par deux témoins d'entre vos hommes; et à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes d'entre ceux que vous agréez comme témoins, en sorte que si l'une d'elles s'égare, l'autre puisse lui rappeler. Et que les témoins ne refusent pas quand ils sont appelés. Ne vous lassez pas d'écrire la dette, ainsi que son terme, qu'elle soit petite ou grande : c'est plus équitable auprès d'Allah, et plus droit pour le témoignage, et plus susceptible d'écarter les doutes. Mais s'il s'agit d'une marchandise présente que vous négociez entre vous : dans ce cas, il n'y a pas de péché à ne pas l'écrire. Mais prenez des témoins lorsque vous faites une transaction entre vous; et qu'on ne fasse aucun tort à aucun scribe ni à aucun témoin. Si vous le faisiez, cela serait une perversité en vous. Et craignez Allah. Alors Allah vous enseigne et Allah est Omniscient.

283. Mais si vous êtes en voyage et ne trouvez pas de scribe, un gage reçu suffit. S'il y a entre vous une confiance réciproque, que celui à qui on a confié quelque chose la restitue; et qu'il craigne Allah son Seigneur. Et ne cachez pas le témoignage : quiconque le cache a, certes, un coeur pécheur. Allah, de ce que vous faites, est Omniscient.

284. C'est à Allah qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Que vous manifestiez ce qui est en vous ou que vous le cachiez, Allah vous en demandera compte. Puis Il pardonnera à qui Il veut, et châtiera qui Il veut. Et Allah est Omnipotent.

285. Le Messager a cru en ce qu'on a fait descendre vers lui venant de son Seigneur, et aussi les croyants : tous ont cru en Allah, en Ses anges, à Ses livres et en Ses messagers; (en disant) : "Nous ne faisons aucune distinction entre Ses messagers". Et ils ont dit : "Nous avons entendu et obéi. Seigneur, nous implorons Ton pardon. C'est à Toi que sera le retour".

286. Allah n'impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. Elle sera récompensée du bien qu'elle aura fait, punie du mal qu'elle aura fait. Seigneur, ne nous châtie pas s'il nous arrive d'oublier ou de commettre une erreur. Seigneur! Ne nous charge pas d'un fardeau lourd comme Tu as chargé ceux qui vécurent avant nous. Seigneur! Ne nous impose pas ce que nous ne pouvons supporter, efface nos fautes, pardonne-nous et fais nous miséricorde. Tu es Notre Maître, accorde-nous donc la victoire sur les peuples infidèles.

3

1. Alif, Lam, Mim.

2. Allah! Pas de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même "al-Qayyum".

3. Il a fait descendre sur toi le Livre avec la vérité, confirmant les Livres descendus avant lui. Et Il fit descendre la Thora et l'Évangile

4. auparavant, en tant que guide pour les gens. Et Il a fait descendre le Discernement. Ceux qui ne croient pas aux Révélations d'Allah auront, certes, un dur châtiment! Et, Allah est Puissant, Détenteur du pouvoir de punir.

5. Rien, vraiment, ne se cache d'Allah de ce qui existe sur la terre ou dans le ciel.

6. C'est Lui qui vous donne forme dans les matrices, comme Il veut. Point de divinité à part Lui, le Puissant, le Sage.

7. C'est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre : il s'y trouve des versets sans équivoque, qui sont la base du Livre, et d'autres versets qui peuvent prêter à d'interprétations diverses. Les gens, donc, qui ont au coeur une inclinaison vers l'égarement, mettent l'accent sur les versets à équivoque, cherchant la dissension en essayant de leur trouver une interprétation, alors que nul n'en connaît l'interprétation, à part Allah. Mais ceux qui sont bien enracinés dans la science disent : "Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur! " Mais, seuls les doués d'intelligence s'en rappellent.

8. "Seigneur! Ne laisse pas dévier nos coeurs après que Tu nous aies guidés; et accorde-nous Ta miséricorde. C'est Toi, certes, le Grand Donateur!

9. Seigneur! C'est Toi qui rassembleras les gens, un jour - en quoi il n'y a point de doute - Allah, vraiment, ne manque jamais à Sa promesse.

10. Ceux qui ne croient pas, ni leur biens ni leurs enfants ne les mettront aucunement à l'abri de la punition d'Allah. Ils seront du combustible pour le Feu,

11. comme les gens de Pharaon et ceux qui vécurent avant eux. Ils avaient traité de mensonges Nos preuves. Allah les saisit donc, pour leurs péchés. Et Allah est dur en punition.

12. Dis à ceux qui ne croient pas : "Vous serez vaincus bientôt; et vous serez rassemblés vers l'Enfer. Et quel mauvais endroit pour se reposer! "

13. Il y eut déjà pour vous un signe dans ces deux troupes qui s'affrontèrent : l'une combattait dans le sentier d'Allah; et l'autre, était mécréante. Ces derniers voyaient (les croyants) de leurs propres yeux, deux fois plus nombreux qu'eux-mêmes. Or Allah secourt qui Il veut de Son aide. Voilà bien là un exemple pour les doués de clairvoyance!

14. On a enjolivé aux gens l'amour des choses qu'ils désirent : femmes, enfants, trésors thésaurisés d'or et d'argent, chevaux marqués, bétail et champs; tout cela est l'objet de jouissance pour la vie présente, alors que c'est près d'Allah qu'il y a bon retour.

15. Dis : "Puis-je vous apprendre quelque chose de meilleur que tout cela? Pour les pieux, il y a, auprès de leur Seigneur, des jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement, et aussi, des épouses purifiées, et l'agrément d'Allah." Et Allah est Clairvoyant sur [Ses] serviteurs,

16. qui disent : "Ô notre Seigneur, nous avons foi; pardonne-nous donc nos péchés, et protège-nous du châtiment du Feu",

17. ce sont, les endurants, les véridiques, les obéissants, ceux qui dépensent [dans le sentier d'Allah] et ceux qui implorent pardon juste avant l'aube.

18. Allah atteste, et aussi les Anges et les doués de science, qu'il n'y a point de divinité à part Lui, le Mainteneur de la justice. Point de divinité à part Lui, le Puissant, le Sage!

19. Certes, la religion acceptée d'Allah, c'est l'Islam. Ceux auxquels le Livre a été apporté ne se sont disputés, par agressivité entre eux, qu'après avoir reçu la science. Et quiconque ne croit pas aux signes d'Allah... alors Allah est prompt à demander compte!

20. S'ils te contredisent, dis leur : "Je me suis entièrement soumis à Allah, moi et ceux qui m'ont suivi". Et dis à ceux à qui le Livre a été donné, ainsi qu'aux illettrés : "Avez-vous embrassé l'Islam? " S'ils embrassent l'Islam, ils seront bien guidés. Mais, s'ils tournent le dos... Ton devoir n'est que la transmission (du message). Allah, sur [Ses] serviteurs est Clairvoyant.

21. Ceux qui ne croient pas aux signes d'Allah, tuent sans droit les prophètes et tuent les gens qui commandent la justice, annonce-leur un châtiment douloureux.

22. Ce sont eux dont les oeuvres sont devenues vaines, ici-bas comme dans l'au-delà. Et pour eux, pas de secoureurs!

23. N'as-tu pas vu comment agissent ceux qui ont reçu une part du Livre, et qui sont maintenant invités au Livre d'Allah pour trancher leurs différends; comment un groupe des leurs tourne le dos et s'esquive?

24. C'est parce qu'ils disent : "Le Feu ne nous touchera que pour un nombre de jours déterminés. Et leurs mensonges les trompent en religion.

25. Eh bien comment seront-ils, quand Nous les aurons rassemblés, en un jour sur quoi il n'y a point de doute, et que chaque âme sera pleinement rétribuée selon ce qu'elle aura acquis? Et ils ne seront point lésés.

26. - Dis : "Ô Allah, Maître de l'autorité absolue. Tu donnes l'autorité à qui Tu veux, et Tu arraches l'autorité à qui Tu veux; et Tu donnes la puissance à qui Tu veux, et Tu humilies qui Tu veux. Le bien est en Ta main et Tu es Omnipotent.

27. Tu fais pénétrer la nuit dans le jour, et Tu fais pénétrer le jour dans la nuit, et Tu fais sortir le vivant du mort, et Tu fais sortir le mort du vivant. Et Tu accordes attribution à qui Tu veux, sans compter".

28. Que les croyants ne prennent pas, pour alliés, des infidèles, au lieu de croyants. Quiconque le fait contredit la religion d'Allah, à moins que vous ne cherchiez à vous protéger d'eux. Allah vous met en garde à l'égard de Lui-même. Et c'est à Allah le retour.

29. Dis : "Que vous cachiez ce qui est dans vos poitrines ou bien vous le divulguiez, Allah le sait. Il connaît tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et Allah est Omnipotent.

30. Le jour où chaque âme se trouvera confrontée avec ce qu'elle aura fait de bien et ce qu'elle aura fait de mal; elle souhaitera qu'il y ait entre elle et ce mal une longue distance! Allah vous met en garde à l'égard de Lui-même. Allah est Compatissant envers [Ses] serviteurs.

31. Dis : "Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

32. Dis : "Obéissez à Allah et au Messager. Et si vous tournez le dos... alors Allah n'aime pas les infidèles !

33. Certes, Allah a élu Adam, Noé, la famille d'Abraham et la famille d'Imran au-dessus de tout le monde.

34. En tant que descendants les uns des autres, et Allah est Audient et Omniscient.

35. (Rappelle-toi) quand la femme d'Imran dit : "Seigneur, je T'ai voué en toute exclusivité ce qui est dans mon ventre. Accepte-le donc, de moi. C'est Toi certes l'Audient et l'Omniscient".

36. Puis, lorsqu'elle en eut accouché, elle dit : "Seigneur, voilà que j'ai accouché d'une fille"; or Allah savait mieux ce dont elle avait accouché! Le garçon n'est pas comme la fille. "Je l'ai nommée Marie, et je la place, ainsi que sa descendance, sous Ta protection contre le Diable, le banni"  

Tags associés : Francais, message, lamecque, arabie, saoudite

J'kaz !
0
Samedi 19 Novembre 2011Poster un commentaire

La Sainte SainteSainte Trinité du Père, du Fils, du SaintEsprit est la Source, le Mystère d’origine. Donc des triangles équilatéraux structurent la Croix.

Nous avons voulu que la Croix soit jaillissante et simple.

Dieu est UN donc nous avons choisi un seul élément, le fer qui la porte et la construit.

Dieu est Lumière, née de la Lumière, Souffle de Lumière. La Croix doit être, selon Jésus, rayonnante et lumineuse ; et sa beauté s’élève à 738 mètres telle Jérusalem, vrai pôle du monde nouveau.

 

« Chaque bras doit mesurer 123 mètres et sa hauteur six fois plus »15emessage du Père.

« Madeleine eut la vision des 3 croix ; 21, 42 et 60 m de diamètre et de l’élimination des 2 extrêmes »ap. 44 ter.

« Le rempart»de la Jérusalem céleste de saint Jean «repose sur 12 assises portant chacune le nom de l’un des douze apôtres de l’Agneau» Apocalypse 21,14. La Croix est faite des 12 piliers des Apôtres. Entre eux, il y a les 12 portes des tribus d’Israël ouvrant sur les 12 parties du monde.

 

Une couronne et une intérieure enlacent les piliers. Ce sont, à l’extérieur, l’anneau du Christ-Epoux du peuple de Dieu et à l’intérieur, l’anneau de l’Eglise épouse du Messie.

L’on a foré le sol «en eau profonde » à 55, 60 et 150 mètres.

Les 24 voiles en béton des fondations rappellent les 24 vieillards de l’Apocalypse, 4, 4.

 

Les trois roses seront les plus hautes du monde, l’une à 732 m et les deux à 594 m à l’est et à l’ouest.

Ce sont les trois embouts de la Croix qui sont tels les trois vertus sanctifiantes, la Foi, l’Espérance, la Charité.

 

Les rosaces se charpentent en trois étoiles à 8 branches de la Résurrection :     

l’une pour Marie à l’Est,

l’autre pour Joseph à l’Ouest

et celle du Zénith pour Jésus

Elles sont à l’image de la Rosace paroissiale à l’église de Dozulé. Les 8 petites croix signifient les 8 béatitudes scellées sur les carrés du tétragramme d’Abraham, Isaac et Jacob, JE SUIS QUI JE SUIS.

Entourées des 4 x 3carrés des 4 éléments de la création : terre, eau, feu, air, incarnés en JESUS, elles nous renvoient aussi aux «4 vivants couverts d’yeux » Apoc 4, 6 signifiant les quatre chérubins de l’Arche d’Alliance et les quatre symboles des quatre évangélistes que sont l’ange, le taureau, le lion, l’aigle. Ces 24 petites croix des béatitudes sont comme les croix d’amour élevées sur le monde.

 

Les étoiles de David des treillis et lacis qui structurent la Croix sont 2664 = 3 x 888 triangles équilatéraux signifiant toutes les Gloires de la Trinité de Dieu. Le nombre d’or détermine toutes les proportions de la Croix. Les triangles isocèles signifient Marie et Joseph et sont 7224. En tout, il y a 9888trianglesrappelant la 9eheure où Jésus rendit le dernier soupir et le 8ejour de la Résurrection.  

 

Le cœur ou le centre de la Croix est à 594 m et au centre des 288 m de l’envergure de la Croix. Il comprend 4 lobes. Il est dilaté par rapport au tronc dont les piliers à cette hauteur ont 70 cm de diamètre. Et le diamètre de la Croix est alors de 42 m ainsi qu’à 135 m de hauteur. Les piliers à la base sont de deux mètres de diamètre et au sommet de 40 cm.

Les tronçons sont constitués de 12 plans des 6 triangles de l’étoile de Salomon.

Vingt trois barres relient les poutres de traverse. C’était le nombre du Petit Sanhédrin.

Vingt quatre échelles – de Jacob – montent ou s’étendent dans le ciel, 12 verticales et 12 horizontales.

Notons que soixante et onze est le nombre du Grand Sanhédrin et ce sera le nombre de sièges sacerdotaux au Parvis des Nations devant le Sanctuaire de la Réconciliation.

Les 111 mètres d’altitude au-dessus de la mer sont l’altitude où repose l’assise des 12 piliers de la Croix.

Les 153 anneaux qui cerclent les 12 piliers rappellent les gros poissons de la pêche miraculeuse en saint Jean et encore les 153 Ave Maria du Rosaire.

Les 55 barreaux qui montent vers le ciel dans les 12 échelles de la Croix sont le nombre des 55 messages de Dozulé, 50 + 5.

Les 58 mètres de la profondeur des fondations de la Croix rappellent l’Arche de Noé et ses 3 étages, Gn 6,16 :

Niveau 0 - Accueil à 99 m 

Niveau 1 - Conférences à 91 m.

Niveau 2 - Expositions et services à 83 m.

Niveau 3 - Les 12 chapelles de la rose des croyants autour de la crypte centrale, à 59 m.

 

Le bassin de la purification à 100 m du bout de la Croix à l’Est est le chiffre des 100 années qu’avait Sem quand il engendra son fils.

 

Les 1000 rappellent l’espérance du Peuple de Dieu qui fait grâce à des milliers lors du premier commandement, Ex 20, 6, et le calcul de la fatigue de la Croix qui est prévue pour tenir 1000 ans.

 

Le poids de la Croix est estimé à 88 000 tonnes, nombre de la Résurrection. Et les fondations de 123 mètres de diamètre sont à 54 mètres de profondeur au niveau de la crypte, lequel est le chiffre de l’alliance avec ici, les trois personnes de la Trinité. Elles pèsent 720 000 tonnes, chiffre des 72 disciples.

 

La tubulure totale de la croix est de 93 242 mètres avec 2760 nœuds qui peuvent affronter des vents de 350 km/heure.

La flèche à la cime est de 5 m, qui nous rappelle les 5 livres du Pentateuque, de la Thorah.

La Croixest orientée Est-Ouest selon le Nord réel !

A l’intérieur, une colonne de 30 mètres de diamètre s’élève jusqu’au cœur et au-delà jusqu’à la cime. L’on pense aux 30 pièces d’argent de Zacharie11, 12 et de saint Mathieu26, 15 et au fait que l’on pleura Aaron et Moïse 30 jours, Nb 20, 39 et Dt 34, 8. Jésus commença aussi sa mission à environ 30 ans, Mt 1, 16.

 

Au cœur de la Haute Butte où l’arbre du péché fut arraché, 15 ap, s’élèvera la croix qui aura accueilli les pèlerins depuis 33 ans.

 

Dominique Pihouée, notre ami réalisateur du film« Une montagne bénie et sacrée »., me demandait ce qu’était une apparition privée !

Ce sont toutes les apparitions de Dieu, les manifestations du Père, les apparitions du Fils, ses parousies, les théophanies du Saint Esprit, les apparitions des anges et des saints, ressuscités ou non.

Les visions sont des images visibles de ce qui est en principe invisible. « Comme s’il voyait l’invisible ! » (Hébreux 11, 27).

Les apparitions supposent que l’être qui apparaît peut se montrer visiblement.

L’apparition de Dieu à Moïse dans le buis­son ardent est une vision. (Exode 3, 2).

L’apparition des trois anges à Abraham et Sarah (Gn 18, 1-15) est une vision, comme celle des deux anges à leur neveu Lot à Sodome (Gn 19, 1-3). Et eut lieu l’appel de l’ange à Hagar chassée à cause d’Ismaël (Gn 21, 17-18). Puis le Seigneur apparut à Isaac à Beer-Sheva (Gn 26, 23-24) et plus tard à Jacob. Ce sont des anges et Dieu à Bethuel qu’il voit. (Gn 28, 12-20)

De même l’apparition de Dieu à Adam et Eve après la faute en Eden est une vision. (Gn 3, 8-23)

Et encore quand Caïn entend Dieu lui re­procher le meurtre d’Abel, puis le maudire, et puis le protéger. (Gn 4, 9-16)

Henok « ayant suivi les voies de Dieu, il dispa­rut car Dieu l’avait enlevé. » (Gn 5, 24)

Dieu parle aussi à Noë qui l’écoute. Dieu le bénit et il établit une alliance avec lui et ses enfants. « Dieu dit : Voici le signe de l’alliance que je mets entre moi, vous et tout être vivant avec vous, pour toutes les générations futures. J’ai mis mon arc dans la nuée pour qu’il devienne un signe d’alliance entre moi et la terre. » (Gn 9, 12-13)

De même pour Jacob, l’ange de son com­bat, qui le bénit à Penuel, deviendra un signe en Israël appelé prophétiquement : fort contre Dieu. (Gn 32, 29)

 

Ces apparitions de la Genèse, puis celles de l’Exode au Sinaï, et des Nombres avec l’ange de Balaam, sont parties intégrantes de la Révéla­tion et demandent notre foi révélée, comme disent les théologiens.

Le Seigneur parla aussi à Josué lors de l’entrée en terre promise, en lui demandant de déposer en son lit les douze pierres commémo­ratives. (Josué 4)

Elles seront retrouvées un jour, paraît-il ; mais c’est là révélation privée.

Le Seigneur fit aussi retentir les trompettes de Jéricho, au son desquelles les murs s’écrouleront au septième tour. (Josué 6)

Puis il fit donner au Peuple, pour les meurtriers involontaires, 6 villes de refuge, et pour les fils de Lévi, 48 villes et leurs commu­naux. (Josué 20-21)

Déborah, un prophétesse, demanda de la part de Dieu à Baraq de vaincre Sisera et abattre Yavîn, roi de Canaan, à Haçor. (Juges 4)

L’ange du Seigneur apparut à la femme de Manoah et lui annonce, quoique stérile, qu’elle va concevoir et enfanter un fils … et qu’il sera consacré à Dieu dès le sein maternel. Ce sera Samson, qui sera trahi par Dalila, son épouse. (Juges 13, 2-3)

Puis Samuel, serviteur d’Heli et fils d’Anne et d’Elqana, fut appelé la nuit par Dieu. (1 Samuel 9 et 16)

Samuel fait élire Saül par tirage au sort, puis Dieu lui fait oindre le dernier fils de Jessé de Bethléem.

1 Rois 3, 4-28. Salomon dialogue avec Dieu et demande la sagesse. Elie alla vers le Mont Horeb … Un ange le toucha et lui dit : « Lève-toi et mange. » Il marcha 40 jours et 40 nuits. Il arriva à la caverne et la parole du Seigneur lui fut adressée … Dieu était dans la douce brise. (1 Rois 19, 5-8). Elisée vit le char de feu de Dieu enlever Elie au ciel. (2 Rois 2)

Plus tard, Isaïe vit le Seigneur sur un trône très élevé (Is 6).Des séraphins se tenaient au-dessus de lui. Ils avaient chacun six ailes. L’un des séraphins vola vers lui et, tenant dans sa main une braise, lui en toucha la bouche.

Et Dieu fit voir à Jérémie un amandier, signe que Dieu veille sur l’accomplissement de sa parole, puis un chaudron sur un foyer attisé grâce à une ouverture sur le Nord. « Le Seigneur me dit : ‘C’est du Nord qu’est attisé le malheur …’ » (Jérémie 1, 11-13)

Ezéchiel eut « des visions divines », « une grande tempête venait du Nord, une grande nuée et un feu fulgurant et autour une clarté, en son milieu, comme un étincellement de vermeil au milieu du feu. En son milieu, la ressemblance de quatre êtres vivants … chacun avait quatre visages et chacun d’eux quatre ailes. C’était comme une vision de torches … une vision de foudre … une roue pour chaque face. L’esprit des vivants était dans les roues.

C’était comme l’aspect de l’arc-en-ciel un jour de pluie. C’était l’aspect, la ressemblance de la gloire du Seigneur. » (Ez 1)

Selon Joël, Dieu « répandra son Esprit, pla­cera des prodiges dans le ciel et sur la terre, du sang, du feu et des colonnes de fumée. Le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang. » (Joël 3, 3-4)

Zacharie eut quatre visions : « Un homme monté sur un cheval roux se tenait parmi les myrtes. Derrière lui des chevaux pies, alezans et blancs … L’ange qui lui parlait me dit : ‘Fais une proclamation : ‘Ainsi parle Yahvé Sabaot, j’éprouve un amour très jaloux pour Jérusalem et pour Sion.’ L’ange qui me parlait revint et me réveilla … Je regarde, voici : il y a un lampadaire tout en or … sept lampes … Près de lui deux oliviers … Ce sont les deux oints qui se tiennent devant le Seigneur …

« Voici que ton roi vient à toi, humble monté sur un âne, un ânon, il annoncera la paix aux nations. » (Zacharie 1-4)

Malachie : « L’ange de l’alliance que vous dési­rez, le voici qui vient … Le soleil de justice brillera avec la guérison dans ses rayons. » (Malachie 3, 1)

Tobie : « Je suis Raphaël, l’un des sept anges qui se tiennent toujours prêts à pénétrer auprès de la gloire du Seigneur. »  (Tobit 12)

2 Maccabées 3, 25 : « A leurs yeux apparut un cheval monté par un redoutable cavalier et richement caparaçonné, bondissant avec impétuosité … Et ce fut la conversion d’Héliodore l’envahisseur. »

Job 1, 5 : « Le jour où les Fils de Dieu venaient se présenter devant Yahvé, le Satan aussi s’avançait … »

Daniel 7, 9 : « Tandis que je contemplais … un Ancien s’assit. Un fleuve de feu coulait, sorti devant lui … Voici, venant sur les nuées du ciel, comme un Fils d’homme. »

Dn 9, 21 : « Gabriel, l’être que j’avais vu en vi­sion, fondit sur moi … »

Puis Dn 10, 8 : « Je demeurais seul contemplant cette grande vision : un homme vêtu de lin, les reins ceints d’or pur … son visage comme l’aspect de l’éclair. »

… Dn 10, 13 : « Michel, l’un des premiers princes, est venu à mon aide. »

Grâce à la Révélation divine de la Bible, nous connaissons les noms des trois archanges – Michel, Gabriel, Raphaël.

En saint Mathieu, 1, 20 : « L’ange du Sei­gneur lui apparut en songe et lui dit : ‘Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme, car ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint. Elle enfantera un fils et tu l’appelleras du nom de Jésus.’ »

Mt 2, 13 : Après le départ des mages : « Voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : ‘Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère et fuis en Egypte …’ »

Mt 2, 19 : « Quand Hérode eut cessé de vivre, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Egypte et lui dit : ‘Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère et mets-toi en route pour la terre d’Israël. »

Mt 3, 16 : « Ayant été baptisé, Jésus remonta de l’eau et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici qu’une voix venue des cieux disait : «’Celui-ci est mon Fils bien-aimé qui a toute ma faveur … »

Mt 4, 11 : Au désert : « Alors le diable le quitta. Et voici que des anges s’approchèrent et ils le servaient … »

Lc 1, 5 « Zacharie … avait pour femme … Elisabeth … Comme il remplissait les fonctions sacer­dotales … alors lui apparut l’ange du Seigneur … ‘Ta femme enfantera un fils et tu l’appelleras du nom de Jean.’ Mais quand il sortit, il ne pouvait parler et ils comprirent qu’il avait eu une vision dans le sanctuaire. »

Lc 1, 26 : « Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth, à une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David, et le nom de la vierge était Marie. »

Luc 22, 3 : « Alors, au mont des Oliviers, lui apparut venant du ciel un ange qui le réconfortait. Entré en agonie il priait … »

Mt 28, 2 : « L’ange du Seigneur descendit du ciel et vint rouler la pierre. »

Jean 20, 11 : « Marie se tenait près du tombeau, en dehors, tout en pleurs … Elle voit deux anges en vêtements blancs ... Elle se retourna. Jésus lui dit : ‘Ma­rie !...’ Elle lui dit en hébreu : ‘Rabbouni’ … Et elle se retourna … »

Mt 28, 9 : « Et voici que Jésus vint à leur ren­contre (Marie de Magdala et l’autre Marie). »

Mc 16, 14 : Jésus « enfin se manifesta aux onze … et il leur reprocha leur incrédulité et leur obsti­nation à ne pas ajouter foi à ceux qui l’avaient vu ressus­cité. » Le monde et les évêques n’ont pas changé. La raison n’arrive pas à croire que la nature est plus grande que les yeux des maîtres.

Lc 24 : « Il prit du pain, dit la bénédiction, puis le leur rompit et le leur donna. Leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent. »

Mt 28, 16 : « Quant aux onze disciples, ils se rendirent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternè­rent » : la plus grande apparition de Jésus eut lieu (1 Corinthiens 15, 6)en Galilée avec 500 personnes.

Jn 21, 1-6 et, semble-t-il, la dernière chez Jean, a lieu en tout cas au bord du lac, où il confirme Pierre dans son rôle de paître les brebis et les agneaux.

Avec celle de saint Paul sur le chemin de Damas : Ac 9, 1-19, Jésus va apparaître à celui qui sera le 13èmeapôtre.

Les toutes dernières apparitions seront celles que nos évêques appellent la grande Ré­vélation qui s’achève avec l’Apocalypse de saint Jean : « Je tombai en extase le jour du Seigneur et j’entendis une voix derrière moi clamer comme une trom­pette : ‘Ecris ce que tu vois, écris-le dans un livre pour l’envoyer aux sept églises : à Ephèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie et Laodicée.’ Je vis sept candélabres d’or et au milieu comme un Fils d’homme, revêtu d’une longue robe serrée à la taille par une ceinture d’or … Dans sa main droite, il a sept étoiles, et de sa bouche sort une épée acérée à deux tranchants, et son visage, c’est comme le soleil qui brille de tout son éclat … » Apoc 1, 10-19.

-----

En réalité, ces apparitions, visions et songes de la Bible hébraïque des 37 livres, ara­méenne de Dan 7 et grecque des 7 livres de l’Ancien Testament et des 27 du Nouveau Tes­tament, sont des révélations publiques, car re­connues publiquement

par le peuple d’Israël,

puis par l’Eglise des premiers temps.

« Les apparitions du Christ Ressuscité, dont té­moigne le Nouveau Testament, sont fondamentales pour la foi des chrétiens, et aucune autre apparition ne peut avoir le même statut. Ce qui devait être dit a été dit … et aucun chrétien n’est obligé de croire à une quelconque apparition. » « Dieu est le maître des règles du monde. » Nouvelle Encyclopédie catholique, Théo, p. 749.C’est la fixation du Canon des Ecritures qui eut lieu pour les 32 livres hébreux, fixés par les Masso­rètes à Jammia, au Sud de l’actuelle Tel Aviv, après la disparition de l’Etat juif en 70 après Jésus-Christ. Les 10 textes grecs dits des « Sep­tante » traducteurs alexandrins : Tobie, Sagesse, I etII Maccabées, Judith, Lettre de Jérémie, Siracide, Daniel grec, Esther grec, Baruch, sont acceptés par les pre­miers chrétiens.

« La liste des 27 textes reconnus par l’Eglise comme inspirés ou ‘canon’ du Nouveau Testament s’est progressivement établie par consensus entre la fin du Iersiècle et celle du IVèmesiècle. »Théo, p. 308. Le concile de Trente, 8 avril 1546, fixe le canon des Ecritu­res et l’authenticité de la Vulgate, version latine de saint Jérôme.

Ainsi la Bible chrétienne comprend ac­tuellement :

 

39 livresou textes hébreux,

 

10 livresou textes grecs d’Israël,

 

27 livresou textes grecs du Nouveau Testament.

 

Donc 76 documents qui sont toute la Révélation,

composée de quatre parties :

1/ la Thorah ou loi,

2/ les Prophètes,

3/ les autres Ecrits en hébreu et en grec,

 4/ les Evangiles du Christ et Ecrits des Apôtres.

 

Dans ces 76 textes, toute apparition ou vi­sion est dite révélée et reconnue publiquement par le Peuple de Dieu, d’abord d’Israël, et puis de l’Eglise universelle.

Toute autre apparition, si elle vient de Dieu, ne peut être a priori quelconque. Car tout ce qui vient de Dieu est saint. Mais certes, Dieu a élu son peuple. Certes Dieu a épousé son Eglise. Et le cantique des cantiques de Salomon témoigne de cette alliance, d’autant que cette union à Dieu pour le fond et la forme et le bon­heur est exactement la même chez tous les peuples, sous toutes les latitudes, au cours des siècles les plus éloignés, dans la bouche de tous les témoins de cet amour. Là toute religion parle exactement le même langage. Mais toute appari­tion n’est pas devenue publique. Ainsi la tradi­tion parle de la présence de Marie à la Transfigu­ration et de celle de Jésus ressuscité à Marie au matin de Pâques.

 

* * *

 

Cher Dominique, tu me demandais la dif­férence entre les apparitions bibliques et celle de l’ange Gabriel à Mohammed, le Béni, Benidictus, dans le Coran. Celle du Coran[1], selon l’Umma, la communauté des croyants islamiques, est aussi publique. Ainsi en ont décidé les califes ou suc­cesseurs du Prophète, qui ont révisé le Coran en une seule version sous Omar et Muawiya, les 3èmeet 4èmecalifes.

Mais pour les juifs et les chrétiens, seules les apparitions de la Bible sont publiquement reconnues, donc canoniquement et règlementai­rement reçues. Toute autre apparition est donc par différence dite privée.

« Et aucun chrétien n’est obligé de croire à une quelconque des autres apparitions. Cependant, la tradi­tion chrétienne admet la possibilité de telles apparitions … et reconnaît la réalité de certaines (en France) : le Sacré-Cœur à sainte Marguerite-Marie Alacoque à Paray-le-Monial, la Vierge Marie à sainte Catherine Labouré, rue du Bac à Paris, la Vierge Marie à sainte Bernadette à Lourdes. Même devant de tels faits, beau­coup de chrétiens restent prudents. Et les autorités encore plus. » Théo, p. 749. Encore faut-il savoir que la paranoïa est une mystification de la prudence intellectuelle et encore la seule maladie mentale du « mens » latin, du « voùs » grec. – Attention donc au discernement, à distinguer des certitudes paranoïaques !

« Saint Paul disait déjà : ‘’Trop de gens se laissent ballotter à la dérive à tous vents de doctrine.’ » Théo, p. 749.C’est que la paranoïa, par exemple d’un Arius, a entraîné la dérive schizophrénique des schismes successifs jusqu’aux sunnites et chiites islamiques, aussi nombreux que les ca­tholiques et aussi riches que les Occidentaux.

« Le cardinal Etchégarray en 1976 faisait, comme président de la Conférence épiscopale française, une mise en garde très forte contre ‘toutes sortes de tracts parlant de visions apocalyptiques, d’interminables confi­dences du Christ ou de la Vierge, demandant également que le Pape dévoile d’urgence le troisième secret de Fatima qui contient, paraît-il, la solution de tous les problèmes … Toutes ces pseudo-révélations lient l’obtention du salut à des dévotions facultatives, voire suspectes, prônent une spiritualité qui détourne d’une foi en prise avec la vie, aussi bien dans l’Eglise que dans le monde.’ » Théo, p. 749.

En réalité, Jean-Paul II, le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d’Etat, et celui de la Doctrine de la Foi, Joseph Ratzinger, ont choisi de le faire et personne n’a déliré. Tout chrétien sait que la solution de tous les problèmes, c’est le Messie seul et l’Eglise son Epouse. Oser parler de pseudo-révélations pour Marie des Roses de San Damiano, Marie de Medjugorje, et Jésus avec le message du Père de Dozulé, c’est bien impru­dent, même si les laïcs, malgré le Concile Vatican II, sont toujours traités comme des « gogos », même si Mgr Pican de Lisieux a eu seul le cou­rage de le dire, ce qui ouvre le dialogue. Certes les dévotions sont facultatives. Notons que « fa­cultatif », cf. Robert p. 1 387, dérive de « facultas », terme religieux (1694), dans l’expression « bref facultatif » par lequel le Pape accordait une fa­culté, c’est-à-dire un pouvoir. Or tout pouvoir accordé par l’Eglise vient du sacrement de l’Eglise et de son union sponsale au Christ et relève donc des sacramentaux, signes efficaces de l’Eglise, à la fois immaculée par la Rédemp­tion du Nouvel Adam et pécheresse par l’ancien Adam du péché originel. Quant aux dévotions suspectes, elles relèvent de l’inceste et de la psy­chologie clinique. Mais attention, trop de gens qui se disent eux « en église » clivent le Peuple de Dieu en leur autisme fanatique, faute d’une vraie intuition de Dieu et de l’Economie du Salut chrétien.

Une « spiritualité qui détourne d’un foi en prise avec la vie », aussi bien dans l’Eglise que dans le monde, est une pulsion de mort qui détourne du désir d’aimer et rend petits et grands, sectaires, au cœur sec de pierre et à la nuque raide.

« Courir après les révélations, comme l’écrit saint Jean de la Croix, c’est non seulement une sottise, mais c’est faire injure à Dieu. » Théo p. 749.

Certes les « grenouilles de bénitier » ou les « agapètes » du temps de saint Jérôme et ce que j’appelle « les périscopales » après le Concile Vati­can II, sont des formes obsessionnelles liées à leurs propres mamans chéries qu’ils confondent avec la Mère de Dieu qui, elle, se tenait debout (Stabat Mater dolorosa) en mère près de la Croix. Sans parler de celles qui se prennent pour Marie pour diriger évêques et prêtres. Ce sont surtout des femmes qui se prennent pour l’Eglise, encore que des hommes parfois, sans parler de ceux qui se prennent pour Jésus-Christ. Et l’on s’étonne que les laïcs, mieux reçus dans le monde politique et économique, s’éloignent de ces églises paternalistes ou matriarcales. Comme disait le cardinal Cardjinn de la JOC aux pères conciliaires : « Soyez virils et non pas paternalistes. »

La question aussi de la « longue enquête » et de la « longue procédure » (menée par l’évêque lo­cal), Théo p. 749, n’est-elle pas la question de l’incapacité du clergé à vivre en union avec le Corps du Christ, uni à sa tête, le Christ ?

 « L’Eglise attache une grande importance au sens que donne à son expérience celui qui a vu l’apparition. »Pour Madeleine Aumont – cela déplaît – c’est lapidaire : « Ce sera la fin des temps pourris » … une fin bienvenue pour une « terre nouvelle où habitera la justice », selon II saint Pierre.

« L’Eglise ne fonde jamais son jugement sur la partie extraordinaire de l’apparition. » Théo p. 749.

C’est qu’en effet un miracle est une visite de Dieu venant ramener la terre à une vie selon sa nature et selon la simplicité de Dieu. « Les apparitions reconnues ont généralement un message très simple. » Le langage de Dieu, des anges, des saints, ont leur trait unaire : la simplicité, la ré­conciliation, le pardon, la paix, la joie. Dieu est beau. Il est bon. Il est vrai. Il est unique. L’Eglise est une, sainte, universelle, apostolique. Le pé­cheur est pardonné, le malade guéri, le prison­nier libéré, l’affamé nourri !

.        Sainte Marie-Majeure, 5 août,14 avt J.C. et 5 août 432. Fête de Sainte Marie Mère de Dieu dont le dogme fut prononcé à Éphèse en 431 et repris le 1erjanvier sous Paul VI pour Sainte Marie Mère de l’Église.

La fête Sainte Marie-Majeure, le 5 août, est celle de la dédicace de la basilique romaine par le Pape Libère (IVèmesiècle), restaurée par le pape Sixte III en 432, après le Concile d’Ephèse. Il neigea le 5 août à Rome, d’où on l’appelle Sainte Marie des Neiges. Marie à Medjugorje a révélé que cette première fête de Marie est le jour réel de son anniversaire le 5 août, en 14 avant Jésus-Christ. « Sainte Marie Majeure est bien la reine et la mère de toutes les églises ou chapelles mariales. »

 

II.   Notre-Dame du Mont-Carmel,le 16 juillet 1251. L’apparition de Notre-Dame du Mont-Carmel sera fêtée le 16 juillet.

La sainte Vierge est apparue à saint Simon Stock et lui a remis le scapulaire le 16 juillet 1251, à lui le général de l’Ordre, né d’un groupe de Croisés vers 1150 qui se retira au Mont-Carmel, près d’un oratoire de sainte Marie. Les grottes du Mont et la source avaient reçu Elie qui, 1 Rois 19 « se tenait sans cesse devant Dieu vivant. »

Cet Ordre a choisi la vie érémitique contempla­tive et donc « la meilleure part ». Les frères barrés selon la cape des Palestiniens, devinrent bruns selon les Mendiants et blancs selon Marie. « Ré­jouissons-nous tous dans le Seigneur, en célébrant cette fête en l’honneur de la Bienheureuse Vierge Marie. Les anges se réjouissent avec nous dans cette solennité, ils en glorifient le Fils de Dieu. » A ce chant d’entrée de la messe, David répond : « Mon cœur a frémi des paroles belles. J’ai à faire entendre mon œuvre au Roi. »

Le Siracide célèbre la Sagesse et la fécondité de l’Ordre. L’Alléluia chante : « Par vous, Mère de Dieu, nous est rendue la vie que nous avions perdue. » Et l’Evangile clame : « Bienheureuxceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. »

Après la communion, le prêtre prie Jésus que sa mère, « sa tendresse maternelle nous vienne en aide. »

Les travailleuses missionnaires du Mont Carmel portent ce scapulaire. Elles sont les plus proches de la Famille de Nazareth.

 

III.  Le 12 décembre 1531,Notre-Dame de Guadalupe à Juan Diego à Mexico, manifestait aux Indiens que Marie était plus que la lune et le soleil, leurs dieux.

 

IV.  Le 7 octobre 1571à Lépante en Grèce a lieu la victoire sur les Turcs. Le lendemain est fêtée Notre-Dame du Rosaire, à qui l’on attribue la victoire sur l’Islam.

En 1456 avait été instituée, après la victoire de Belgrade, la fête de la Transfiguration, et celle du Saint Nom de Marie après la victoire en 1683 de Vienne.

 

V.       Le 17 octobre,sainte Marguerite-Marie Alacoque (1647 à 1690) est fêtée avec ses visions de Jésus de 1673 à 1675, selon la dévotion du Sacré-Cœur que Louis XIV devait mettre sur les armoiries de France, dont les 20 millions d’habitants étaient la moitié des Européens. S’est instituée alors la dévotion du premier vendredi du mois.

La messe commence par : « Je me suis assise aux pieds de Celui que je cherchais ; son fruit est doux à ma bouche. » « Un déluge ne saurait éteindre l’amour », chante le Graduel.

 

VI.     Le 27 novembre 1830,manifestation de la Mé­daille miraculeuse de la Vierge Marie à sainte Catherine Labouré dans la chapelle de la rue du Bac des Filles de la Charité de Paris.

Elle est célébrée par l’Eglise de France vu les nombreuses conversions face au scientisme.

VII.  Notre-Dame de La Salette.

Le 19 septembre 1846, en Isère, l’apparition à Mélanie et Maximin de Marie à La Salette : « Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis obligée de laisser aller le bras de mon fils ; il est si lourd et pesant que je ne peux plus le retenir. » Cela prépare la lutte face à l’apostasie et à la dégradation de l’Église qui est alors en germe.

Le 8 décembre 1854, Pie IX définit le dogme de l’Immaculée Conception : « La Vierge Marie dès le premier instant de sa conception, a été, par une grâce et un privilège du Dieu tout-puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ Sauveur du genre humain, préservée et exempte de toute tâche du péché originel : cette doctrine est révélée de Dieu et par conséquent, elle doit être crue fer­mement et inviolablement par tous les fidèles. » « Je déborde d’une joie divine. »

 

VIII.        Le 11 février 1858, date de la première des 18 apparitions de « l’Immaculée Conception » à Bernadette deLourdes … La dernière a lieu le 16 juillet 1858. Marie corrobore le dogme de Pie IX.

« A Lourdes, Bernadette a vu Marie, épouse de Dieu. »Missel Taride.

 

IX.     Le 17 janvier 1871 à Pontmainen Mayenne, Marie apparaît par temps de neige aux enfants devant l’église avec l’inscription au ciel : « Mais priez, mes enfants, mon Fils se laisse toucher. » Et c’est la fin de la guerre 1870-1871, avec la paix de Francfort, le 10 mai 1871, après la proclamation de l’empereur d’Allemagne à Versailles, le 18 janvier 1871.

 

Le 15 août 1950, Pie XII proclame le dogme de l’Assomption de Marie, qu’on fêtait depuis les apôtres. « Marie l’Immaculée Mère de Dieu, ayant achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en âme et en corps à la gloire céleste. » Son Assomption est relatée par Maria Valtorta, Anne-Catherine Emmerich, Marie d’Agreda. Autant de révélations privées. « Un prodige merveilleux est apparu dans le ciel, une femme revêtue de soleil, la lune sous ses pieds, une cou­ronne de douze étoiles sur la tête », selon l’Introït,Apoc 12, 1.

« O prima virgo prodita e conditoris Spiritu », « Vierge première-née de l’Esprit Créateur »,selon le premier soir liturgique de la fête, elle est la nouvelle Eve. C’est d’elle, prémices de l’Église, et de Jésus Nouvel Adam que naissent la terre nouvelle et les cieux nouveaux de leurs deux coeurs.

 

Daniel Blanchard

  

Tags associés : Francais, saints, daniel, blanchard

J'kaz !
0
Samedi 19 Novembre 2011Poster un commentaire

L'amitié

"Il est 4 sortes d'amis qui sont appelés les amis au coeur sincère : celui qui aide, celui qui reste semblable dans la prospérité et dans l'infortune, celui qui donne un bon conseil, celui qui a une sympathie réelle.

Il est 4 façons d'agir en ami [...] pour celui qui aide : il protège l'étourdi, il protège les biens de son ami, il est un refuge pour lui dans la crainte, s'il est necessaire il lui offre le double de ce qui lui manque.

Il est 4 façons d'agir en ami [...] pour celui qui reste semblable dans la prospérité et dans l'infortune : il dit ses secrets à son ami, il garde les secrets de son ami, dans l'infortune il ne l'abandonne pas, il sacrifie même sa vie au bien de son ami.

Il est 4 façons d'agir en ami [...] pour celui qui donne un bon conseil : il détourne son ami de mal faire, il l'engage au bien, il lui fait comprendre ce qu'il négligeait d'ecouter, il lui indique la voie juste.

Il est 4 façons d'agir en ami [...] pour celui a une sympathie réelle : il ne se réjouit pas de l'infortune de son ami, il se réjouit de sa prospérité, il empêche que l'on médise de lui, il encourage ceux qui le louent" (Sigalovada Sutta, DN 31).

"Il est 4 sortes d'amis qui doivent être considérés comme des ennemis : celui qui profite de son ami, celui qui ne rend service qu'en paroles, celui qui flatte, celui qui cause la ruine.

Il est 4 façons dont celui qui profite de son ami doit être considéré comme agissant en ennemi : il prend sa fortune, il attend beaucoup en échange de peu, il ne fait son devoir que par crainte, il devient un ami dans son propre interêt.

Il est 4 façons dont celui qui ne rend service qu'en paroles doit être considéré comme agissant en ennemi : il s'entretient du passé, il s'entretient du futur, il s'occupe de ce qui est sans profit, s'il faut une aide immédiate, il se récuse.

Il est 4 façons dont celui qui flatte doit être considéré comme agissant en ennemi : il approuve les mauvaises actions, il approuve les bonnes actions, il loue son ami quand il est présent, il le dénigre quand il est absent.

Il est 4 façons dont celui qui cause la ruine doit être considéré comme agissant en ennemi : il tient compagnie à celui qui s'ennivre, il l'accompagne la nuit, il l'accompagne aux spectacles, il s'associe avec lui au jeu" (Sigalovada Sutta, DN 31).

Le bien et le mal

"Cette action n'est pas bien faite, quand, étant faite, on s'en repent après, et on mûrit son fruit, pleurant, le visage plein de larmes." (Dhammapada, Dhp 5).

"Cette action est bien faite, quand, étant faite, on ne s'en repent pas après, et on mûrit son fruit, avec joie et plaisir." (Dhammapada, Dhp 5).

"Si une personne fait le mal, elle ne doit pas le faire de nouveau, elle ne doit pas y trouver plaisir. Douloureuse est l'accumulation du mal" (Dhammapada, Dhp 9).

"Si une personne accomplit des action méritoire (le bien), elle doit le faire de nouveau, elle doit y trouver du plaisir. Bienheureuse est l'accumulation du mérite" (Dhammapada, Dhp 9).

La colère et la haine

"Celui qui, comme un char roulant, contient sa colère qui s'élève, je l'appelle un vrai conducteur. Les autres ne sont que des teneurs de rênes." (Dhammapada, Dhp 17)

"Quand le mental est sevré des choses chères, et que l'intention de blesser cesse, c'est seulement alors que la souffrance s'apaise." (Dhammapada, Dhp 26).

"Que nul, par colère ou par haine, ne souhaite du mal à un autre" (Metta Sutta, SN 1.8)

"En vérité, la haine ne s'apaise jamais par la haine. La haine s'apaise par l'amour, c'est une loi éternelle" (Dhammapada, Dhp 1).

"Parmi ceux qui haïssent, heureux sommes nous de vivre sans haine. Au milieu des hommes qui haïssent, demeurons libres de haine [...] Le vainqueur engendre la haine. Le vaincu gît, étendu dans la detresse. L'homme paisible se repose bien, abandonnant à la fois la victoire et la défaite" (Dhammapada, Dhp 15).

"Tous les états mentaux ont l'esprit pour avant-coureur, pour chef ; et ils sont crées par l'esprit. Si un homme parle ou agit avec un mauvais esprit, la souffrance le suit d'aussi près que la roue suit le sabot du boeuf tirant le char" (Dhammapada, Dhp 1).

"Celui qui voit les fautes des autres et est toujours irritable, ses purulences croîtront, il est loin de la destruction des purulences." (Dhammapada, Dhp 18).

Le désir

"Le contentement dans le plaisir des sens ne s'élève pas d'une pluie de pièces d'or. De petite douceur, mais douloureux sont les plaisirs des sens. Connaissant cela, l'homme sage ne trouve aucun délice même dans les plaisirs célestes. Le disciple du pleinement éveillé se réjouit dans la destruction de la soif." (Dhammapada, Dhp 24).

"Du désir des sens vient le chagrin, du désir des sens vient la crainte. Si l'on est affranchi du désir des sens, on ne connaît ni le chagrin ni la crainte" (Dhammapada, Dhp 16).

"Il en est qui s'emprisonnent dans leur propre filet d'acharnement au plaisir, comme l'araignée dans sa toile. Les sages abandonnent même cela, sans se retourner, et laissent tout souci derrière eux." (Dhammapada, Dhp 24).

La famille

"Prendre soin de ses parents, bien traiter sa femme et ses enfants, accomplir des actions justes, cela est une grande bénédiction" (Mangala SuttaSN 2.4)

"Il est 5 façons dont une épouse [...] doit être honorée par son mari : il est courtois avec elle, il ne la méprise pas, il lui est fidèle, il lui reconnaît de l'autorité, il lui offre des ornements. L'épouse ainsi traitée montre à son mari de la bienveillance ; elle accomplit ses devoirs à la perfection, elle est bonne aux gens du voisinage, elle est fidèle, elle prend soin de ce qu'il apporte, elle est entendu et active dans l'accomplissement de ses devoirs." (Sigalovada Sutta, DN 31).

"Il est 5 façons pour un enfant de rendre hommage à ses parents [...] ayant été soigné par eux, je prendrais soin d'eux, j'accomplirai mes devoirs envers eux, je conserverai la tradition de la famille, j'agirai de façon à protéger ses biens, j'offrirais des aumones pour mes parents défunts. Il est 5 façons pour les parents [...] de montrer de la bienveillance envers leurs enfants qui les honorent ainsi : ils les détournent du mal, ils les engagent au bien, ils leur enseignent un art, ils leur choisissent une bonne épouse, ils leur donne leur héritage au moment convenable." (Sigalovada Sutta, DN 31).

Le kamma

"Les ascètes et les brahmanes qui disent : "Toutes les sensations agréables, ou douloureuses, ou neutres éprouvées par tel ou tel individu dépendent des actions qu'il a commises dans le passé", vont trop loin des faits qu'on peut connaître par l'expérience personnelle et des faits généralement reconnus par le monde. A cause de cela, je dis que l'opinion de ces ascètes et de ces brahmanes n'est pas correcte." (Sivaka Sutta, SN 36).

"O Kassapa, lorsqu'on dit que l'individu commet des actions et que le même individu reçoit leurs résultats - comme vous l'aviez dit au début : "la souffrance de l'individu est crée par lui-même" - une telle affirmation se réduit à la théorie éternaliste" (SN II 19).

"En vérité, une mauvaise action commise ne porte pas immédiatement son fruit, de même que le lait ne caille pas tout de suite ; couvant, il suit le fou, comme le feu couvert par les cendres" (Dhammapada, Dhp 5).

La mort

"La plupart des hommes oublient que nous mourrons tous un jour. Pour ceux qui y pensent, la lutte est apaisée" (Dhammapada, Dhp 1).

"Avant longtemps hélas ! Ce corps sera gisant sur la terre, jeté de coté, dépourvu de conscience, comme une bûche sans utilité" (DhammapadaDhp 3)

"Ni dans les airs, ni au milieu de l'océan, ni dans les antres des rochers, nulle part dans le monde entier, il n'existe une place où l'homme trouverait un abri contre la mort" (DhammapadaDhp9)

"Lorsque la mort arrive chez le disciple noble, il pense : La mort n'est pas seulement pour moi, mais elle est commune à tous ceux qui sont arrivés ici, qui partent d'ici et qui renaissent encore et encore [...] En réflechissant ainsi, lorsque la mort arrive, il ne s'attriste pas, il ne se lamente pas, il ne se frappe pas la poitrine ou il ne gémit pas ; il ne tombe pas dans l'illusion [...] Sans être chagriné, ayant enlevé la flêche, le disciple noble demeure dans le sérénité complète" (Mallika Sutta A III 57)

La paresse

"Il y a 6 mauvaises conséquences pour celui qui s'adonne à la paresse : il ne travaille pas disant qu'il fait trop chaud, trop froid, qu'il est trop tard, qu'il est trop tôt, qu'il a trop faim, qu'il a trop mangé. Vivant ainsi il laisse beaucoup d'obligation inaccomplies, beaucoup de profit négligé, il n'obtient rien et ce qu'il lui appartient disparaît" (Sigalovada Sutta, DN 31).

"Quand le moment est venu d'être actif et d'agir, quiconque, étant jeune et fort, ne fait pas son devoir, s'adonne à la paresse, se montre faible, apathique, inerte dans sa volonté, celui-là ne trouvera pas le chemin de la sagesse" (Dhammapada, Dhp 20).

La responsabilité

"Les êtres sont propriétaires de leurs actions (kamma), héritiers de leurs actions, nés de leurs actions, mis en relations par leurs actions, et ont leurs actions pour arbitre. L'action est ce qui différencie les êtres en termes de bassesse et d'excellence" (Cûla-kammavibhanga Sutta, MN 135).

"Cette action que je veux accomplir contribuera-t-elle à mon propre mal, ou au mal des autres, ou bien au mal des deux parties ? Si l'on constate que l'action contribuera à son propre mal, ou au mal des autres, ou bien au mal des deux parties, alors une telle action ne doit pas être accomplie" (Ambalatthika Rahulovada Sutta, MN I 414-420).

Les rituels

"Ni la coutume d'aller nu, ni celle des cheveux tressés, ni celle de répandre de la poussière sur son corps, ni le jeûne, ni le sommeil sur le sol, ni le fait de se recouvrir de cendres, ni les prosternations, aucune de ces choses ne purifie le mortel qui n'a pas dépassé le doute" (Dhammapada, Dhp 10).

Bahuka et Adhikakka, Gaya et Sundarika, Payaga et Sarassati, et le torrent Bahumati ; Un sot peut s'y baigner pour toujours, il n'y purifiera pourtant pas ses noires actions"(Vatthupama Sutta, Mn 07).

La souffrance

"Comme un arbre coupé pousse encore si ses racines demeurent intactes et fortes, ainsi la souffrance jaillit encore et toujours, tant que l'on n'a pas aboli la convoitise" (Dhammapada, Dhp 24)

"Quelle est la raison de l'apparition de dukkha (la souffrance) ? La soif est la raison de son apparition" (A III 410-417).

"Ne tenez rien pour cher, car la séparation d'avec ceux qui sont chers est mauvaise, les liens n'existent pas pour celui à qui rien n'est cher ou non cher." (Dhammapada, Dhp 16).

 

Le surnaturel

"Les cygnes voyagent sur le chemin du soleil ; ceux qui sont doués de pouvoirs psychiques voyagent dans l'espace. Les sages sont conduits hors de ce monde, ayant conquis Mara et son armée." (Dhammapada, Dhp 13)

"Prenons le cas où un moine manie de nombreux pouvoirs psychiques. Ayant été un, il devient plusieurs; ayant été plusieurs, il redevient un. Il apparaît. Il disparaît. Il passe sans entraves à travers les murs, les remparts et les montagnes comme si c'était à travers l'espace. Il plonge dans, et ressort de, la terre comme si c'était de l'eau. Il marche sur l'eau sans sombrer comme s'il s'agissait de terre ferme. Assis jambes croisées, il vole dans l'air comme un oiseau ailé. De sa main, il touche et caresse même le soleil et la lune, si forts et puissants. Il exerce l'influence de son corps jusqu'aux mondes de Brahma.

Alors, quelqu'un qui a foi et conviction en lui le voit en train de manier de nombreux pouvoirs psychiques... exerçant l'influence de son corps jusqu'aux mondes de Brahma. Il rapporte cela à quelqu'un qui n'a ni foi ni conviction, lui disant, "n'est-ce pas impressionnant ? N'est-ce pas étonnant ? Qu'il est grand le pouvoir, qu'elle est grande la prouesse de ce contemplatif ! A l'instant, je l'ai vu manier de nombreux pouvoirs psychiques... exerçant l'influence de son corps jusqu'aux mondes de Brahma."

Alors la personne sans foi ni conviction dirait à la personne de foi et de conviction: "Monsieur, il existe un enchantement appelé enchantement gandhari, par lequel le moine a manié de nombreux pouvoirs psychiques... exerçant l'influence de son corps jusqu'aux mondes de Brahma." Qu'en penserais-tu, Kevatta, n'est-ce pas là ce que cet homme sans foi ni conviction dirait à cette homme de foi et de conviction?

Oui, Vénérable Monsieur, c'est bien là ce qu'elle dirait.

Quand je vois cet inconvénient du miracle des pouvoirs psychiques, Kevatta, je me sens horrifié, humilié, et dégoûté par le miracle des pouvoirs psychiques." (Kevatta Sutta, DN 11)

Le végétarisme

"Jivaka! je déclare qu'il y a trois circonstances dans lesquelles on peut manger de la viande : quand on n'a pas vu, ni entendu, ni soupçonné (qu'un être vivant un été spécialement abattu pour le mangeur) ; Jivaka, je dis que ce sont les trois circonstances dans lesquelles on peut manger de la viande" (Jivaka Sutta, Mn 55).

I — VERSETS CONJUGUES

 

 

1. Le mental est l'avant coureur des conditions, le mental en est le chef, et les conditions sont façonnées par le mental. Si avec un mental impur, quelqu'un parle ou agit, alors la douleur le suit comme la roue suit le sabot du bœuf.

 

2. Le mental est l'avant coureur des conditions, le mental en est le chef, et les conditions sont façonnées par le mental. Si avec un mental pur, quelque' un parle ou agit, alors le bonheur le suit comme l'ombre qui jamais ne le quitte.

 

3. " Il m'a maltraité, il m'a battu, il m'a vaincu, il m'a volé ", la haine de ceux qui chérissent de telles pensées n'est pas apaisée.

 

4. "Il m'a maltraité, il m'a battu, il m'a vaincu, il m'a volé ", la haine de ceux qui ne chérissent pas de telles pensées est apaisée.

 

5. Jamais la haine n'éteint les haines en ce monde. Par l'amour seul les haines sont éteintes. C'est une ancienne loi.

 

6. Les autres ne connaissent pas qu'ici nous périssons, ceux qui connaissent cela en ont leurs querelles apaisées.

 

7. Celui qui demeure contemplant le plaisant, avec des sens non contrôlés immodéré en nourriture, paresseux, inerte, celui là, en vérité, Māra le renversera comme le vent renverse un arbre frêle.

 

8. Celui qui demeure contemplant le déplaisant, avec des sens bien contrôlés, modéré en nourriture, avec confiance et effort soutenu, Māra ne peut le renverser comme le vent ne peut renverser une montagne de roc.

 

9. Celui qui, non sans purulences, dénué de contrôle de soi même et d'essentialité, porterait la robe ocre n'en serait pas digne

 

10. Celui qui a vomi toutes les purulences, qui est bien établi dans les règles morales, pourvu du contrôle de soi même et d'essentialité, est vraiment digne de la robe ocre.

 

11. Dans ce qui n'est pas essentiel, ils voient l'essentiel, dans l'essentiel, ils voient le sans essence. Ceux qui demeurent dans le champ des idées fausses, jamais n'arrivent à l'essentiel.

 

12. Ce qui est essentiel, ils le connaissent comme essentiel, ce qui est sans essence, ils le connaissent comme sans essence. Ceux qui demeurent dans le champ des idées justes, arrivent à l'essentiel.

 

13. De même que la pluie pénètre dans une maison au mauvais chaume, ainsi le désir pénètre un coeur non entraîné.

 

14. De même que la pluie ne pénètre pas dans une maison au chaume en bon état, ainsi le désir ne pénètre pas dans un coeur bien entraîné.

 

15. Il s'afflige dans cette vie, il s'afflige après cette vie, dans tous les mondes celui qui fait le mal s'afflige. Il s'afflige et périt, voyant son action impure.

 

16. Il se réjouit dans cette vie, il se réjouit après cette vie, dans tous les mondes le faiseur de bien se réjouit. Il se réjouit, il se réjouit extrêmement, voyant ses actions pures.

 

17. Il se lamente dans cette vie, après cette vie il se lamente, dans tous les mondes celui qui fait le mal se lamente. "J'ai fait le mal", ainsi se lamente-t-il, allé vers les états misérables.

 

18. Il est joyeux dans cette vie, il est joyeux après cette vie, celui qui fait le bien, dans tous les mondes il est joyeux. "J'ai fait le bien", encore plus est-il joyeux, allé vers les états heureux.

 

19. Quoiqu'il récite beaucoup les textes, il n'agit pas en accord avec eux; cet homme inattentif est comme un gardien de troupeaux qui compte le troupeau des autres ; il n'a aucunement part aux béatitudes de l'ascète.

 

20. Quoiqu'il récite peu les textes, il agit en accord avec le Dhamma, et se défaisant du plaisir sensuel, de la haine et de l'ignorance, connaissant selon la vérité, avec un coeur totalement libre, ne s'attachant à rien ici et après, il prend part aux béatitudes de l’ascète.

II - VERSETS SUR LA VIGILANCE

 

 

21. La vigilance est le sentier vers le sans mort, la négligence est le sentier vers la mort. Le vigilant ne mourra pas, le négligent est comme s'il était déjà mort.

 

22. Comprenant cela distinctement, le sage est vigilant, il se réjouit dans la vigilance, se délectant dans le champ des Arya.

 

23. Ceux qui méditent constamment, ceux qui toujours s'efforcent ardemment, réalisent le Nibbāna, libre de liens, l’Incomparable.

 

24. Par degrés s’accroît la gloire de celui qui est énergique, attentif, pur en actions, qui discrimine, contrôle, qui est de vie droite, et vigilant.

 

25. Par l'effort, l'ardeur, la discipline et le contrôle, que le sage fasse pour lui même une île qu’aucun flot ne pourra submerger.

 

26. Les ignorants, les sots se plaisent dans la négligence, mais le sage protège la vigilance comme le plus grand trésor.

 

27. Ne vous plaisez pas à la licence, ne fréquentez pas les plaisirs sensuels. Celui qui est ardent et méditatif obtient un bonheur abondant.

 

28. Quand l’homme sagace rejette la licence à l'aide du mental sain, ce sage sans chagrin monte au palais de sagesse et promène sa vue sur les ignorants qui souffrent, comme un montagnard promène sa vue sur les gens de la plaine.

 

29. Vigilant parmi les négligents, bien éveillé parmi les dormeurs, le sage avance comme un cheval rapide, laissant derrière lui une faible haridelle.

 

30. Par l'ardeur, Sakka devint le chef des Deva; l'ardeur est toujours louée! La licence est toujours méprisée.

 

31. Le Bhikkhu qui fait ces délices de 1'ardeur et regarde avec crainte la négligence, avance comme le feu, brûlant tous les liens, petits et grands.

 

32. Le Bhikkhu qui fait ses délices de l'ardeur et considère la négligence avec crainte, n'est pas exposé à la chute, il est proche du Nibbāna.

III - VERSETS SUR LE CŒUR

 

 

33. Ce cœur vacillant, inconstant, difficile à garder, difficile à contrôler, le sage le rectifie comme le faiseur de flèches rend droite une flèche.

 

34. Comme un poisson qui est tiré de son élément liquide et jeté sur la terre, ainsi ce cœur s’agite. Donc le pouvoir de Mara devrait être évité.

 

35. Le cœur est difficile à contenir, rapide, il voltige où il le désire. Son contrôle est bon, un cœur contrôlé contribue au bonheur.

 

36. Le cœur est difficile à percevoir, extrêmement subtil, il voltige où il le désire. Que le sage le garde, le cœur gardé conduit au bonheur.

 

37. Partant au loin, errant solitaire, sans corps, gisant dans une grotte, voici le cœur. Ceux qui le soumettent sont libres des liens de Māra.

 

38. Celui dont le cœur n'est pas ferme, celui qui ne connaît pas le Dhamma excellent, celui dont la confiance vacille sa sagesse ne sera jamais parfaite.

 

39. Celui dont le cœur n’est pas humecté (par le désir), celui qui n'est pas affecté (par la haine), celui qui a écarté et le bien et le mal, pour ce vigilant il n’y a pas de peur.

 

40. Connaissant que ce corps est (fragile) comme une jarre, établissant ce cœur (ferme) comme une cité (fortifiée), il doit attaquer Māra avec l'arme de la sagesse, garder sa maîtrise et être sans attachement.

 

41. Avant longtemps, hélas, ce corps sera gisant sur la terre, jeté de côté, dépourvu de conscience, comme une bûche sans utilité.

 

42. Quelque mal que puisse faire un ennemi à un ennemi ou un haineux à un haineux, un cœur mal dirigé peut faire un bien plus grand mal.

 

43. Ce qu'une mère ou un père ou aucun autre parent ne pourra jamais faire, un cœur bien dirigé peut le faire, et par lui on s’élève.


 

IV — VERSET SUR LES FLEURS

 

 

44. Qui conquerra cette terre et le royaume de Yama (1)et ce monde avec le monde des Deva? Qui investiguera le sentier du Dhamma, bien enseigné, de même qu'un faiseur de guirlandes cueillerait des fleurs ?

 

45. Celui qui s'entraîne dans le Dhamma conquerra cette terre et le royaume de Yama et ce monde avec le monde des Deva. Celui qui s'entraîne investiguera le sentier du Dhamma bien enseigné, de même qu'un expert faiseur de guirlandes cueillerait des fleurs.

 

46. Sachant que ce corps est comme de l’écume et comprenant sa nature de mirage, l'on doit détruire les flèches fleuries de Māra et passer par-delà la vue du Roi de la mort.

 

47. L'homme qui cueille les fleurs, dont le mental est distrait, la mort l'emporte comme un grand flot emporte le village endormi.

 

48. L'homme qui cueille les fleurs, dont le mental est distrait et qui est insatiable dans les désirs, le Destructeur (2)l'amène en sa puissance.

 

49. Comme une abeille, sans nuire à la fleur, à sa couleur ou à son parfum s'envole, emportant seulement le miel, ainsi le sage doit parcourir le village.

 

50. On ne doit pas scruter les fautes des autres, non plus que les choses par eux faites ou non faites, mais ses propres actes faits et non faits.

 

51. Comme une fleur charmante et belle, mais qui est sans parfum ainsi est sans fruit le mot bien dit de celui qui n'agit pas selon.

 

52. Comme une fleur charmante, belle et très parfumée, ainsi est fructueux le mot bien dit de celui qui le met en pratique.

 

53. De même que d’un monceau de fleurs il est fait plus d'une guirlande, de même beaucoup de bonnes actions doivent être faites par celui qui est né mortel.

 

54. Le parfum des fleurs ne remonte pas le vent, non plus le parfum du bois de santal, du tagara ou du jasmin. Le parfum de l'attentif peut remonter le vent, l'homme excellent parfume toutes les directions

 

55. Santal, tagara, lotus, jasmin, de tous ces parfums le parfum de l'éthique est de loin le meilleur.

 

56. De petite valeur est le parfum du tagara ou du santal. Le parfum de l'homme éthique, qui se répand même parmi les Deva, est excellent.

 

57. De ceux qui sont éthiques, demeurant en vigilance, libérés par juste connaissance, Māra ne trouve pas la trace.

 

58-59. De même que sur un tas d'ordures, jeté sur la grand route, un lotus charmant au doux parfum peut croître, de même parmi le rebut des êtres, un disciple du Pleinement Éveillé éclipse par sa sagesse les mondains aveugles.

 V — VERSET SUR LES FOUS

 

 

60. Longue est la nuit pour celui qui veille, longue est la lieue pour celui qui est las, longue cette errance (samsara) pour le fou qui ne connaît pas l'Excellent Dhamma.

 

61. Si, quand il va, il ne rencontre pas un compagnon qui lui est supérieur ou égal, qu’il s'affermisse dans sa course solitaire. Il n'y a pas de compagnonnage avec un fou.

 

62. « J'ai des fils ! J'ai des biens !», ainsi le fou se tracasse. En vérité, lui, lui-même n'est pas à lui; à qui les fils, à qui les biens ?

 

63. Un fou qui pense qu'il est un fou est pour cette raison même un sage. Le fou qui pense qu'il est un sage est appelé vraiment un fou.

 

64. Quoique, toute sa vie, un fou s'associe à un sage il ne comprendra pas plus le Dhamma qu'une cuiller ne connaît la saveur de la soupe.

 

65. Si, seulement pour un moment, une personne intelligente s’associe à un sage, elle comprend rapidement le Dhamma comme la langue connaît la saveur de la soupe.

 

66. Les fous de petit jugement errent avec leur propre soi comme leur propre ennemi, faisant de mauvaises actions dont le fruit est amer.

 

67. Cette action n'est pas bien faite, quand étant faite, on s'en repent après, et le fruit de laquelle on mûrit, pleurant, le visage plein de larmes.

 

68. Cette action est bien faite, quand étant faite, on ne s'en repent pas après, et le fruit de laquelle mûrit avec jolie et plaisir.

 

69. Aussi doux que le miel, ainsi pense le fou d'une mauvaise action qui n'a pas mûri, mais quand cela arrive alors il va vers la peine.

 

70. Mois après mois, un fou peut bien manger sa nourriture avec un brin d'herbe Kusa, il ne vaut pas le seizième de ceux qui ont compris le Dhamma.

 

71. En vérité, une mauvaise action commise ne porte pas immédiatement son fruit, de même que le lait ne caille pas de suite; couvant, il suit le fou, comme le feu couvert par les cendres.

 

72. Le fou, vraiment pour sa ruine, gagne connaissance et renommée.
Elles détruisent son brillant destin et fendent  sa tête.

 

73. Le fou désire une réputation indue, priorité parmi les moines, autorité dans les demeures, honneurs parmi les autres clans.

 

74. « Que tant les laïcs que les moines pensent que par moi-même ceci fut fait. Pour chaque ouvrage, petit ou grand, qu'ils se rapportent à moi ». Telle est la pensée du fou; son désir et son orgueil augmentent.

75. Sûrement le chemin qui mène au gain mondain est un, et le chemin qui mène au Nibbana est autre. Comprenant ainsi, le Bhikkhu, le disciple de Bouddha ne doit pas se réjouir en faveurs mondaines, mais doit cultiver la retraite.

VI  - VERSETS SUR LE SAGE

 

 

76. Si quelqu’un voit un homme sage qui, comme s'il indiquait un trésor, fait remarquer les fautes et les réprouve, qu'il associe avec une telle sage personne ; le meilleur sera, non le pire, pour celui qui suivra une telle personne.

 

77. Qu'il avise, instruise et dissuade du mal, il est aimé de l'homme attentif, détesté par  l'inattentif.

 

78. Ne vous associez pas avec de mauvais amis ou avec des hommes médiocres, associez-vous avec des amis bons et des hommes excellents.

 

79. Celui qui s'abreuve profondément au Dhamma demeure en bonheur. Avec son coeur clarifié, le sage constamment se réjouit dans le Dhamma révélé par les Ariya

 

80. Les irrigateurs conduisent les eaux, les faiseurs de flèches façonnent les flèches, les charpentiers courbent le bois, les sages se contrôlent eux-mêmes

 

81. De même qu'un roc solide n'est pas ébranlé par le vent, ainsi le sage n’est pas agité par louange ou blâme.

 

82. Ainsi qu'un lac profond, clair et tranquille, le sage devient parfaitement clarifié en entendant le Dhamma.

 

83. L'homme excellent abandonne (l’attachement pour) toutes choses, l'homme pur ne bavarde pas avec des pensées de désir ; atteint par le bonheur ou la souffrance, le sage ne montre ni exaltation ni dépression.

 

84. Ni par égard pour soi, ni par égard pour un autre (un sage ne doit faire aucun mal). il ne doit pas désirer des fils, des richesses, un royaume (en faisant le mal). Par des moyens injustes, il ne doit pas désirer le succès. Alors un tel homme est vraiment moral, sage et droit.

 

85. Peu parmi les hommes vont à l'autre rive, le reste des humains court çà et là sur cette rive.

 

86. Il y a ceux qui agissent droitement, en accord avec le Dhamma, qui est bien exposé, ce sont ceux qui atteindront l'autre rive (traversant) le royaume de Mara si difficile à traverser.

 

87-88. Allant du foyer à l'état sans foyer, l'homme sage doit abandonner les états sombres et cultiver les brillants. Il doit chercher un grand délice dans la retraite, si difficile à goûter. Abandonnant les plaisirs sensuels sans empêchements, l'homme sage doit se nettoyer lui-même des souillures du cœur

 

89. Ceux dont le cœur a bien accompli les facteurs de l'Eveil, ceux qui sans s'attacher se réjouissent dans la renonciation du désir, ceux-là, les libres de corruption, les resplendissants, ont atteint le Nibbāna même en ce monde.

VII  - VERSETS SUR L'ARAHANT

 

 

90. Pour celui qui a achevé le voyage, pour celui qui est sans chagrin, pour celui qui est entièrement libéré de toutes choses, pour celui qui a détruit toutes les attaches, la fièvre de la passion n'existe pas.

 

91. Les attentifs s'exercent sur eux-mêmes, à aucune demeure ils ne sont attachés. Comme des cygnes quittent leur étang, ils abandonnent abri après abri.

 

92. Ceux qui n'accumulent pas (les activités karmiques et les possessions), qui sont bien attentifs au sujet de la nourriture, dont l'objet est la vacuité, le sans-signe, la délivrance, leur chemin ne peut être tracé, comme celui des oiseaux dans l'espace.

 

93. Celui dont les purulences sont détruites, qui n’est pas attaché à la nourriture, dont l'objet est la vacuité, le sans-signe, la délivrance, son chemin ne peut être tracé, comme celui des oiseaux dans l'air.

 

94. Celui dont les sens sont soumis, tels des coursiers bien entraînés par le conducteur de char, celui dont l'orgueil est détruit et qui est libre de purulences , de tels hommes fermes, même les Deva les tiennent pour chers.

 

95. Comme la terre, comme un poteau d’Indra, une personne libérée n'est pas ébranlée, elle est comme un étang non souillé par la boue. Pour un tel être qui ne peut changer, il n'y a plus d'errance

 

96. Calme est le mental, calme est la parole, calme l'action de celui qui, ayant la parfaite connaissance, est pleinement libre, parfaitement paisible et équilibré.

 

97. L'homme qui n'est pas crédule, qui comprend l'incréé (Nirvana), qui a coupé le lien de l'existence, qui a mis une fin à toutes occasions (du bon et du mauvais), qui a renoncé à tous désirs, celui là, vraiment est l'homme suprême.

 

98. Que ce soit dans un village ou dans une forêt, dans la vallée ou sur la colline, où que les Arahants demeurent, délicieux, vraiment, est ce lieu.

 

99. Délicieuses sont les forêts, qui ne plaisent pas aux mondains. Ceux qui sont sans passions s'y réjouiront, car ils n'y cherchent pas les plaisirs sensuels.

VIII - VERSETS SUR LES MILLIERS

 

 

100. Meilleur que mille mots sans utilité, est un seul mot bénéfique, qui pacifie celui qui l'entend.

 

101. Meilleur que mille versets de mots inutiles, est une seule ligne bénéfique, qui pacifie celui qui l'entend.

 

102. Réciterait-on cent stances de mots inutiles, qu'il vaudrait mieux
réciter un seul verset du Dhamma, qui pacifie celui qui l'entend.

 

103. Conquerrait-il mille fois mille hommes sur le champ de bataille, en vérité, le plus noble vainqueur est celui qui se conquiert lui-même.

 

104-105. La conquête de soi-même surpasse, en vérité, de loin la conquête de tous autres. Ni un Deva ou un Gandharva, non plus un Mara avec Brahma, ne pourraient changer en défaite la victoire de celui qui s'est dompté et qui vit en se contrôlant sans cesse.

 

106. Quoique mois après mois, par milliers de pièces de monnaie on fasse des offrandes pendant cent ans, si, même pour un instant, on rend hommage (à un libéré) avec un moi entraîné, cet hommage est, en vérité, meilleur qu'un siècle de sacrifices.

 

107. Si un homme pendant un siècle entretient le feu sacré dans la forêt,
et si seulement pour un moment il rend hommage (à un libéré) avec un moi entraîné, cet hommage est en vérité meilleur qu'un siècle de sacrifices.

 

108. En ce monde, quelque don ou quelque aumône qu'une personne cherchant du mérite offre pendant un an, tout cela ne vaut pas un seul quart. Meilleur est l'hommage rendu à l'homme de droiture.

 

109. Pour celui qui, habituellement, honore et respecte les aînés, quatre choses croissent: l'âge, la beauté, le bonheur et la force.

 

110. Vivrait-on cent ans, immoral et non contrôlé, mieux en vérité est vivre un seul jour, moral et pratiquant les jhāna.

 

111. Vivrait-on cent ans, sans sagesse et sans contrôle meilleur en vérité, est un seul jour de la vie de celui qui a la sagesse et pratique les jhāna.

 

112. Vivrait-on cent ans, borné et inerte, meilleur, en vérité, est un seul jour de celui qui fait un effort intense.

 

113. Vivrait-on cent ans, sans comprendre le surgissement et la chute, meilleur en vérité, est un seul jour de la vie de celui qui comprend le surgissement et la chute

 

114. Vivrait-on cent ans, sans voir le « sans mort » (1), meilleur, en vérité,
est un seul jour de la vie de celui qui voit le « sans mort ». 

 

115. Vivrait-on cent ans, sans voir l'incomparable Dhamma, meilleur, en vérité, est un seul jour de la vie de celui qui voit l'incomparable Dhamma. 

(1) le « sans-mort »: amatam, le Nirvāna, qui étant la fin des naissances est par conséquent la fin des morts

IX - VERSETS SUR LE MAL

 

 

116. Hâtez-vous de faire des actions bénéfiques, empêchez votre cœur de faire le mal ; car le mental de celui qui est lent à faire des actions méritoires se réjouit dans le mal.

 

117. Si une personne fait le mal, elle ne doit pas le faire de nouveau, elle n'y doit pas trouver plaisir, Douloureuse est l'accumulation du mal.

 

118. Si une personne accomplit des actions méritoires, elle doit le faire de nouveau, elle doit y trouver du plaisir. Bienheureuse est l'accumulation du mérite.

 

19. Même un malfaisant croit à la chance aussi longtemps que le mal n'a pas mûri ; mais quand il porte ses fruits, alors il voit les mauvais résultats.

 

120. Même une bonne personne voit (le bien) comme mal aussi longtemps qu'il n'a pas mûri mais quand il porte ses fruits, alors elle voit les résultats heureux.

 

121. Ne négligez pas le mal, disant « il ne m'atteindra pas ». Même par des gouttes qui tombent une jarre est remplie. De même le fou, amassant peu à peu, se remplit de mal.

 

122. Ne négligez pas le bien, disant « il ne m'atteindra pas ». Même par des gouttes qui tombent, une jarre est remplie. De même le sage, amassant peu à peu, se remplit de bien.

 

123. Exactement comme un marchant, avec une petite escorte et d'importantes marchandises, évite une route périlleuse, ou exactement comme celui qui désire vivre évite le poison, ainsi doit fuir complètement les choses mauvaises.

 

124. Une main qui n'a pas de plaies peut porter du poison, le poison n'affecte pas celui qui n'a pas de plaies. Il n'y a pas de mal pour celui qui n'agit pas erronément.

 

125. Sur celui qui offense un homme inoffensif, pur et innocent, sur ce vrai fou, le mal retombe comme une fine poussière jetée contre le vent.

 

126. Certains naissent d'une matrice, les malfaisants naissent en enfer, ceux qui se conduisent bien vont dans les cieux, ceux qui sont sans purulences réalisent le Nibbāna.

 

127. Nulle part dans les airs, ni au milieu de l'océan, ni au fond d'une grotte profonde, n'est trouvée une place sur terre où, y demeurant, l'on puisse échapper aux conséquences des mauvaises actions.

 

128. Nulle part dans les airs, ni au milieu de l'océan, ni au fond d'une grotte profonde, n'est trouvée une place sur terre où, y demeurant, l'on ne puisse être vaincu par la mort

X - VERSETS SUR LE CHÂTIMENT

 

 

129. Tous tremblent devant le châtiment, tous craignent la mort. Comparant les autres avec soi-même, on ne doit jamais tuer ou être cause de mort.

 

130. Tous tremblent devant le châtiment, à tous la vie est chère. Comparant les autres avec soi-même, on ne doit jamais tuer ou être cause de mort.

 

131. Quiconque désirant le bonheur pour lui-même, moleste avec le bâton les existences aimant le plaisir, n'obtient pas le bonheur dans l'au-delà.

 

132. Quiconque, désirant le bonheur pour lui-même, ne moleste pas avec le bâton les êtres désirant le bonheur, obtiendra le bonheur dans l'au-delà.

 

133. Ne dites à personne des paroles dures, ceux qui les reçoivent riposteront. Pleines de souffrances vraiment, sont les paroles coléreuses. L'échange de coups peut vous meurtrir.

 

134. Si, comme un gong brisé, vous vous taisez, vous avez déjà atteint Nibbāna, aucun ressentiment ne peut être trouvé en vous.

 

135. De même qu'avec un bâton le bouvier conduit les vaches à la pâture, ainsi font la mort et l'âge qui conduisent à leur fin la vie des existences.

 

136 Quand un fou commet des actions mauvaises, il ne comprend pas leur mauvaise nature. Par ses propres actions l'homme stupide est consumé, comme s'il était brûlé par le feu.

 

137-138-139-140. Celui qui avec un bâton blesse celui qui est sans bâton, viendra bientôt à l'un de ces dix états: il sera sujet à des souffrances aiguës, au désastre, au dommage corporel, ou même à une grave malade, ou à la perte de ses propres sentiments, ou il sera sujet à l'oppression, ou à une lourde accusation, ou à la perte de ses parents ou à la destruction de ses biens, ou au feu ravageant qui brûlera ses maisons. Et à la destruction du corps, cet homme sans sagesse renaîtra en enfer (nirayam : les monde des souffrances).

 

141. Ni l'errance nue, ni les cheveux tressés, ni l'ordure, ni le jeûne, ni se coucher sur le sol, ni la poussière, ni la boue, ni s'accroupir sur les talons ne peut purifier un homme qui n'a pas surmonté les doutes.

 

142. Quoique paré de couleurs gaies, s'il vit en paix (avec les passions) subjuguées (et les sens) contrôlés, ayant la certitude (des Quatre Degrés Aryas), de vie pure, ayant laissé de côté le bâton envers tous les êtres vivants, celui-là est un Brahmane vraiment, un samana (1), un Bhikkhu.

 

143. On peut trouver dans ce monde un homme qui, retenu par la modestie, évite les reproches comme un cheval bien dressé évite le fouet.

 

144. Comme un cheval bien dressé, touché par le fouet, de même, sois ardent et rempli d'émotion. Par la confiance, la moralité, l'effort, la concentration, l'investigation du Dhamma, en étant doué de connaissance et de conduite, et en étant attentif, débarrasse-toi de cette souffrance sans limites .

 

145. Les irrigateurs conduisent les eaux. Les faiseurs de flèches façonnent les flèches
Les charpentiers courbent le bois. Ceux de bonne conduite se contrôlent eux-mêmes.

(1) Samana : ascète bouddhiste

XI – VERSETS SUR LA VIEILLESSE

 

 

146. Quel rire, quelle exultation peut-il y avoir, alors que le monde brûle à jamais ? Étant submergé par l'obscurité, pourquoi ne cherchez-vous pas la lumière ?

 

147. Vois ce corps paré, masse de souffrances, masse d’infirmités, auquel constamment s'applique le cœur, duquel rien ne dure, rien ne persiste.

 

148. Complètement usée, cette forme, nid de maladies, périssable, masse putride, se brisera. En vérité, la vie se termine dans la mort.

 

149. Comme des courges jetées en automne, ces os grisâtres. Quel plaisir à les regarder ?

 

150. D'os est faite cette cité, habillée de chair et de sang. Là dedans sont déposés le déclin, la mort, la suffisance, le dénigrement.

 

151. Même les chars royaux ornés s'usent, le corps aussi arrive à la vieillesse, mais le Dharma du Sage ne décline point, ainsi que les Sages le révèle parmi les Sages.

 

152. Cet homme de petit savoir vieillit comme le bœuf, ses muscles croissent, sa sagesse ne s'accroît pas.

 

153. À travers tant de naissances, j'ai erré dans le Samsāra, cherchant mais ne trouvant pas le bâtisseur de cette maison. Pleine de souffrance est la naissance répétée.

 

154. Ô bâtisseur de maison, vous êtes vu, vous ne construirez plus de maison, toutes les poutres sont cassées, votre faîte est brisé, vers la dissolution (Nibbāna) va mon cœur. L'extinction de la soif, je l'ai atteinte.

 

155. Ceux qui n'ont pas mené dans leur jeunesse la vie de chasteté (brahmacariya) ou qui n'ont pas acquis de biens, languissent comme de vieux hérons au bord d'un lac sans poissons.

 

156. Ceux qui n'ont pas mené dans leur jeunesse la vie de chasteté ou qui n'ont pas acquis de biens gisent comme des arcs hors d'usage, ils soupirent après le passé.

XII – VERSETS SUR LE MOI

 

 

157. Si l'on sait que le moi est cher (à soi-même), l'on doit bien protéger le moi. Pendant chacune des trois veilles, le Sage doit rester vigilant.

 

158. On doit en premier s'établir soi-même dans ce qui convient.
Seulement alors on peut instruire un autre. Un tel Sage ne peut être blâmé.

 

159. Comme il instruit les autres, il doit agir lui-même. Lui-même pleinement contrôlé, il doit contrôler les autres, car difficile, vraiment, est le contrôle de soi.

 

160. Le Moi est le protecteur du moi, car quoi d'autre pourrait être un protecteur ? Par un moi pleinement contrôlé on obtient un refuge qui est dur à gagner.

 

161. Par le moi seulement, le mal est fait, il est né du moi, causé par le moi. Le mal écrase le non sage comme le diamant écrase une gemme dure.

 

162. Celui qui est corrompu à l'excès, comme la liane maluva étranglant un arbre sal, se fait à lui-même ce qu'un ennemi même souhaiterait pour lui.

 

163. Faciles à faire sont les choses qui sont mauvaises et  non bénéfiques au moi. Mais en vérité, très, très dur à faire ce qui est bénéfique et bon.

 

164. L'homme fou qui, à cause des vues fausses, méprise le Dhamma des Arahants, des Ariya et des Justes, fructifie - comme les fruits du roseau kashta uniquement pour sa propre destruction.

 

165. Par le moi seul, le mal est fait ; par le moi, on est souillé ; par le moi le mal n'est pas accompli ; par le moi on est purifié. Pureté et impureté dépendent du moi. Nul ne purifie un autre.

 

166. À cause bien être des autres, quelque grand qu'il puisse être, le propre bien-être de soi-même ne doit pas être négligé. Connaissant bien son propre bien-être, qu'il soit fortement appliqué au but.

XIII – VERSETS SUR LE MONDE

 

 

167. Ne suivez pas les petites choses, ne vivez pas en négligence. N'embrassez pas les vues fausses, ne soyez pas un mondain.

 

168. Soyez vigilant ! Ne soyez pas négligent! Menez une vie de droiture. L'homme qui marche dans la Voie du Dhamma vit heureux dans ce monde et dans le suivant.

 

169. Menez une vie de droiture, mais non une vie de corruption. L'homme qui marche dns la Voie du Dhamma vit heureux dans ce monde et dans le suivant.

 

170. Juste comme on verrait une bulle, juste comme on verrait un mirage, si une personne considère ainsi le monde, le Roi de la mort ne la verra pas.

 

171. Viens, vois ce monde et ce cœur semblable au char royal orné! Les fous s'y ébrouent, mais pour qui connaît profondément, il n'y a pas d'attachement.

 

172. Quiconque auparavant est négligent et qui ensuite ne l'est plus, celui là illumine ce monde comme la lune hors des nuages.

 

173. Quiconque par de bonnes actions couvre le mal fait, celui-là illumine le monde comme la lune hors des nuages.

 

174. Aveugle est ce monde; peu sont ceux qui ici voient clairement. Comme des oiseaux qui s'échappent d’un filet, sont ceux qui vont aux cieux.

 

175. Les cygnes voyagent sur le chemin du soleil; ceux qui sont doués de pouvoirs voyagent dans l'espace. Les sages sont conduits hors de ce monde, ayant conquit Māra et son armée.

 

176. Il n'y a pas de mal qui ne puisse être fait par quelqu'un qui ment, qui a transgressé la loi unique, et qui est indifférent à un autre monde.

 

177. En vérité, les avares ne vont pas dans les royaumes des Deva. Les fous, en vérité, ne louent pas la générosité. Mais l'homme sage se réjouit en donnant, et par cela devient heureux dans la vie future.

 

178. Meilleur qu'une unique souveraineté sur terre ou meilleur qu'aller au ciel, meilleur même que le pouvoir sur tous les mondes, est le fruit de celui «qui est-entré-dans le courant» (1).

 XIV – VERSETS SUR LE BOUDDHA

 

 

179. Celui de qui la conquête (des passions) n'est pas changée en défaite, dont aucune passion conquise dans ce monde ne le suit, ce bouddha sans trace, de rang suprême, par quel chemin le conduirez-vous (vers la tentation) ?

 

180. En celui dans lequel il n'y a pas cette soif enchevêtrante, embrouillante, de mener une quelconque vie, ce bouddha sans sentier, de rang suprême, par quel sentier le conduirez vous.

 

181. Ces sages, qui sont absorbés en méditation et qui se réjouissent dans la tranquillité de la renonciation, ces parfaits et vigilants bouddhas, même les Deva les tiennent pour les plus chers.

 

182. Rare est la naissance comme homme, difficile est la vie que les mortels mènent, difficile est l'ouïe du Dhamma sublime, rare est l'apparition d'un bouddha

 

183. S'abstenir de tout mal, cultiver le bien, purifier son esprit, voici l'enseignement des bouddhas.

 

184. La patience et l'endurance sont l'ascétisme le plus haut, Nibbāna est suprême, disent les bouddhas. Car n'est pas un disciple (pabbajita), celui qui blesse autrui, ni un ascète (samana) celui qui moleste les autres.

 

185. Ne pas insulter, ne pas blesser, se restreindre selon le code fondamental de discipline, se modérer en nourriture, vivre dans un endroit solitaire, pratiquer les plus hauts états de conscience (jhāna) ceci est l’Enseignement des bouddhas.

 

186-187. Le contentement dans les plaisirs sensuels ne s'élève pas d'une pluie de pièces d'or. De petite douceur, mais douloureux sont tes plaisirs des sens. Connaissant cela, l'homme sage ne trouve aucun délice même dans les plaisirs célestes. Le disciple du Pleinement illuminé se réjouit dans la destruction de la soif.

 

188. Les hommes frappés de peur vont en maints refuges, dans les collines, les bois, les jardins, les arbres et les temples.

 

189. Mais un tel refuge n'est pas sûr, un tel refuge n'est pas suprême; recourant à un tel refuge, on n’est pas libéré de tout mal.

 

190. Celui qui cherche refuge dans le Bouddha, le Dhamma et le Sangha, voit avec une juste connaissance les Quatre Vérités des Aryas.

 

191. La souffrance, la cause de la souffrance, le passage au delà de la souffrance et l'Octuple sentier qui mène à la cessation de la souffrance.

 

192. Ceci, vraiment est le sûr refuge; ceci, vraiment, est le refuge suprême. Cherchant un tel refuge, on est libéré de la souffrance.

 

193. L'homme accompli est difficile à trouver, il ne naît pas n’importe où. La famille où est né un tel sage prospère heureusement.

 

194. Heureuse est la naissance des bouddhas
Heureux est l'enseignement de l'excellent Dhamma
Heureuse est l'unité du Sangha
Heureux est l'ascétisme de l'unifié

 

195-196. Celui qui révère ceux qui sont dignes de révérence, que ce soit les bouddhas ou les disciples, celui qui a surmonté les passions et s'est débarrassé du chagrin et des lamentations, celui qui révère de tels êtres de paix et sans peur, son mérite ne peut être mesuré comme tel et tel, par qui que ce soit.

XV - VERSETS SUR LE BONHEUR

 

197. Heureux vivons-nous, sans haine parmi les haineux; au milieu des hommes qui haïssent nous demeurons sans haïr.

 

198. Heureux vivons-nous, en santé parmi les souffrants des souillures; au milieu des souffrants nous demeurons en santé.

 

199. Heureux vivons-nous sans languir pour les plaisirs des sens, parmi ceux qui languissent; au milieu de ceux qui languissent, nous demeurons sans languir.

 

200. Heureux vivons nous, nous qui n'avons pas d'attachements mondains, nous sommes nourris de joie extrême, comme les Deva radieux.

 

201. La victoire engendre la haine, le vaincu vit dans la souffrance. Le paisible vit heureux, abandonnant victoire et défaite.

 

202. Il n'y a pas de feu comparable à la convoitise, pas de crime comparable à la haine, il n'y a pas de mal comparable au corps, pas de bonheur plus haut que la paix (Nibbāna).

 

203. La faim est la plus grande des maladies, les sankhāra le plus grand mal. Connaissant ceci dans sa réalité, le sage réalise Nibbāna, le suprême bonheur.

 

204. La santé est le plus haut des gains, le contentement est la plus grande richesse, les proches véritables sont les meilleurs, Nibbāna est le suprême bonheur.

 

205. Ayant goûté la saveur de la parfaite retraite et de la paix, il est sans chagrin ni tache, savourant le goût de la haute joie du Dhamma.

 

206. Excellente est la vue des Ariya; leur compagnie est toujours bénéfique. Et ne voyant pas les fous, on sera toujours heureux.

 

207. En vérité, celui qui marche en compagnie des fous s’attriste pour longtemps, l'association avec les fous est toujours douloureuse, telle l'association avec un ennemi; heureuse est l'association avec un sage (dhīra), comme est la rencontre avec des proches.

 

208. En vérité, donc : les Ariya, sages, ayant la connaissance, instruits, sincères et respectueux s'associent avec de tels hommes vertueux et intelligents, comme la lune suit le chemin des étoiles.

XVI - VERSETS SUR LES AFFECTIONS

 

 

209. Se joignant à ce qui doit être évité, ne se joignant pas à ce à quoi il faut adhérer, abandonnant la recherche, celui là qui est attaché au plaisir envie celui qui s'exerce.

 

210. Ne pas fréquenter ceux qui vous sont chers, ni ceux qui ne vous sont pas chers. Ne pas voir ceux qui sont chers et voir ceux qui ne sont pas chers, tout est également douloureux.

 

211. Donc, ne tenez rien pour cher, car la séparation d'avec ceux qui sont chers est mauvaise, les liens n'existent pas pour celui à qui rien n'est cher ou non cher.

 

212. De l'affection naît le chagrin, de l'affection naît la crainte, pour celui qui est complètement libre d'affection, il n'y a pas de chagrin; d'où alors la crainte ?

 

213. De l'amour naît le chagrin, de l'amour naît la crainte, pour celui qui est complètement libre d'amour; d'où alors la crainte?

 

214. De l'attachement naît le chagrin, de l'attachement naît la crainte, pour celui qui est complètement libre d'attachement, il n'y a pas de chagrin; d'où alors la crainte?

 

215. Du désir sensuel naît le chagrin, du désir sensuel naît la crainte, pour celui qui est complètement libre du désir sensuel, il n'y a pas de chagrin, d'où alors la crainte ?

 

216. De la soif naît le chagrin, de la soif naît la crainte pour celui qui est complètement libre de soif, il n'y a pas de chagrin, d'où alors la crainte ?

 

217. Celui qui est parfait en moralité et connaissance, qui est établi dans le Dhamma, qui a réalisé les vérités et qui remplit ses propres devoirs, celui-là les gens le tiennent pour cher.

 

218. Celui qui a développé un souhait pour (atteindre) l'ineffable (Nibbāna) , celui dont le mental est pénétré (par les trois fruits), celui dont le coeur n'est pas lié par les désirs des sens, une telle personne est appelée ” celui qui est dans le courant supérieur “.

 

219. Cet homme, depuis longtemps absent et qui revient, sauf, de loin, les parents, les amis et ceux qui lui souhaitent du bien, lui font bon accueil à son arrivée.

 

220. De même, ses bonnes actions recevront celui qui les a faites, qui a quitté ce monde pour le prochain, comme les parents résolvent un être cher à son retour.

XVII - VERSETS SUR LA COLÈRE

 

 

221. On doit renoncer à la colère, on doit renoncer à l'orgueil, on doit surmonter les entraves. Les maux n'échoient jamais à celui qui ne s'attache pas à la psyché et au corps et qui est sans passion.

 

222. Celui qui, comme un char roulant, contient sa colère qui s'élève, je l'appelle un vrai conducteur, les autres ne sont que des teneurs de rênes

 

223. Dompter le colère par la non-colère
Dompter le mal par le bien
Dompter l'avarice par le don
Dompter le mensonge par la vérité.

 

224. On doit parler en vérité, on ne doit pas se mettre en colère, on doit donner sur ses rares provisions à qui demande. Par ces trois choses, on peut aller en présence des Deva.

 

225. Les sagesqui sont non violents et sont toujours contrôlés quant au corps, vont à l'état sans mort, libres de souffrance.

 

226. Et dans ceux qui sont toujours vigilants, s'entraînant eux-mêmes jour et nuit et qui sont complètement tendus vers le Nibbāna, les purulences s'évanouissent.

 

227. C'est un vieux dicton, Atula. Il n'est pas seulement d’aujourd’hui. « Ils blâment ceux qui s'assoient silencieux et ceux qui parlent de trop, ceux qui parlent peu, ils les blâment aussi; dans ce monde, il n'est personne qui ne soit blâmé ».

 

228. I1 n'y eut jamais, il n'y aura jamais, et il n'y a pas maintenant, une personne qui est totalement blâmée ou totalement louée.

 

229. Examinant jour après jour, celui qui est intelligent loue celui qui est sans défauts, composé et doué de connaissance et de moralité.

 

230. Qui ose blâmer celui qui est semblable à l'or raffiné ? Même les Deva le louent, par Brahma également il est loué.

 

231. On doit se garder des mauvaises actions causées par le corps, on doit être contrôlé quant au corps; abandonnant la mauvaise conduite du corps, on doit être de bonne conduite quant au corps.

 

232. On doit se garder des mauvaises actions causées par la parole, on doit être contrôlé quant à la parole; abandonnant la mauvaise conduite de la parole, on doit être de bonne conduite quant à la parole.

 

233. On doit se garder des mauvaises actions causées par le mental. On doit être contrôlé quant au mental; abandonnant la mauvaise conduite du mental, on doit être de bonne conduite quant au mental.

 

234. Les sages sont contrôlés en action, en parole aussi ils sont contrôlés, ils sont contrôlés aussi bien en mental. En vérité, ils sont pleinement contrôlés.

XVIII - VERSETS SUR LES IMPURETÉS

 

 

235. Comme une feuille qui se dessèche, êtes-vous maintenant, les messagers de la mort vous attendent, vous vous tenez sur le seuil du déclin, et il n'y a aucun recours pour vous.

 

236. Faites une île de vous-même, efforcez vous durement et devenez sage; purgés des impuretés et sans passion, vous entrerez dans la Terre sublime des Arya

 

237. Votre vie est arrivée à sa fin maintenant. La mort vous assigne en sa présence. En chemin, il n'y a aucune place de repos pour vous. Aucun recours non plus pour vous.

 

238. Faites une île de vous-même, efforcez vous durement, devenez sage, purgé des impuretés et sans passions, vous ne reviendrez pas à la naissance et au déclin.

 

239. Par degrés, petit à petit, de moment en moment, un homme sage doit enlever ses propres impuretés, comme un orfèvre enlève les scories de l'argent.

 

240. Comme la rouille, sortie du fer, se détruit d'elle-même lorsqu'elle apparaît, ainsi ses propres actions conduisent le transgresseur dans les états de malheur.

 

241. L'absence de répétition est la rouille des mantras, l'absence d'effort est la rouille des maisons, l'indolence est la corruption de la beauté, l'inattention est le défaut du veilleur.

 

242. La mauvaise conduite est impureté de la femme, l'avarice est l'impureté du donneur, les impuretés, en vérité, sont toutes mauvaises choses dans ce monde et le prochain.

 

243. Une plus mauvaise impureté que celles-ci est l'ignorance, la plus grande. Abandonnant cette impureté soyez sans impuretés, ô bhikkhus.

 

44. Facile à vivre est la vie de celui qui est sans honte, qui est impudent comme la corneille, médisant, hardi, arrogant et corrompu.

 

245. Dure est la vie de celui qui est modeste, qui cherche constamment la pureté, est détaché, humble, de vie propre et intelligent.

 

246-247. Celui qui, en ce monde, détruit la vie, dit des mensonges, prend ce qui n'est pas donné, va vers la femme des autres, et l'homme qui s'adonne aux intoxicants, un tel homme déterre sa propre racine dans ce monde ci.

 

248. Sache ainsi, ô brave homme ! « Malaisées à contrôler sont les mauvaises choses ». Ne laisse pas la convoitise et la perversité te traîner vers la misère prolongée.

 

249. Les gens donnent suivant leur confiance et leur contentement. Quiconque, en cela, est envieux de la nourriture et de la boisson des autres, ne parvient pas au Samādhi que ce soit de jour ou de nuit.

 

250. Mais celui qui a coupé complètement ceci : le sentiment, l'a déraciné, l'a détruit, atteint au Samadhi de jour et de nuit.

 

251. I1 n'y a pas de feu semblable au désir, pas d'étreinte semblable à la haine, il n'y a pas de filet semblable à l'illusion, pas de flot semblable à la soif.

 

252. Facilement vues les fautes des autres, difficiles à voir nos propres fautes; comme de la menue paille, on trie la faute des autres, mais on cache les siennes comme se dissimule un habile oiseleur.

 

253. Celui qui voit les fautes des autres et est toujours irritable, ses purulences croîtront, il est loin de la destruction des purulences.

 

254. Dans l'espace, il n'y a pas de sentier, pas d'ascètes (samana) en dehors de la communauté; les hommes trouvent leurs délices dans les obstacles, les Tathāgata sont libres d'obstacles.

 

255. Dans l'espace il n'y a pas de sentier, il n'y a pas d'ascètes (samana) en dehors de la communauté; il n'y a pas de conditionné qui soit éternel, il n'y a pas d'instabilité dans les bouddhas.

XIX - VERSETS SUR LE JUSTE

 

 

256. Il n'est pas juste celui qui juge faussement, l'homme sage doit rechercher et le vrai et le faux.

 

257. L'homme intelligent qui conduit les autres non faussement mais selon le Dhamma et impartialement, et qui est gardien du Dhamma est appel‚ un «  juste ».

 

258. Ce n'est pas un sage simplement parce qu'il parle beaucoup. Celui qui est sûr, sans haine et sans peur est appelé‚ un sage.

 

259. Il n'est pas « versé dans le Dhamma » simplement parce qu’il parle beaucoup. Celui qui écoute peu et voit le Dhamma par le corps et l'esprit est en vérité « versé dans le Dhamma ». Ainsi en est-il de celui qui n’est pas négligent vis-à-vis du Dhamma

 

260. Pas plus est-il un Thera (1)simplement parce que sa tête est grise et que son âge est mûr.« Vieux-en-vain », serait-il appelé.

 

261. Celui en qui sont vertu, Dhamma, non violence, contrôle et discipline, cet homme sage qui a rejeté les impuretés est, en vérité, appelé un Thera .

 

262. Non par seule éloquence, non par belle apparence, un homme devient-il « de bonne nature », s'il est jaloux, égoïste ou menteur.

 

263. Mais celui en qui ces défauts sont complètement coupés, arrachés et éteints, cet homme sage qui a rejeté la haine est appelé, en vérité, « de bonne nature »

 

264. Ce n'est pas en se rasant la tête qu'un homme indocile qui profère des mensonges devient un ascète. Comment serait un ascète, lui qui est plein de désir et de convoitise ?

 

265. Celui qui a subjugué totalement le mal ― petit et grand ― est appelé un ascète, parce qu'il a vaincu tout mal.

 

266. Non plus est-il un bhikkhu simplement parce qu'il obtient des autres (sa nourriture). En adoptant des manières offensantes, on ne deviendra certainement pas un bhikkhu.

 

267. En ceci qu'il a abandonné le mérite et le démérite, qu'il est brahmacarya, qu'il vit dans ce monde avec compréhension, vraiment il est appelé un bhikkhu.

 

268-269. Pas seulement par le silence, il deviendra un sage, celui qui est inerte et ignorant. Mais l'homme sage, qui, comme s'il se saisissait d'une balance, prend le meilleur et fuit le mal, est vraiment un sage. Pour cette raison, il est un sage. Celui qui comprend tous les mondes est, en conséquence, appelé un Sage.

 

270. Il n'est pas non plus un Ariya celui qui blesse les êtres vivants. Par la non-violence envers tous les êtres vivants, il est appelé‚ un Ariya.

 

271-272. Ce n'est pas à cause d'une simple moralité et de l'accomplissement des devoirs, ni à cause de beaucoup d'études, ni même à cause de l'acquisition de la concentration, ni à cause de la réclusion, (ni en pensant) : « je jouis de la béatitude de la renonciation, inconnue du mondain», que vous devez vous reposer satisfait, sans atteindre l'extinction des purulence (asava).

 XX - VERSETS SUR LE SENTIER

 

 

273. Des sentiers, l'octuple est le meilleur.
Des vérités, les Quatre Vérités sont les meilleures.
L'état sans passions est le meilleur des états.
Des êtres à deux pieds, le voyant est le meilleur.

 

274. Ceci est la seule Voie, il n’y en a pas d'autre pour la pureté de la vision; entrez dans ce sentier, c'est la déroute de Māra.

 

275. Entrant dans cette Voie, vous mettrez fin à la douleur. L'ayant appris, je vous ai enseigné le sentier de l'enlèvement des épines.

 

276. Vous, vous-mêmes, devez faire un effort, les Tathāgata sont seulement des instructeurs, les méditatifs qui entrent dans la voie sont délivrés des liens de Māra.

 

277. « Impermanentes sont toutes choses conditionnées ». Quand on discerne ceci avec sagesse, on est dégoûté de l'insatisfaisant. Ceci est le sentier de la pureté.

 

278. « Insatisfaisantes sont toutes choses conditionnées ». Quand on discerne ceci avec sagesse, on est dégoûté de l'insatisfaisant.
Ceci est le sentier de la pureté.

 

279. « Sans essence (anatta) sont toutes choses ». Quand on discerne ceci avec sagesse, on est dégoûté de l'insatisfaisant. Ceci est le sentier de la pureté.

 

280. Le nonchalant qui ne lutte pas quand il doit lutter, qui, bien qu'il soit jeune et fort, est indolent, dont l'intention d'aspiration est affaiblie, qui est paresseux, ne réalisera pas la Voie par la Sagesse.

 

281. Gardé en paroles, bien contrôlé en mental, qu'il ne fasse rien de non méritoire par le corps, qu'il purifie ces trois modes d'action et conquière le sentier réalisé par les Sages .

 

282. Vraiment, de la méditation naît la compréhension, sans méditation la compréhension s'évanouit. Connaissant ce double sentier de perte et de gain, que l'on se conduise de façon à ce que la compréhension puisse croître.

 

283. Coupez la forêt des passions mais non les arbres réels. Car de la forêt des passions naît la peur. Coupant la forêt et les taillis, soyez nettoyés de vos passions, bhikkhus

 

284. Car aussi longtemps que le taillis des passions d'un homme envers les femmes n'est pas coupé, restât-il un brin, aussi longtemps son mental est dans les liens, comme le veau qui tète encore est lié à sa mère.

 

285. Coupez votre affection, comme avec la main un lilas d'automne. Cultivez ce sentier de paix. Nibbāna a été exposé par le Bien Allé.

 

286. Je veux demeurer ici à la saison des pluies, là en automne et en été, ainsi le fou rêve, il ne réalise pas le danger (de la mort)

 

287. L'homme possédé par le désir ardent, dont le mental est fixé sur les enfants et les troupeaux, la mort le saisit et l'emporte comme un grand flot le village endormi.

 

288. Là, aucun fils comme protection, ni père ni même des parents. Pour celui qui est vaincu par la mort, là, pas de protection des parents.

 

289. Comprenant ce fait, que l'homme sage, moralement contrôlé, dégage rapidement la voie qui mène à Nibbāna

XXI - VERSETS DIVERS

 

 

290. Si en renonçant à quelque bonheur léger, on peut obtenir un plus grand, que l'homme sage renonce au petit considérant le plus grand bonheur.

 

291. En infligeant la douleur aux autres, celui qui désire son propre bonheur n'est pas soulagé de la haine, étant lui-même embarrassé dans les liens de la haine

 

292. Ce qui doit être fait est laissé non fait, ce qui ne doit pas être fait est fait.
Les purulences de ceux qui sont arrogants et inattentifs augmentent.

 

293. Ceux qui toujours, énergiquement, pratiquent l'attention au corps, qui ne suivent pas ce qui ne doit pas être fait, qui toujours font ce qui doit être fait, les purulences de ceux-là, attentifs et conscient, vont à leur fin.

 

294. Ayant tué la mère (la soif), le père (l'égotisme ), deux rois guerriers (opinions sur l'éternalisme et le nihilisme) et ayant détruit un pays ( les sens et leurs objets) avec son gardien du trésor (attachement père), imperturbé va le Brāhmane (l'Arahant)

 

295. Ayant tué le père et la mère, deux Rois Brahmines et ayant détruit le périlleux cinquième*, imperturbé va le Brahmane.

 

296. Bien éveillés, les disciples de Gotama toujours s'élèvent, eux qui jour et nuit constamment mettent leur attention sur le Bouddha.

 

297. Bien éveillés, les disciples de Gotama toujours s'élèvent, eux qui, jour et nuit, constamment mettent leur attention sur le Dhamma.

 

298. Bien éveillés, les disciples de Gotama toujours s'élèvent, eux qui, jour et nuit, constamment mettent leur attention sur le Sangha.

 

299. Bien éveillés, les disciples de Gotama toujours s'élèvent, eux qui, jour et nuit, constamment mettent leur attention, sur le corps.

 

300. Bien éveillés, les disciples de Gotama toujours s'élèvent, eux dont le mental, jour et nuit se réjouit dans la non-violence.

 

301. Bien éveillés, les disciples de Gotama toujours s'élèvent, eux dont le mental jour et nuit se réjouit dans la méditation (bhāvanā).

 

302. Difficile est la renonciation, difficile est de s'en réjouir. Difficile et pénible est la vie du foyer. Pénible est l'association avec ceux qui ne sont pas des égaux. Les maux accablent un voyageur dans leSamsara. Par conséquent, ne soyez pas un voyageur, ne soyez pas un poursuiveur d'insatisfaction.

 

303. Celui qui est rempli de confiance et de vertu, possesseur de renommée et de richesses, en quelque pays qu'il se trouve, il est partout honoré.

 

304. Même de loin, les bons sont visibles comme l'Himalaya, alors que les mauvais sont invisibles comme des flèches lancées dans la nuit.

 

305. Celui qui s'assied solitaire, celui qui marche solitaire, celui qui demeure solitaire, celui qui est ardent, celui qui, solitaire, subjugue le soi, cherchera ses délices dans les profondeurs des forêts

XXII - VERSETS SUR LES ÉTATS MALHEUREUX

 

 

306. Le menteur va dans l'état malheureux, comme celui qui ayant fait, dit : « je n'ai pas fait». Tous deux, partant dans l'autre monde, deviennent égaux, hommes d'actions viles.

 

307. Beaucoup, qui portent à sur le cou la robe jaune, sont de mauvaise nature, incontrôlés et mauvais. A cause de leurs mauvaises actions, ils renaissent dans l'état malheureux.

 

308. Mieux vaut avaler une boule de fer rouge, semblable à une flamme de feu, que de manger les aumônes, immoral et incontrôlé.

 

309. Quatre infortunes accablent un homme insouciant qui commet l'adultère le démérite, le sommeil perturbé, le blâme en troisième, l'état malheureux en quatrième.

 

310. L'acquisition de démérite cause une naissance future malheureuse ; brève est la joie de l'homme inquiet et de la femme: le roi impose une lourde punition. Donc qu'aucun homme ne fréquente la femme d'un autre.

 

311. Exactement comme l'herbe kusa qui, cueillie maladroitement, coupe la main de qui la cueille, de même la vie ascétique, maladroitement menée, mène à l'état malheureux.

 

312. Tout acte relâché, toute observance corrompue, toute vie de brahmacariya douteuse, rien de ceci n'est de grand fruit.

 

313. Si quelque chose doit être fait, qu'il le fasse, qu'il l'entreprenne énergiquement, car l'ascétisme relâché, tout au plus, fait de la poussière.

 

314. Il est mieux de ne pas faire une mauvaise action, après, on s'en tourmente. Il est mieux de faire une bonne action, l'ayant faite, on ne s'en repent pas après.

 

315. Comme une ville frontière gardée au dehors et au dedans, gardez-vous vous mêmes. Sûrement, ne laissez pas glisser cette opportunité, car ceux qui laissent glisser cette opportunité, souffrent quand ils naissent dans les états malheureux.

 

316. Les êtres qui ressentent de la honte pour ce qui  n'est pas honteux, qui ne ressentent pas de honte pour ce qui est honteux embrassent des vues fausses et vont vers les états malheureux.

 

317. Les êtres qui voient de la crainte là où il n'y en a pas, qui ne voient pas la crainte dans ce qui doit être craint, embrassent des vues fausses et vont vers les états malheureux.

 

318. Les êtres qui imaginent le faux dans ce qui ne l'est pas, qui ne voient pas l'erreur dans ce qui est erroné, embrassent des vues fausses et vont vers les états malheureux.

 

319.Les êtres connaissant le faux comme faux et ce qui est juste comme juste, embrassent des vues justes et vont vers l'état heureux.

XXIII – VERSETS SUR L'ÉLÉPHANT

 

 

320. Comme un éléphant sur le champ de bataille résiste aux flèches tirées de l'arc, ainsi endurerai-je les injures. En vérité la plupart des gens sont de mauvaise nature.

 

321. Ils conduisent les chevaux ou éléphants dressés, à une assemblée. Le roi monte l'animal dressé. Les meilleurs parmi les hommes, sont les hommes dressés qui endurent l'injure.

 

322. Excellentes sont les mules dressées, ainsi sont les mules du Sindh, complètement entraînées et les nobles éléphants porteurs de défenses ; mais de loin, le plus excellent est celui qui s'entraîne lui-même.

 

323. Sûrement, on n'ira jamais vers la terre infoulée (Nibbāna) en montant ces animaux, l'homme contrôlé par le soi subjugué le fait.

 

324. Le porteur de défenses nommé Dhanapālako, au temps du rut, incontrôlable, captif, ne mange plus une bouchée. Le porteur de défenses se souvient de la forêt des éléphants.

 

325. Quiconque est torpide, glouton, endormi, qui erre de ci de là, ou qui gîte comme un gros porc nourri d'eaux sales, cet homme stupide, encore et encore, cherchera la matrice (la renaissance).

 

326. Précédemment, ce cœur allait errante comme il voulait, où il désirait, comme il lui plaisait. Aujourd'hui, avec attention, je la maintiendrai complètement, comme un mahout avec son croc, l'éléphant en rut.

 

327. Réjouissez-vous dans la non négligence. Gardez bien votre cœur. Dégagez-vous de la mauvaise voie comme l'éléphant enfoncé dans la fange se dégage.

 

328. Si vous trouvez un compagnon prudent (qui convient) pour vivre avec vous, qui se conduise bien et est sage, vous pouvez vivre avec lui, joyeusement et avec attention, surmontant tous dangers.

 

329. Si vous ne trouvez pas un compagnon (qui convient) pour vivre avec vous, qui se conduise bien et qui est sage, alors, comme un roi quitte un royaume conquis, vous devez vivre seul comme un éléphant dans la forêt des éléphants.

 

330. Meilleur est de vivre seul, il n'y a pas de compagnonnage possible avec un fou. Que l'on vive seul, ne faisant aucun mal et que l'on soit libre de soucis, comme un éléphant dans la forêt des éléphants.

 

331. Heureux les amis quand le besoin survient
     Heureux le contentement avec juste ceci ou cela
     Heureux le mérite quand la vie est à sa fin
     Heureuse est la destruction de toute souffrance.

 

332. Heureux, en ce monde, d'assister sa mère
     Heureux aussi d'assister son père
     Heureux d'assister les ascètes
     Heureux aussi d'assister les Purs.

 

333. Heureuse est la vertu jusqu'à la vieillesse
     Heureuse la confiance inébranlable
     Heureuse l'obtention de la sagesse
     Heureuse l'abstention du mal.

XXIV - VERSETS SUR LA SOIF

 

 

334. La soif d'un homme livré à une vie négligente croît comme une liane. Il saute de vie en vie comme un singe aimant les fruits de la forêt.

 

335. Quiconque en ce monde, si cette soif indigne et agrippante le vainc, ses chagrins fleurassent comme l'herbe bīrana bien arrosée.

 

336. De quiconque, en ce monde, vainc cette soif indigne et déréglée, les chagrins tombent, comme les gouttes d'eau de la feuille du lotus.

 

337. Ceci, je vous le dis ! Bonne chance à vous qui êtes assemblés ici ! Creusez profond pour déraciner la soif comme quelqu'un en quête de la douce racine de bīrana. Ne laissez pas Māra vous écraser encore et encore, comme le torrent un roseau.

 

338. Juste comme un arbre aux racines non endommagées et solides, qui, quoique coupé, fera des rejets, de même, si la soif latente n'est pas déracinée, ce chagrin s'élèvera encore et encore.

 

339. En celui en qui les trente six courants (de la soif) qui coulent vers les objets de plaisir sont forts, des pensées pulsantes, pleines de désir emportent cet homme à la mauvaise compréhension.

 

340. De partout coulent les flots (soifs). Les lianes naissent et demeurent. Voyant cette liane qui a surgi ; avec sagesse, coupez les racines.

 

341. Vers ces êtres, là, s'élèvent des plaisirs qui se ruent (vers les objets des sens) et qui sont imbibés (de soif). Ces hommes penchés sur le plaisir, ne cherchant que le bonheur, vont, en vérité, à la naissance et au déclin.

 

342. Les hommes, enveloppés par la soif, sont terrifiés comme un lièvre captif ; tenus fermes par les entraves et les liens, pour longtemps, ils vont vers le chagrin, encore et encore.

 

343. Les hommes, enveloppés par la soif, sont terrifiés comme un lièvre captif. Par conséquent, un bhikkhu, qui souhaite l'état sans passion (Nibbāna) doit écarter la soif.

 

344. Celui qui, vide de désir, (pour le foyer), est attaché à la forêt (de l'ascétisme) et étant libre de désir (pour le foyer) retourne en courant à ce même foyer - contemple cet homme ! - libre, il retourne en courant à ce lien même.

 

345. Ce n'est pas un lien puissant, dit le sage, que celui qui est fait de fer, de bois ou de chanvre. De loin est plus puissante cette soif pour les joyaux et les ornements, les fils et les épouses.

 

346. Ce lien est fort, dit le sage. Il jette à bas, il est lâche, il est difficile à délier. Ceci aussi, ils le coupent et abandonnant  les plaisirs sensuels, ils renoncent, sans plus de désir.

 

347. Ceux qui sont enivrés de convoitise tombent dans le courant comme une araignée tomberait dans la toile qu'elle - même a tissée. Ceci aussi le sage l'a coupé et il erre, sans désir, renonçant à tous chagrins.

 

348. Abandonnez le passé, abandonnez le futur, abandonnez le présent pour aller sur l'autre rive de l'existence avec le mental libéré de toute chose, ne subissez pas de nouveau la naissance et le déclin.

 

349. Pour la personne qui est agitée par de mauvaises pensées, qui est de fortes passions, qui ne voit que le plaisant, la soif grandit fermement. Vraiment, elle renforce les liens.

 

350. Celui qui se réjouit en subjuguant les pensées, qui médite sur l'impureté, celui qui est toujours attentif, celui là mettra une fin à la soif ; il coupera le lien de Māra.

 

351. Celui qui a atteint le but, qui est sans peur, qui est dépourvu de soif, qui est sans passions, qui a coupé les épines de la vie, ce sien corps est le dernier.

 

352. Celui qui est dépourvu de soif et libre d'attachement, celui qui est habile en étymologie et en vocabulaire, celui qui connaît le groupement des syllabes et leur assemblage, il est celui qui est appelé le porteur du dernier corps, celui de profonde sagesse, un grand homme.

 

353. “J'ai tout vaincu, je connais tout, de tout je suis détaché, à tout j'ai renoncé, je suis pleinement libéré par la destruction de la soif. Ayant tout compris par moi-même, qui pourrai- je appeler mon Maître?”

 

354. Le don du Dhamma surpasse tous les dons.
    La saveur du Dhamma surpasse toutes les saveurs.
    Le délice dans le Dhamma surpasse tous les délices.
    Celui qui a détruit la soif surmonte toutes les douleurs.

 

355. Les richesses ruinent le fou, mais non ceux en quête du « par-delà ». Par la soif des richesses, l'homme sans intelligence se ruine comme s'il ruinait les autres.

 

356. La mauvaise herbe est la souillure des champs ; l'attachement est la souillure de l'homme. Par conséquent, ce qui est donné à ceux qui sont sans passion porte un grand fruit

 

357. La  mauvaise herbe est la souillure des champs; la haine est la souillure de l'homme. Par conséquent, ce qui est donné à ceux qui sont libres de haine, porte un grand fruit.

 

358. La mauvaise herbe est la souillure des champs l'illusion est la souillure de l'homme. Par conséquent, ce qui est donné à ceux qui sont libres d'illusion porte un grand fruit.

 

359. La mauvaise herbe est la souillure des champs ; le désir est la souillure de l'homme. Par conséquent, ce qui est donné à ceux qui sont sans désir, porte un grand fruit.

XXV - VERSETS SUR LE BHIKKHU

 

 

360. Il est bon de contrôler l'œil, il est bon de contrôler l'oreille; il est bon de contrôler le nez, il est bon de contrôler la langue.

 

361. Il est bon de contrôler l'acte, il est bon de contrôler la parole, il est bon de contrôler le mental, il est bon de contrôler toutes choses. Le bhikkhu contrôlé de toutes parts est libre de toute souffrance

 

362. Celui qui est contrôlé quant à la main, au pied, au langage, et au plus haut   ̶ la tête ;
celui qui se réjouit en méditation, et qui est composé; celui qui est seul et satisfait ; celui-là je l'appelle un bhikkhu.

 

363. Le bhikkhu qui a le contrôle de la langue, qui parle avec sagesse, qui n'est pas infatué, qui explique le sens et le texte, douce, en vérité, est sa parole.

 

364. Le bhikkhu qui demeure dans le Dhamma, qui se réjouit dans le Dhamma, qui médite sur le Dhamma, qui se rappelle bien le Dhamma, ne tombe pas hors du Dhamma excellent.

 

365. Qu'il ne méprise pas ce qu'il a reçu, qu'il n'aille pas enviant le gain des autres. Le bhikkhu qui envie le gain des autres, n'atteint pas a la concentration.

 

366. Quoiqu'il ait peu reçu, si un bhikkhu ne méprise pas ce peu, les Deva le loueront, lui qui est de vie pure et n'est pas indolent.

 

367. Celui qui n'a aucune conception de “moi et mien”, que ce soit envers le corps ou l’esprit, celui qui ne se chagrine pas pour ce qu'il n'a pas, celui-là en vérité, est appelé un bhikkhu.

 

368. Le bhikkhu qui demeure en amour bienveillant. Qui est content de l’enseignement du Bouddha, atteint à cet état de paix et de bonheurs, la tranquillisation des agrégats d’existence.

 

369. Videz ce bateau, ô bhikkhu ! Vidé par vous, il ira rapidement. Coupant votre convoitise et votre animosité ; par ce moyen, vous irez vers le Nibbāna

 

370. Cinq supprimés, cinq abandonnés, de plus cinq cultivés, le bhikkhu qui a été au delà des cinq obstacles est appelé le « traverseur-de-courant »

 

371. Méditez bhikkhu ! Ne soyez pas inattentifs. Ne laissez pas votre esprit tournoyer sur les plaisirs des sens. Ne soyez pas négligents et n’avalez pas une bille de fer brûlante. Si vous vous brûlez, ne vous lamentez pas que « ceci est souffrance ».

 

372. Il n’y à pas de méditation (jhāna) sans sagesse. I1 n'y a pas de sagesse sans méditation. Celui en qui il y a sagesse et méditation est, en vérité, en présence de Nibbāna.

 

373. Le bhikkhu qui s'est retiré dans une demeure solitaire, qui a calmé son cœur qui perçoit clairement le Dhamma expérimente une joie supra-humaine-

 

374. Celui qui, continuellement, est pleinement attentif (sati) de l’origine et de la disparition des agrégats expérimente joie et ravissement, réalisant le sans mort (Nibbāna)

 

375. Et voici. le commencement pour un bhikkhu  plein de sagesse: contrôle des sens, contentement, restreinte en rapport avec le Patimokka (code fondamental de l’éthique), association avec des amis énergiques et bénéfiques de vie pure.

 

376. Qu'il soit cordial en ses manières et raffiné en conduite. Par cela, plein de joie, il mettra fin à la souffrance.

 

377. Comme la liane du jasmin laisse tomber ses fleurs fanées, ainsi, bhikkhus, devez-vous rejeter totalement la convoitise et l'agressivité.

 

378. Le bhikkhu qui est calme en son corps, calme en sa parole, tranquille, qui est bien composé, qui vomi toutes choses mondaines, est vraiment appelé un “paisible”.

 

379. Par le moi, censurez le moi ; par le moi, examinez le moi. Gardé par le moi et attentif, bhikkhus, vous vivrez heureux.

 

380. Le moi, en vérité, est le protecteur du moi. Le moi, en vérité, est le refuge du moi. Contrôlez, par conséquent, votre propre moi comme un marchand contrôle un noble coursier.

 

381. Plein de joie, plein de confiance dans l'enseignement du Bouddha, le bhikkhu atteindra l'état de Paix, l’apaisement des choses conditionnées, la béatitude

 

382. Le bhikkhu qui, pendant qu’il est encore jeune, se dévoue à l’enseignement du Bouddha, illumine ce monde comme la lune sortant des nuages.

XXVI - VERSETS SUR LE BRĀHMANE

 

 

383. Luttez et divisez le courant. Écarte, Brāhmane, les désirs des sens. Connaissant la destruction des constituants de la vie, sois, Brāhmane, le connaisseur de l'incréé (Nibbāna).

 

384. Quand en deux états (tranquillité du cœur et vue pénétrante) un Brāhmane va sur l'autre rive, alors tous les liens de ce Connaissant tombent.

 

385. Celui pour qui n'existe pas cette rive-ci (les six sens internes) ou cette rive-la (les six sens externes), non plus qu'à 1a fois cette rive ci et cette rive là, celui qui est sans détresse et non lié, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

386. Celui qui est méditatif, sans taches, et fixé, celui qui a fait son devoir et est libre des purulences, celui qui a atteint le plus haut but, lui, je l'appelle un Brāhmane

 

387. Le Soleil brille le jour, la Lune brille la nuit, le guerrier armé brille, le Brāhmane en méditation brille, mais la gloire du Bouddha brille jour et nuit.

 

388. Parce qu'il a écarté le mal, il est appelé un Brāhmane; parce que sa conduite est équilibrée, il est appelé unSamana ; puisqu’il a renoncé à ses impuretés, il est appelé un “En allé” (Pabbajito).

 

389. On ne doit pas frapper un Brāhmane. Non plus ce Brāhmane ne doit pas donner libre cours à sa colère contre qui le frappe. Honte a celui qui frappe un Brāhmane ; plus grande honte sur le Brāhmane qui donne libre cours à sa colère.

 

390. Pour un Brāhmane, cette non-revanche n’est pas de petit avantage. Quand le mental est sevré des choses chères, et que l'intention de blesser cesse, c'est seulement alors que la souffrance s'apaise.

 

391. Celui qui ne fait aucun mal par le corps, la parole ou le mental, celui qui est contrôlé en ces trois modes celui-là, je l'appelle un Brāhmane.

 

392. Celui par qui on connaît le Dhamma enseigné par le Pleinement Eveillé, on doit assidûment le révérer comme un Brāhmane révère le feu du sacrifice.

 

393. Ce n'est pas par le tressage des cheveux, ni par la famille, ni par naissance que l’on devient Brāhmane. Mais celui en en qui existe à la fois la vertu et le Dhamma, il est pur, il est Brāhmane.

 

394. Pourquoi ces cheveux tressés, ô homme sans intelligence ? Pourquoi ce vêtement en peau d'antilope ? Intérieurement vous êtes plein de passions, extérieurement vous vous parez.

 

395. La personne qui porte des robes trouvées sur les tas d’ordures, qui est maigre, dont les veines sont apparentes, qui médite seule dans la forêt, celle-là je l’appelle un Brāhmane

 

396. Je ne l'appelle pas un Brāhmane, simplement parce qu'il est né ou issu d'une mère Brahmane. Il est simplement «  Monsieur », s'il a conservé les obstacles. Celui qui est libéré des obstacles, libre d'attachements, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

397. Celui qui a coupé tous les liens, celui qui ne tremble pas, celui qui a été au-delà des obstacles, celui qui est sans attaches, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

398. L'Éveillé qui a coupé la courroie (la haine), la sangle (l'attachement) et la corde (les hérésies), tout ensemble avec les dépendances (les tendances latentes), celui qui a enlevé la traverse (l’ignorance) lui, je l’appelle un Brāhmane.

 

399. Celui qui, sans colère, supporte le reproche, le fouet et les punitions, celui dont le pouvoir, l'arme puissance est la patience, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

400. Celui qui n'est pas haineux, mais est soumis, vertueux, non imbibé de désir, contrôlé et qui porte son dernier corps, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

401. Comme l'eau sur la feuille de lotus, comme une graine de moutarde sur la pointe d'une aiguille, celui qui ne s'attache pas aux plaisirs des sens, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

402. Celui qui réalise, ici, par lui-même, la destruction de sa souffrance, celui qui a déposé le fardeau et est émancipé, lui, je l'appelle un Brāhmane

 

403. Celui dont la sagesse est profonde, celui qui est sage, celui qui est habile dans la Voie et la non-Voie, celui qui a atteint le plus haut but, lui, je l'appelle un Brāhmane

 

404. Celui qui n'a aucune intimité ni avec les maîtres de maison, ni avec les sans foyer, celui qui erre sans demeure, celui qui est sans êtres chers, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

405. Celui qui a laissé: le gourdin et ne frappe plus, ni faibles ni forts, celui qui jamais ne tue ou n'est cause d'un meurtre, lui, je l'appelle un Brāhmane

 

406. Celui qui est amical parmi les hostiles, celui qui est paisible parmi les violents, celui qui n'est pas attaché, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

407. Celui en qui la convoitise, la haine, l'orgueil, le dénigrement, sont tombés comme une graine de moutarde de la pointe d'une aiguille, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

408. Celui qui prononce des paroles aimables, instructives et vraies, celui qui ne fait offense à personne, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

409. Celui qui dans le monde ne prend rien qui ne soit donné, que ce soit long ou court, petit ou grand, agréable ou sordide, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

410. Celui qui n'a pas de désir pour ce monde ou le prochain, celui qui est sans désir et émancipé, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

411. Celui qui n'a pas de désir, celui qui par sagesse est libre de doutes, celui qui a plongé dans le sans-mort, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

412. Celui qui a transcendé et le bon et le mauvais aussi bien que les peines, celui qui est sans chagrin, sans taches et pur, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

413. Celui qui est sans tache comme la lune, celui qui est pur, serein et tranquille, celui qui a détruit 1e désir pour le devenir, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

414. Celui qui a passé cette fondrière, ce sentier difficile, l’errance (samsara) et l'illusion, celui qui a traversé et est allé au-delà, celui qui est méditatif, libre de désirs et de doutes, celui qui, attaché a rien, est libéré, lui, je l'appel le un Brāhmane.

 

415. Celui qui en ce monde, abandonnant les désirs sensuels, a renonce et devient un sans foyer, celui qui a détruit les désirs des sens et le devenir, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

416. Celui qui en ce monde, abandonnant la soif, renonce et devient un sans foyer, celui qui a détruit la soif et le devenir, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

417. Celui qui, écartant les liens humains et, transcendant les liens célestes, est complètement délivré de tous les liens, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

418. Celui qui a abandonné goûts et dégoûts, qui est apaisé et sans substrat (upadhi*), celui qui a conquis le monde et est énergique, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

419. Celui qui, en toutes façons, connaît la mort et la renaissance des existences, celui qui est détaché, bien allé (sugata), et éveillé, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

420. Celui dont la destinée n'est connue ni des Deva, ni des Gandhabba, ni des hommes, celui qui a détruit toutes les purulences et est un Arahant, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

421. Celui qui n'a pas d'attachement pour les agrégats qui sont passés, futurs ou présents, celui qui est sans attachement ni convoitise, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

422. Le sans peur, le noble le héros, le grand sage, le conquérant, le sans désir, l'Éveillé, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

423. Celui qui connaît ses anciennes demeures (vies antérieures), qui voit les cieux et les enfers, qui a atteint la fin des naissances, qui avec une sagesse supérieure s'est parfait lui-même, qui a achevé la vie sage et la consomption totale des passions, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

 

 

 

 

 

 

  

Tags associés : Francais, saints, boudha

J'kaz !
0
Samedi 19 Novembre 2011Poster un commentaire

L'amitié

"Il est 4 sortes d'amis qui sont appelés les amis au coeur sincère : celui qui aide, celui qui reste semblable dans la prospérité et dans l'infortune, celui qui donne un bon conseil, celui qui a une sympathie réelle.

Il est 4 façons d'agir en ami [...] pour celui qui aide : il protège l'étourdi, il protège les biens de son ami, il est un refuge pour lui dans la crainte, s'il est necessaire il lui offre le double de ce qui lui manque.

Il est 4 façons d'agir en ami [...] pour celui qui reste semblable dans la prospérité et dans l'infortune : il dit ses secrets à son ami, il garde les secrets de son ami, dans l'infortune il ne l'abandonne pas, il sacrifie même sa vie au bien de son ami.

Il est 4 façons d'agir en ami [...] pour celui qui donne un bon conseil : il détourne son ami de mal faire, il l'engage au bien, il lui fait comprendre ce qu'il négligeait d'ecouter, il lui indique la voie juste.

Il est 4 façons d'agir en ami [...] pour celui a une sympathie réelle : il ne se réjouit pas de l'infortune de son ami, il se réjouit de sa prospérité, il empêche que l'on médise de lui, il encourage ceux qui le louent" (Sigalovada Sutta, DN 31).

"Il est 4 sortes d'amis qui doivent être considérés comme des ennemis : celui qui profite de son ami, celui qui ne rend service qu'en paroles, celui qui flatte, celui qui cause la ruine.

Il est 4 façons dont celui qui profite de son ami doit être considéré comme agissant en ennemi : il prend sa fortune, il attend beaucoup en échange de peu, il ne fait son devoir que par crainte, il devient un ami dans son propre interêt.

Il est 4 façons dont celui qui ne rend service qu'en paroles doit être considéré comme agissant en ennemi : il s'entretient du passé, il s'entretient du futur, il s'occupe de ce qui est sans profit, s'il faut une aide immédiate, il se récuse.

Il est 4 façons dont celui qui flatte doit être considéré comme agissant en ennemi : il approuve les mauvaises actions, il approuve les bonnes actions, il loue son ami quand il est présent, il le dénigre quand il est absent.

Il est 4 façons dont celui qui cause la ruine doit être considéré comme agissant en ennemi : il tient compagnie à celui qui s'ennivre, il l'accompagne la nuit, il l'accompagne aux spectacles, il s'associe avec lui au jeu" (Sigalovada Sutta, DN 31).

Le bien et le mal

"Cette action n'est pas bien faite, quand, étant faite, on s'en repent après, et on mûrit son fruit, pleurant, le visage plein de larmes." (Dhammapada, Dhp 5).

"Cette action est bien faite, quand, étant faite, on ne s'en repent pas après, et on mûrit son fruit, avec joie et plaisir." (Dhammapada, Dhp 5).

"Si une personne fait le mal, elle ne doit pas le faire de nouveau, elle ne doit pas y trouver plaisir. Douloureuse est l'accumulation du mal" (Dhammapada, Dhp 9).

"Si une personne accomplit des action méritoire (le bien), elle doit le faire de nouveau, elle doit y trouver du plaisir. Bienheureuse est l'accumulation du mérite" (Dhammapada, Dhp 9).

La colère et la haine

"Celui qui, comme un char roulant, contient sa colère qui s'élève, je l'appelle un vrai conducteur. Les autres ne sont que des teneurs de rênes." (Dhammapada, Dhp 17)

"Quand le mental est sevré des choses chères, et que l'intention de blesser cesse, c'est seulement alors que la souffrance s'apaise." (Dhammapada, Dhp 26).

"Que nul, par colère ou par haine, ne souhaite du mal à un autre" (Metta Sutta, SN 1.8)

"En vérité, la haine ne s'apaise jamais par la haine. La haine s'apaise par l'amour, c'est une loi éternelle" (Dhammapada, Dhp 1).

"Parmi ceux qui haïssent, heureux sommes nous de vivre sans haine. Au milieu des hommes qui haïssent, demeurons libres de haine [...] Le vainqueur engendre la haine. Le vaincu gît, étendu dans la detresse. L'homme paisible se repose bien, abandonnant à la fois la victoire et la défaite" (Dhammapada, Dhp 15).

"Tous les états mentaux ont l'esprit pour avant-coureur, pour chef ; et ils sont crées par l'esprit. Si un homme parle ou agit avec un mauvais esprit, la souffrance le suit d'aussi près que la roue suit le sabot du boeuf tirant le char" (Dhammapada, Dhp 1).

"Celui qui voit les fautes des autres et est toujours irritable, ses purulences croîtront, il est loin de la destruction des purulences." (Dhammapada, Dhp 18).

Le désir

"Le contentement dans le plaisir des sens ne s'élève pas d'une pluie de pièces d'or. De petite douceur, mais douloureux sont les plaisirs des sens. Connaissant cela, l'homme sage ne trouve aucun délice même dans les plaisirs célestes. Le disciple du pleinement éveillé se réjouit dans la destruction de la soif." (Dhammapada, Dhp 24).

"Du désir des sens vient le chagrin, du désir des sens vient la crainte. Si l'on est affranchi du désir des sens, on ne connaît ni le chagrin ni la crainte" (Dhammapada, Dhp 16).

"Il en est qui s'emprisonnent dans leur propre filet d'acharnement au plaisir, comme l'araignée dans sa toile. Les sages abandonnent même cela, sans se retourner, et laissent tout souci derrière eux." (Dhammapada, Dhp 24).

La famille

"Prendre soin de ses parents, bien traiter sa femme et ses enfants, accomplir des actions justes, cela est une grande bénédiction" (Mangala Sutta SN 2.4)

"Il est 5 façons dont une épouse [...] doit être honorée par son mari : il est courtois avec elle, il ne la méprise pas, il lui est fidèle, il lui reconnaît de l'autorité, il lui offre des ornements. L'épouse ainsi traitée montre à son mari de la bienveillance ; elle accomplit ses devoirs à la perfection, elle est bonne aux gens du voisinage, elle est fidèle, elle prend soin de ce qu'il apporte, elle est entendu et active dans l'accomplissement de ses devoirs." (Sigalovada Sutta, DN 31).

"Il est 5 façons pour un enfant de rendre hommage à ses parents [...] ayant été soigné par eux, je prendrais soin d'eux, j'accomplirai mes devoirs envers eux, je conserverai la tradition de la famille, j'agirai de façon à protéger ses biens, j'offrirais des aumones pour mes parents défunts. Il est 5 façons pour les parents [...] de montrer de la bienveillance envers leurs enfants qui les honorent ainsi : ils les détournent du mal, ils les engagent au bien, ils leur enseignent un art, ils leur choisissent une bonne épouse, ils leur donne leur héritage au moment convenable." (Sigalovada Sutta, DN 31).

Le kamma

"Les ascètes et les brahmanes qui disent : "Toutes les sensations agréables, ou douloureuses, ou neutres éprouvées par tel ou tel individu dépendent des actions qu'il a commises dans le passé", vont trop loin des faits qu'on peut connaître par l'expérience personnelle et des faits généralement reconnus par le monde. A cause de cela, je dis que l'opinion de ces ascètes et de ces brahmanes n'est pas correcte." (Sivaka Sutta, SN 36).

"O Kassapa, lorsqu'on dit que l'individu commet des actions et que le même individu reçoit leurs résultats - comme vous l'aviez dit au début : "la souffrance de l'individu est crée par lui-même" - une telle affirmation se réduit à la théorie éternaliste" (SN II 19).

"En vérité, une mauvaise action commise ne porte pas immédiatement son fruit, de même que le lait ne caille pas tout de suite ; couvant, il suit le fou, comme le feu couvert par les cendres" (Dhammapada, Dhp 5).

La mort

"La plupart des hommes oublient que nous mourrons tous un jour. Pour ceux qui y pensent, la lutte est apaisée" (Dhammapada, Dhp 1).

"Avant longtemps hélas ! Ce corps sera gisant sur la terre, jeté de coté, dépourvu de conscience, comme une bûche sans utilité" (Dhammapada Dhp 3)

"Ni dans les airs, ni au milieu de l'océan, ni dans les antres des rochers, nulle part dans le monde entier, il n'existe une place où l'homme trouverait un abri contre la mort" (Dhammapada Dhp9)

"Lorsque la mort arrive chez le disciple noble, il pense : La mort n'est pas seulement pour moi, mais elle est commune à tous ceux qui sont arrivés ici, qui partent d'ici et qui renaissent encore et encore [...] En réflechissant ainsi, lorsque la mort arrive, il ne s'attriste pas, il ne se lamente pas, il ne se frappe pas la poitrine ou il ne gémit pas ; il ne tombe pas dans l'illusion [...] Sans être chagriné, ayant enlevé la flêche, le disciple noble demeure dans le sérénité complète" (Mallika Sutta A III 57)

La paresse

"Il y a 6 mauvaises conséquences pour celui qui s'adonne à la paresse : il ne travaille pas disant qu'il fait trop chaud, trop froid, qu'il est trop tard, qu'il est trop tôt, qu'il a trop faim, qu'il a trop mangé. Vivant ainsi il laisse beaucoup d'obligation inaccomplies, beaucoup de profit négligé, il n'obtient rien et ce qu'il lui appartient disparaît" (Sigalovada Sutta, DN 31).

"Quand le moment est venu d'être actif et d'agir, quiconque, étant jeune et fort, ne fait pas son devoir, s'adonne à la paresse, se montre faible, apathique, inerte dans sa volonté, celui-là ne trouvera pas le chemin de la sagesse" (Dhammapada, Dhp 20).

La responsabilité

"Les êtres sont propriétaires de leurs actions (kamma), héritiers de leurs actions, nés de leurs actions, mis en relations par leurs actions, et ont leurs actions pour arbitre. L'action est ce qui différencie les êtres en termes de bassesse et d'excellence" (Cûla-kammavibhanga Sutta, MN 135).

"Cette action que je veux accomplir contribuera-t-elle à mon propre mal, ou au mal des autres, ou bien au mal des deux parties ? Si l'on constate que l'action contribuera à son propre mal, ou au mal des autres, ou bien au mal des deux parties, alors une telle action ne doit pas être accomplie" (Ambalatthika Rahulovada Sutta, MN I 414-420).

Les rituels

"Ni la coutume d'aller nu, ni celle des cheveux tressés, ni celle de répandre de la poussière sur son corps, ni le jeûne, ni le sommeil sur le sol, ni le fait de se recouvrir de cendres, ni les prosternations, aucune de ces choses ne purifie le mortel qui n'a pas dépassé le doute" (Dhammapada, Dhp 10).

Bahuka et Adhikakka, Gaya et Sundarika, Payaga et Sarassati, et le torrent Bahumati ; Un sot peut s'y baigner pour toujours, il n'y purifiera pourtant pas ses noires actions"(Vatthupama Sutta, Mn 07).

La souffrance

"Comme un arbre coupé pousse encore si ses racines demeurent intactes et fortes, ainsi la souffrance jaillit encore et toujours, tant que l'on n'a pas aboli la convoitise" (Dhammapada, Dhp 24)

"Quelle est la raison de l'apparition de dukkha (la souffrance) ? La soif est la raison de son apparition" (A III 410-417).

"Ne tenez rien pour cher, car la séparation d'avec ceux qui sont chers est mauvaise, les liens n'existent pas pour celui à qui rien n'est cher ou non cher." (Dhammapada, Dhp 16).

 

Le surnaturel

"Les cygnes voyagent sur le chemin du soleil ; ceux qui sont doués de pouvoirs psychiques voyagent dans l'espace. Les sages sont conduits hors de ce monde, ayant conquis Mara et son armée." (Dhammapada, Dhp 13)

"Prenons le cas où un moine manie de nombreux pouvoirs psychiques. Ayant été un, il devient plusieurs; ayant été plusieurs, il redevient un. Il apparaît. Il disparaît. Il passe sans entraves à travers les murs, les remparts et les montagnes comme si c'était à travers l'espace. Il plonge dans, et ressort de, la terre comme si c'était de l'eau. Il marche sur l'eau sans sombrer comme s'il s'agissait de terre ferme. Assis jambes croisées, il vole dans l'air comme un oiseau ailé. De sa main, il touche et caresse même le soleil et la lune, si forts et puissants. Il exerce l'influence de son corps jusqu'aux mondes de Brahma.

Alors, quelqu'un qui a foi et conviction en lui le voit en train de manier de nombreux pouvoirs psychiques... exerçant l'influence de son corps jusqu'aux mondes de Brahma. Il rapporte cela à quelqu'un qui n'a ni foi ni conviction, lui disant, "n'est-ce pas impressionnant ? N'est-ce pas étonnant ? Qu'il est grand le pouvoir, qu'elle est grande la prouesse de ce contemplatif ! A l'instant, je l'ai vu manier de nombreux pouvoirs psychiques... exerçant l'influence de son corps jusqu'aux mondes de Brahma."

Alors la personne sans foi ni conviction dirait à la personne de foi et de conviction: "Monsieur, il existe un enchantement appelé enchantement gandhari, par lequel le moine a manié de nombreux pouvoirs psychiques... exerçant l'influence de son corps jusqu'aux mondes de Brahma." Qu'en penserais-tu, Kevatta, n'est-ce pas là ce que cet homme sans foi ni conviction dirait à cette homme de foi et de conviction?

Oui, Vénérable Monsieur, c'est bien là ce qu'elle dirait.

Quand je vois cet inconvénient du miracle des pouvoirs psychiques, Kevatta, je me sens horrifié, humilié, et dégoûté par le miracle des pouvoirs psychiques." (Kevatta Sutta, DN 11)

Le végétarisme

"Jivaka! je déclare qu'il y a trois circonstances dans lesquelles on peut manger de la viande : quand on n'a pas vu, ni entendu, ni soupçonné (qu'un être vivant un été spécialement abattu pour le mangeur) ; Jivaka, je dis que ce sont les trois circonstances dans lesquelles on peut manger de la viande" (Jivaka Sutta, Mn 55).

I — VERSETS CONJUGUES

 

 

1. Le mental est l'avant coureur des conditions, le mental en est le chef, et les conditions sont façonnées par le mental. Si avec un mental impur, quelqu'un parle ou agit, alors la douleur le suit comme la roue suit le sabot du bœuf.

 

2. Le mental est l'avant coureur des conditions, le mental en est le chef, et les conditions sont façonnées par le mental. Si avec un mental pur, quelque' un parle ou agit, alors le bonheur le suit comme l'ombre qui jamais ne le quitte.

 

3. " Il m'a maltraité, il m'a battu, il m'a vaincu, il m'a volé ", la haine de ceux qui chérissent de telles pensées n'est pas apaisée.

 

4. "Il m'a maltraité, il m'a battu, il m'a vaincu, il m'a volé ", la haine de ceux qui ne chérissent pas de telles pensées est apaisée.

 

5. Jamais la haine n'éteint les haines en ce monde. Par l'amour seul les haines sont éteintes. C'est une ancienne loi.

 

6. Les autres ne connaissent pas qu'ici nous périssons, ceux qui connaissent cela en ont leurs querelles apaisées.

 

7. Celui qui demeure contemplant le plaisant, avec des sens non contrôlés immodéré en nourriture, paresseux, inerte, celui là, en vérité, Māra le renversera comme le vent renverse un arbre frêle.

 

8. Celui qui demeure contemplant le déplaisant, avec des sens bien contrôlés, modéré en nourriture, avec confiance et effort soutenu, Māra ne peut le renverser comme le vent ne peut renverser une montagne de roc.

 

9. Celui qui, non sans purulences, dénué de contrôle de soi même et d'essentialité, porterait la robe ocre n'en serait pas digne

 

10. Celui qui a vomi toutes les purulences, qui est bien établi dans les règles morales, pourvu du contrôle de soi même et d'essentialité, est vraiment digne de la robe ocre.

 

11. Dans ce qui n'est pas essentiel, ils voient l'essentiel, dans l'essentiel, ils voient le sans essence. Ceux qui demeurent dans le champ des idées fausses, jamais n'arrivent à l'essentiel.

 

12. Ce qui est essentiel, ils le connaissent comme essentiel, ce qui est sans essence, ils le connaissent comme sans essence. Ceux qui demeurent dans le champ des idées justes, arrivent à l'essentiel.

 

13. De même que la pluie pénètre dans une maison au mauvais chaume, ainsi le désir pénètre un coeur non entraîné.

 

14. De même que la pluie ne pénètre pas dans une maison au chaume en bon état, ainsi le désir ne pénètre pas dans un coeur bien entraîné.

 

15. Il s'afflige dans cette vie, il s'afflige après cette vie, dans tous les mondes celui qui fait le mal s'afflige. Il s'afflige et périt, voyant son action impure.

 

16. Il se réjouit dans cette vie, il se réjouit après cette vie, dans tous les mondes le faiseur de bien se réjouit. Il se réjouit, il se réjouit extrêmement, voyant ses actions pures.

 

17. Il se lamente dans cette vie, après cette vie il se lamente, dans tous les mondes celui qui fait le mal se lamente. "J'ai fait le mal", ainsi se lamente-t-il, allé vers les états misérables.

 

18. Il est joyeux dans cette vie, il est joyeux après cette vie, celui qui fait le bien, dans tous les mondes il est joyeux. "J'ai fait le bien", encore plus est-il joyeux, allé vers les états heureux.

 

19. Quoiqu'il récite beaucoup les textes, il n'agit pas en accord avec eux; cet homme inattentif est comme un gardien de troupeaux qui compte le troupeau des autres ; il n'a aucunement part aux béatitudes de l'ascète.

 

20. Quoiqu'il récite peu les textes, il agit en accord avec le Dhamma, et se défaisant du plaisir sensuel, de la haine et de l'ignorance, connaissant selon la vérité, avec un coeur totalement libre, ne s'attachant à rien ici et après, il prend part aux béatitudes de l’ascète.

II - VERSETS SUR LA VIGILANCE

 

 

21. La vigilance est le sentier vers le sans mort, la négligence est le sentier vers la mort. Le vigilant ne mourra pas, le négligent est comme s'il était déjà mort.

 

22. Comprenant cela distinctement, le sage est vigilant, il se réjouit dans la vigilance, se délectant dans le champ des Arya.

 

23. Ceux qui méditent constamment, ceux qui toujours s'efforcent ardemment, réalisent le Nibbāna, libre de liens, l’Incomparable.

 

24. Par degrés s’accroît la gloire de celui qui est énergique, attentif, pur en actions, qui discrimine, contrôle, qui est de vie droite, et vigilant.

 

25. Par l'effort, l'ardeur, la discipline et le contrôle, que le sage fasse pour lui même une île qu’aucun flot ne pourra submerger.

 

26. Les ignorants, les sots se plaisent dans la négligence, mais le sage protège la vigilance comme le plus grand trésor.

 

27. Ne vous plaisez pas à la licence, ne fréquentez pas les plaisirs sensuels. Celui qui est ardent et méditatif obtient un bonheur abondant.

 

28. Quand l’homme sagace rejette la licence à l'aide du mental sain, ce sage sans chagrin monte au palais de sagesse et promène sa vue sur les ignorants qui souffrent, comme un montagnard promène sa vue sur les gens de la plaine.

 

29. Vigilant parmi les négligents, bien éveillé parmi les dormeurs, le sage avance comme un cheval rapide, laissant derrière lui une faible haridelle.

 

30. Par l'ardeur, Sakka devint le chef des Deva; l'ardeur est toujours louée! La licence est toujours méprisée.

 

31. Le Bhikkhu qui fait ces délices de 1'ardeur et regarde avec crainte la négligence, avance comme le feu, brûlant tous les liens, petits et grands.

 

32. Le Bhikkhu qui fait ses délices de l'ardeur et considère la négligence avec crainte, n'est pas exposé à la chute, il est proche du Nibbāna.

III - VERSETS SUR LE CŒUR

 

 

33. Ce cœur vacillant, inconstant, difficile à garder, difficile à contrôler, le sage le rectifie comme le faiseur de flèches rend droite une flèche.

 

34. Comme un poisson qui est tiré de son élément liquide et jeté sur la terre, ainsi ce cœur s’agite. Donc le pouvoir de Mara devrait être évité.

 

35. Le cœur est difficile à contenir, rapide, il voltige où il le désire. Son contrôle est bon, un cœur contrôlé contribue au bonheur.

 

36. Le cœur est difficile à percevoir, extrêmement subtil, il voltige où il le désire. Que le sage le garde, le cœur gardé conduit au bonheur.

 

37. Partant au loin, errant solitaire, sans corps, gisant dans une grotte, voici le cœur. Ceux qui le soumettent sont libres des liens de Māra.

 

38. Celui dont le cœur n'est pas ferme, celui qui ne connaît pas le Dhamma excellent, celui dont la confiance vacille sa sagesse ne sera jamais parfaite.

 

39. Celui dont le cœur n’est pas humecté (par le désir), celui qui n'est pas affecté (par la haine), celui qui a écarté et le bien et le mal, pour ce vigilant il n’y a pas de peur.

 

40. Connaissant que ce corps est (fragile) comme une jarre, établissant ce cœur (ferme) comme une cité (fortifiée), il doit attaquer Māra avec l'arme de la sagesse, garder sa maîtrise et être sans attachement.

 

41. Avant longtemps, hélas, ce corps sera gisant sur la terre, jeté de côté, dépourvu de conscience, comme une bûche sans utilité.

 

42. Quelque mal que puisse faire un ennemi à un ennemi ou un haineux à un haineux, un cœur mal dirigé peut faire un bien plus grand mal.

 

43. Ce qu'une mère ou un père ou aucun autre parent ne pourra jamais faire, un cœur bien dirigé peut le faire, et par lui on s’élève.


 

IV — VERSET SUR LES FLEURS

 

 

44. Qui conquerra cette terre et le royaume de Yama (1)et ce monde avec le monde des Deva? Qui investiguera le sentier du Dhamma, bien enseigné, de même qu'un faiseur de guirlandes cueillerait des fleurs ?

 

45. Celui qui s'entraîne dans le Dhamma conquerra cette terre et le royaume de Yama et ce monde avec le monde des Deva. Celui qui s'entraîne investiguera le sentier du Dhamma bien enseigné, de même qu'un expert faiseur de guirlandes cueillerait des fleurs.

 

46. Sachant que ce corps est comme de l’écume et comprenant sa nature de mirage, l'on doit détruire les flèches fleuries de Māra et passer par-delà la vue du Roi de la mort.

 

47. L'homme qui cueille les fleurs, dont le mental est distrait, la mort l'emporte comme un grand flot emporte le village endormi.

 

48. L'homme qui cueille les fleurs, dont le mental est distrait et qui est insatiable dans les désirs, le Destructeur (2)l'amène en sa puissance.

 

49. Comme une abeille, sans nuire à la fleur, à sa couleur ou à son parfum s'envole, emportant seulement le miel, ainsi le sage doit parcourir le village.

 

50. On ne doit pas scruter les fautes des autres, non plus que les choses par eux faites ou non faites, mais ses propres actes faits et non faits.

 

51. Comme une fleur charmante et belle, mais qui est sans parfum ainsi est sans fruit le mot bien dit de celui qui n'agit pas selon.

 

52. Comme une fleur charmante, belle et très parfumée, ainsi est fructueux le mot bien dit de celui qui le met en pratique.

 

53. De même que d’un monceau de fleurs il est fait plus d'une guirlande, de même beaucoup de bonnes actions doivent être faites par celui qui est né mortel.

 

54. Le parfum des fleurs ne remonte pas le vent, non plus le parfum du bois de santal, du tagara ou du jasmin. Le parfum de l'attentif peut remonter le vent, l'homme excellent parfume toutes les directions

 

55. Santal, tagara, lotus, jasmin, de tous ces parfums le parfum de l'éthique est de loin le meilleur.

 

56. De petite valeur est le parfum du tagara ou du santal. Le parfum de l'homme éthique, qui se répand même parmi les Deva, est excellent.

 

57. De ceux qui sont éthiques, demeurant en vigilance, libérés par juste connaissance, Māra ne trouve pas la trace.

 

58-59. De même que sur un tas d'ordures, jeté sur la grand route, un lotus charmant au doux parfum peut croître, de même parmi le rebut des êtres, un disciple du Pleinement Éveillé éclipse par sa sagesse les mondains aveugles.

 V — VERSET SUR LES FOUS

 

 

60. Longue est la nuit pour celui qui veille, longue est la lieue pour celui qui est las, longue cette errance (samsara) pour le fou qui ne connaît pas l'Excellent Dhamma.

 

61. Si, quand il va, il ne rencontre pas un compagnon qui lui est supérieur ou égal, qu’il s'affermisse dans sa course solitaire. Il n'y a pas de compagnonnage avec un fou.

 

62. « J'ai des fils ! J'ai des biens !», ainsi le fou se tracasse. En vérité, lui, lui-même n'est pas à lui; à qui les fils, à qui les biens ?

 

63. Un fou qui pense qu'il est un fou est pour cette raison même un sage. Le fou qui pense qu'il est un sage est appelé vraiment un fou.

 

64. Quoique, toute sa vie, un fou s'associe à un sage il ne comprendra pas plus le Dhamma qu'une cuiller ne connaît la saveur de la soupe.

 

65. Si, seulement pour un moment, une personne intelligente s’associe à un sage, elle comprend rapidement le Dhamma comme la langue connaît la saveur de la soupe.

 

66. Les fous de petit jugement errent avec leur propre soi comme leur propre ennemi, faisant de mauvaises actions dont le fruit est amer.

 

67. Cette action n'est pas bien faite, quand étant faite, on s'en repent après, et le fruit de laquelle on mûrit, pleurant, le visage plein de larmes.

 

68. Cette action est bien faite, quand étant faite, on ne s'en repent pas après, et le fruit de laquelle mûrit avec jolie et plaisir.

 

69. Aussi doux que le miel, ainsi pense le fou d'une mauvaise action qui n'a pas mûri, mais quand cela arrive alors il va vers la peine.

 

70. Mois après mois, un fou peut bien manger sa nourriture avec un brin d'herbe Kusa, il ne vaut pas le seizième de ceux qui ont compris le Dhamma.

 

71. En vérité, une mauvaise action commise ne porte pas immédiatement son fruit, de même que le lait ne caille pas de suite; couvant, il suit le fou, comme le feu couvert par les cendres.

 

72. Le fou, vraiment pour sa ruine, gagne connaissance et renommée.
Elles détruisent son brillant destin et fendent  sa tête.

 

73. Le fou désire une réputation indue, priorité parmi les moines, autorité dans les demeures, honneurs parmi les autres clans.

 

74. « Que tant les laïcs que les moines pensent que par moi-même ceci fut fait. Pour chaque ouvrage, petit ou grand, qu'ils se rapportent à moi ». Telle est la pensée du fou; son désir et son orgueil augmentent.

75. Sûrement le chemin qui mène au gain mondain est un, et le chemin qui mène au Nibbana est autre. Comprenant ainsi, le Bhikkhu, le disciple de Bouddha ne doit pas se réjouir en faveurs mondaines, mais doit cultiver la retraite.

VI  - VERSETS SUR LE SAGE

 

 

76. Si quelqu’un voit un homme sage qui, comme s'il indiquait un trésor, fait remarquer les fautes et les réprouve, qu'il associe avec une telle sage personne ; le meilleur sera, non le pire, pour celui qui suivra une telle personne.

 

77. Qu'il avise, instruise et dissuade du mal, il est aimé de l'homme attentif, détesté par  l'inattentif.

 

78. Ne vous associez pas avec de mauvais amis ou avec des hommes médiocres, associez-vous avec des amis bons et des hommes excellents.

 

79. Celui qui s'abreuve profondément au Dhamma demeure en bonheur. Avec son coeur clarifié, le sage constamment se réjouit dans le Dhamma révélé par les Ariya

 

80. Les irrigateurs conduisent les eaux, les faiseurs de flèches façonnent les flèches, les charpentiers courbent le bois, les sages se contrôlent eux-mêmes

 

81. De même qu'un roc solide n'est pas ébranlé par le vent, ainsi le sage n’est pas agité par louange ou blâme.

 

82. Ainsi qu'un lac profond, clair et tranquille, le sage devient parfaitement clarifié en entendant le Dhamma.

 

83. L'homme excellent abandonne (l’attachement pour) toutes choses, l'homme pur ne bavarde pas avec des pensées de désir ; atteint par le bonheur ou la souffrance, le sage ne montre ni exaltation ni dépression.

 

84. Ni par égard pour soi, ni par égard pour un autre (un sage ne doit faire aucun mal). il ne doit pas désirer des fils, des richesses, un royaume (en faisant le mal). Par des moyens injustes, il ne doit pas désirer le succès. Alors un tel homme est vraiment moral, sage et droit.

 

85. Peu parmi les hommes vont à l'autre rive, le reste des humains court çà et là sur cette rive.

 

86. Il y a ceux qui agissent droitement, en accord avec le Dhamma, qui est bien exposé, ce sont ceux qui atteindront l'autre rive (traversant) le royaume de Mara si difficile à traverser.

 

87-88. Allant du foyer à l'état sans foyer, l'homme sage doit abandonner les états sombres et cultiver les brillants. Il doit chercher un grand délice dans la retraite, si difficile à goûter. Abandonnant les plaisirs sensuels sans empêchements, l'homme sage doit se nettoyer lui-même des souillures du cœur

 

89. Ceux dont le cœur a bien accompli les facteurs de l'Eveil, ceux qui sans s'attacher se réjouissent dans la renonciation du désir, ceux-là, les libres de corruption, les resplendissants, ont atteint le Nibbāna même en ce monde.

VII  - VERSETS SUR L'ARAHANT

 

 

90. Pour celui qui a achevé le voyage, pour celui qui est sans chagrin, pour celui qui est entièrement libéré de toutes choses, pour celui qui a détruit toutes les attaches, la fièvre de la passion n'existe pas.

 

91. Les attentifs s'exercent sur eux-mêmes, à aucune demeure ils ne sont attachés. Comme des cygnes quittent leur étang, ils abandonnent abri après abri.

 

92. Ceux qui n'accumulent pas (les activités karmiques et les possessions), qui sont bien attentifs au sujet de la nourriture, dont l'objet est la vacuité, le sans-signe, la délivrance, leur chemin ne peut être tracé, comme celui des oiseaux dans l'espace.

 

93. Celui dont les purulences sont détruites, qui n’est pas attaché à la nourriture, dont l'objet est la vacuité, le sans-signe, la délivrance, son chemin ne peut être tracé, comme celui des oiseaux dans l'air.

 

94. Celui dont les sens sont soumis, tels des coursiers bien entraînés par le conducteur de char, celui dont l'orgueil est détruit et qui est libre de purulences , de tels hommes fermes, même les Deva les tiennent pour chers.

 

95. Comme la terre, comme un poteau d’Indra, une personne libérée n'est pas ébranlée, elle est comme un étang non souillé par la boue. Pour un tel être qui ne peut changer, il n'y a plus d'errance

 

96. Calme est le mental, calme est la parole, calme l'action de celui qui, ayant la parfaite connaissance, est pleinement libre, parfaitement paisible et équilibré.

 

97. L'homme qui n'est pas crédule, qui comprend l'incréé (Nirvana), qui a coupé le lien de l'existence, qui a mis une fin à toutes occasions (du bon et du mauvais), qui a renoncé à tous désirs, celui là, vraiment est l'homme suprême.

 

98. Que ce soit dans un village ou dans une forêt, dans la vallée ou sur la colline, où que les Arahants demeurent, délicieux, vraiment, est ce lieu.

 

99. Délicieuses sont les forêts, qui ne plaisent pas aux mondains. Ceux qui sont sans passions s'y réjouiront, car ils n'y cherchent pas les plaisirs sensuels.

VIII - VERSETS SUR LES MILLIERS

 

 

100. Meilleur que mille mots sans utilité, est un seul mot bénéfique, qui pacifie celui qui l'entend.

 

101. Meilleur que mille versets de mots inutiles, est une seule ligne bénéfique, qui pacifie celui qui l'entend.

 

102. Réciterait-on cent stances de mots inutiles, qu'il vaudrait mieux
réciter un seul verset du Dhamma, qui pacifie celui qui l'entend.

 

103. Conquerrait-il mille fois mille hommes sur le champ de bataille, en vérité, le plus noble vainqueur est celui qui se conquiert lui-même.

 

104-105. La conquête de soi-même surpasse, en vérité, de loin la conquête de tous autres. Ni un Deva ou un Gandharva, non plus un Mara avec Brahma, ne pourraient changer en défaite la victoire de celui qui s'est dompté et qui vit en se contrôlant sans cesse.

 

106. Quoique mois après mois, par milliers de pièces de monnaie on fasse des offrandes pendant cent ans, si, même pour un instant, on rend hommage (à un libéré) avec un moi entraîné, cet hommage est, en vérité, meilleur qu'un siècle de sacrifices.

 

107. Si un homme pendant un siècle entretient le feu sacré dans la forêt,
et si seulement pour un moment il rend hommage (à un libéré) avec un moi entraîné, cet hommage est en vérité meilleur qu'un siècle de sacrifices.

 

108. En ce monde, quelque don ou quelque aumône qu'une personne cherchant du mérite offre pendant un an, tout cela ne vaut pas un seul quart. Meilleur est l'hommage rendu à l'homme de droiture.

 

109. Pour celui qui, habituellement, honore et respecte les aînés, quatre choses croissent: l'âge, la beauté, le bonheur et la force.

 

110. Vivrait-on cent ans, immoral et non contrôlé, mieux en vérité est vivre un seul jour, moral et pratiquant les jhāna.

 

111. Vivrait-on cent ans, sans sagesse et sans contrôle meilleur en vérité, est un seul jour de la vie de celui qui a la sagesse et pratique les jhāna.

 

112. Vivrait-on cent ans, borné et inerte, meilleur, en vérité, est un seul jour de celui qui fait un effort intense.

 

113. Vivrait-on cent ans, sans comprendre le surgissement et la chute, meilleur en vérité, est un seul jour de la vie de celui qui comprend le surgissement et la chute

 

114. Vivrait-on cent ans, sans voir le « sans mort » (1), meilleur, en vérité,
est un seul jour de la vie de celui qui voit le « sans mort ». 

 

115. Vivrait-on cent ans, sans voir l'incomparable Dhamma, meilleur, en vérité, est un seul jour de la vie de celui qui voit l'incomparable Dhamma. 

(1) le « sans-mort »: amatam, le Nirvāna, qui étant la fin des naissances est par conséquent la fin des morts

IX - VERSETS SUR LE MAL

 

 

116. Hâtez-vous de faire des actions bénéfiques, empêchez votre cœur de faire le mal ; car le mental de celui qui est lent à faire des actions méritoires se réjouit dans le mal.

 

117. Si une personne fait le mal, elle ne doit pas le faire de nouveau, elle n'y doit pas trouver plaisir, Douloureuse est l'accumulation du mal.

 

118. Si une personne accomplit des actions méritoires, elle doit le faire de nouveau, elle doit y trouver du plaisir. Bienheureuse est l'accumulation du mérite.

 

19. Même un malfaisant croit à la chance aussi longtemps que le mal n'a pas mûri ; mais quand il porte ses fruits, alors il voit les mauvais résultats.

 

120. Même une bonne personne voit (le bien) comme mal aussi longtemps qu'il n'a pas mûri mais quand il porte ses fruits, alors elle voit les résultats heureux.

 

121. Ne négligez pas le mal, disant « il ne m'atteindra pas ». Même par des gouttes qui tombent une jarre est remplie. De même le fou, amassant peu à peu, se remplit de mal.

 

122. Ne négligez pas le bien, disant « il ne m'atteindra pas ». Même par des gouttes qui tombent, une jarre est remplie. De même le sage, amassant peu à peu, se remplit de bien.

 

123. Exactement comme un marchant, avec une petite escorte et d'importantes marchandises, évite une route périlleuse, ou exactement comme celui qui désire vivre évite le poison, ainsi doit fuir complètement les choses mauvaises.

 

124. Une main qui n'a pas de plaies peut porter du poison, le poison n'affecte pas celui qui n'a pas de plaies. Il n'y a pas de mal pour celui qui n'agit pas erronément.

 

125. Sur celui qui offense un homme inoffensif, pur et innocent, sur ce vrai fou, le mal retombe comme une fine poussière jetée contre le vent.

 

126. Certains naissent d'une matrice, les malfaisants naissent en enfer, ceux qui se conduisent bien vont dans les cieux, ceux qui sont sans purulences réalisent le Nibbāna.

 

127. Nulle part dans les airs, ni au milieu de l'océan, ni au fond d'une grotte profonde, n'est trouvée une place sur terre où, y demeurant, l'on puisse échapper aux conséquences des mauvaises actions.

 

128. Nulle part dans les airs, ni au milieu de l'océan, ni au fond d'une grotte profonde, n'est trouvée une place sur terre où, y demeurant, l'on ne puisse être vaincu par la mort

X - VERSETS SUR LE CHÂTIMENT

 

 

129. Tous tremblent devant le châtiment, tous craignent la mort. Comparant les autres avec soi-même, on ne doit jamais tuer ou être cause de mort.

 

130. Tous tremblent devant le châtiment, à tous la vie est chère. Comparant les autres avec soi-même, on ne doit jamais tuer ou être cause de mort.

 

131. Quiconque désirant le bonheur pour lui-même, moleste avec le bâton les existences aimant le plaisir, n'obtient pas le bonheur dans l'au-delà.

 

132. Quiconque, désirant le bonheur pour lui-même, ne moleste pas avec le bâton les êtres désirant le bonheur, obtiendra le bonheur dans l'au-delà.

 

133. Ne dites à personne des paroles dures, ceux qui les reçoivent riposteront. Pleines de souffrances vraiment, sont les paroles coléreuses. L'échange de coups peut vous meurtrir.

 

134. Si, comme un gong brisé, vous vous taisez, vous avez déjà atteint Nibbāna, aucun ressentiment ne peut être trouvé en vous.

 

135. De même qu'avec un bâton le bouvier conduit les vaches à la pâture, ainsi font la mort et l'âge qui conduisent à leur fin la vie des existences.

 

136 Quand un fou commet des actions mauvaises, il ne comprend pas leur mauvaise nature. Par ses propres actions l'homme stupide est consumé, comme s'il était brûlé par le feu.

 

137-138-139-140. Celui qui avec un bâton blesse celui qui est sans bâton, viendra bientôt à l'un de ces dix états: il sera sujet à des souffrances aiguës, au désastre, au dommage corporel, ou même à une grave malade, ou à la perte de ses propres sentiments, ou il sera sujet à l'oppression, ou à une lourde accusation, ou à la perte de ses parents ou à la destruction de ses biens, ou au feu ravageant qui brûlera ses maisons. Et à la destruction du corps, cet homme sans sagesse renaîtra en enfer (nirayam : les monde des souffrances).

 

141. Ni l'errance nue, ni les cheveux tressés, ni l'ordure, ni le jeûne, ni se coucher sur le sol, ni la poussière, ni la boue, ni s'accroupir sur les talons ne peut purifier un homme qui n'a pas surmonté les doutes.

 

142. Quoique paré de couleurs gaies, s'il vit en paix (avec les passions) subjuguées (et les sens) contrôlés, ayant la certitude (des Quatre Degrés Aryas), de vie pure, ayant laissé de côté le bâton envers tous les êtres vivants, celui-là est un Brahmane vraiment, un samana (1), un Bhikkhu.

 

143. On peut trouver dans ce monde un homme qui, retenu par la modestie, évite les reproches comme un cheval bien dressé évite le fouet.

 

144. Comme un cheval bien dressé, touché par le fouet, de même, sois ardent et rempli d'émotion. Par la confiance, la moralité, l'effort, la concentration, l'investigation du Dhamma, en étant doué de connaissance et de conduite, et en étant attentif, débarrasse-toi de cette souffrance sans limites .

 

145. Les irrigateurs conduisent les eaux. Les faiseurs de flèches façonnent les flèches
Les charpentiers courbent le bois. Ceux de bonne conduite se contrôlent eux-mêmes.

(1) Samana : ascète bouddhiste

XI – VERSETS SUR LA VIEILLESSE

 

 

146. Quel rire, quelle exultation peut-il y avoir, alors que le monde brûle à jamais ? Étant submergé par l'obscurité, pourquoi ne cherchez-vous pas la lumière ?

 

147. Vois ce corps paré, masse de souffrances, masse d’infirmités, auquel constamment s'applique le cœur, duquel rien ne dure, rien ne persiste.

 

148. Complètement usée, cette forme, nid de maladies, périssable, masse putride, se brisera. En vérité, la vie se termine dans la mort.

 

149. Comme des courges jetées en automne, ces os grisâtres. Quel plaisir à les regarder ?

 

150. D'os est faite cette cité, habillée de chair et de sang. Là dedans sont déposés le déclin, la mort, la suffisance, le dénigrement.

 

151. Même les chars royaux ornés s'usent, le corps aussi arrive à la vieillesse, mais le Dharma du Sage ne décline point, ainsi que les Sages le révèle parmi les Sages.

 

152. Cet homme de petit savoir vieillit comme le bœuf, ses muscles croissent, sa sagesse ne s'accroît pas.

 

153. À travers tant de naissances, j'ai erré dans le Samsāra, cherchant mais ne trouvant pas le bâtisseur de cette maison. Pleine de souffrance est la naissance répétée.

 

154. Ô bâtisseur de maison, vous êtes vu, vous ne construirez plus de maison, toutes les poutres sont cassées, votre faîte est brisé, vers la dissolution (Nibbāna) va mon cœur. L'extinction de la soif, je l'ai atteinte.

 

155. Ceux qui n'ont pas mené dans leur jeunesse la vie de chasteté (brahmacariya) ou qui n'ont pas acquis de biens, languissent comme de vieux hérons au bord d'un lac sans poissons.

 

156. Ceux qui n'ont pas mené dans leur jeunesse la vie de chasteté ou qui n'ont pas acquis de biens gisent comme des arcs hors d'usage, ils soupirent après le passé.

XII – VERSETS SUR LE MOI

 

 

157. Si l'on sait que le moi est cher (à soi-même), l'on doit bien protéger le moi. Pendant chacune des trois veilles, le Sage doit rester vigilant.

 

158. On doit en premier s'établir soi-même dans ce qui convient.
Seulement alors on peut instruire un autre. Un tel Sage ne peut être blâmé.

 

159. Comme il instruit les autres, il doit agir lui-même. Lui-même pleinement contrôlé, il doit contrôler les autres, car difficile, vraiment, est le contrôle de soi.

 

160. Le Moi est le protecteur du moi, car quoi d'autre pourrait être un protecteur ? Par un moi pleinement contrôlé on obtient un refuge qui est dur à gagner.

 

161. Par le moi seulement, le mal est fait, il est né du moi, causé par le moi. Le mal écrase le non sage comme le diamant écrase une gemme dure.

 

162. Celui qui est corrompu à l'excès, comme la liane maluva étranglant un arbre sal, se fait à lui-même ce qu'un ennemi même souhaiterait pour lui.

 

163. Faciles à faire sont les choses qui sont mauvaises et  non bénéfiques au moi. Mais en vérité, très, très dur à faire ce qui est bénéfique et bon.

 

164. L'homme fou qui, à cause des vues fausses, méprise le Dhamma des Arahants, des Ariya et des Justes, fructifie - comme les fruits du roseau kashta uniquement pour sa propre destruction.

 

165. Par le moi seul, le mal est fait ; par le moi, on est souillé ; par le moi le mal n'est pas accompli ; par le moi on est purifié. Pureté et impureté dépendent du moi. Nul ne purifie un autre.

 

166. À cause bien être des autres, quelque grand qu'il puisse être, le propre bien-être de soi-même ne doit pas être négligé. Connaissant bien son propre bien-être, qu'il soit fortement appliqué au but.

XIII – VERSETS SUR LE MONDE

 

 

167. Ne suivez pas les petites choses, ne vivez pas en négligence. N'embrassez pas les vues fausses, ne soyez pas un mondain.

 

168. Soyez vigilant ! Ne soyez pas négligent! Menez une vie de droiture. L'homme qui marche dans la Voie du Dhamma vit heureux dans ce monde et dans le suivant.

 

169. Menez une vie de droiture, mais non une vie de corruption. L'homme qui marche dns la Voie du Dhamma vit heureux dans ce monde et dans le suivant.

 

170. Juste comme on verrait une bulle, juste comme on verrait un mirage, si une personne considère ainsi le monde, le Roi de la mort ne la verra pas.

 

171. Viens, vois ce monde et ce cœur semblable au char royal orné! Les fous s'y ébrouent, mais pour qui connaît profondément, il n'y a pas d'attachement.

 

172. Quiconque auparavant est négligent et qui ensuite ne l'est plus, celui là illumine ce monde comme la lune hors des nuages.

 

173. Quiconque par de bonnes actions couvre le mal fait, celui-là illumine le monde comme la lune hors des nuages.

 

174. Aveugle est ce monde; peu sont ceux qui ici voient clairement. Comme des oiseaux qui s'échappent d’un filet, sont ceux qui vont aux cieux.

 

175. Les cygnes voyagent sur le chemin du soleil; ceux qui sont doués de pouvoirs voyagent dans l'espace. Les sages sont conduits hors de ce monde, ayant conquit Māra et son armée.

 

176. Il n'y a pas de mal qui ne puisse être fait par quelqu'un qui ment, qui a transgressé la loi unique, et qui est indifférent à un autre monde.

 

177. En vérité, les avares ne vont pas dans les royaumes des Deva. Les fous, en vérité, ne louent pas la générosité. Mais l'homme sage se réjouit en donnant, et par cela devient heureux dans la vie future.

 

178. Meilleur qu'une unique souveraineté sur terre ou meilleur qu'aller au ciel, meilleur même que le pouvoir sur tous les mondes, est le fruit de celui «qui est-entré-dans le courant» (1).

 XIV – VERSETS SUR LE BOUDDHA

 

 

179. Celui de qui la conquête (des passions) n'est pas changée en défaite, dont aucune passion conquise dans ce monde ne le suit, ce bouddha sans trace, de rang suprême, par quel chemin le conduirez-vous (vers la tentation) ?

 

180. En celui dans lequel il n'y a pas cette soif enchevêtrante, embrouillante, de mener une quelconque vie, ce bouddha sans sentier, de rang suprême, par quel sentier le conduirez vous.

 

181. Ces sages, qui sont absorbés en méditation et qui se réjouissent dans la tranquillité de la renonciation, ces parfaits et vigilants bouddhas, même les Deva les tiennent pour les plus chers.

 

182. Rare est la naissance comme homme, difficile est la vie que les mortels mènent, difficile est l'ouïe du Dhamma sublime, rare est l'apparition d'un bouddha

 

183. S'abstenir de tout mal, cultiver le bien, purifier son esprit, voici l'enseignement des bouddhas.

 

184. La patience et l'endurance sont l'ascétisme le plus haut, Nibbāna est suprême, disent les bouddhas. Car n'est pas un disciple (pabbajita), celui qui blesse autrui, ni un ascète (samana) celui qui moleste les autres.

 

185. Ne pas insulter, ne pas blesser, se restreindre selon le code fondamental de discipline, se modérer en nourriture, vivre dans un endroit solitaire, pratiquer les plus hauts états de conscience (jhāna) ceci est l’Enseignement des bouddhas.

 

186-187. Le contentement dans les plaisirs sensuels ne s'élève pas d'une pluie de pièces d'or. De petite douceur, mais douloureux sont tes plaisirs des sens. Connaissant cela, l'homme sage ne trouve aucun délice même dans les plaisirs célestes. Le disciple du Pleinement illuminé se réjouit dans la destruction de la soif.

 

188. Les hommes frappés de peur vont en maints refuges, dans les collines, les bois, les jardins, les arbres et les temples.

 

189. Mais un tel refuge n'est pas sûr, un tel refuge n'est pas suprême; recourant à un tel refuge, on n’est pas libéré de tout mal.

 

190. Celui qui cherche refuge dans le Bouddha, le Dhamma et le Sangha, voit avec une juste connaissance les Quatre Vérités des Aryas.

 

191. La souffrance, la cause de la souffrance, le passage au delà de la souffrance et l'Octuple sentier qui mène à la cessation de la souffrance.

 

192. Ceci, vraiment est le sûr refuge; ceci, vraiment, est le refuge suprême. Cherchant un tel refuge, on est libéré de la souffrance.

 

193. L'homme accompli est difficile à trouver, il ne naît pas n’importe où. La famille où est né un tel sage prospère heureusement.

 

194. Heureuse est la naissance des bouddhas
Heureux est l'enseignement de l'excellent Dhamma
Heureuse est l'unité du Sangha
Heureux est l'ascétisme de l'unifié

 

195-196. Celui qui révère ceux qui sont dignes de révérence, que ce soit les bouddhas ou les disciples, celui qui a surmonté les passions et s'est débarrassé du chagrin et des lamentations, celui qui révère de tels êtres de paix et sans peur, son mérite ne peut être mesuré comme tel et tel, par qui que ce soit.

XV - VERSETS SUR LE BONHEUR

 

197. Heureux vivons-nous, sans haine parmi les haineux; au milieu des hommes qui haïssent nous demeurons sans haïr.

 

198. Heureux vivons-nous, en santé parmi les souffrants des souillures; au milieu des souffrants nous demeurons en santé.

 

199. Heureux vivons-nous sans languir pour les plaisirs des sens, parmi ceux qui languissent; au milieu de ceux qui languissent, nous demeurons sans languir.

 

200. Heureux vivons nous, nous qui n'avons pas d'attachements mondains, nous sommes nourris de joie extrême, comme les Deva radieux.

 

201. La victoire engendre la haine, le vaincu vit dans la souffrance. Le paisible vit heureux, abandonnant victoire et défaite.

 

202. Il n'y a pas de feu comparable à la convoitise, pas de crime comparable à la haine, il n'y a pas de mal comparable au corps, pas de bonheur plus haut que la paix (Nibbāna).

 

203. La faim est la plus grande des maladies, les sankhāra le plus grand mal. Connaissant ceci dans sa réalité, le sage réalise Nibbāna, le suprême bonheur.

 

204. La santé est le plus haut des gains, le contentement est la plus grande richesse, les proches véritables sont les meilleurs, Nibbāna est le suprême bonheur.

 

205. Ayant goûté la saveur de la parfaite retraite et de la paix, il est sans chagrin ni tache, savourant le goût de la haute joie du Dhamma.

 

206. Excellente est la vue des Ariya; leur compagnie est toujours bénéfique. Et ne voyant pas les fous, on sera toujours heureux.

 

207. En vérité, celui qui marche en compagnie des fous s’attriste pour longtemps, l'association avec les fous est toujours douloureuse, telle l'association avec un ennemi; heureuse est l'association avec un sage (dhīra), comme est la rencontre avec des proches.

 

208. En vérité, donc : les Ariya, sages, ayant la connaissance, instruits, sincères et respectueux s'associent avec de tels hommes vertueux et intelligents, comme la lune suit le chemin des étoiles.

XVI - VERSETS SUR LES AFFECTIONS

 

 

209. Se joignant à ce qui doit être évité, ne se joignant pas à ce à quoi il faut adhérer, abandonnant la recherche, celui là qui est attaché au plaisir envie celui qui s'exerce.

 

210. Ne pas fréquenter ceux qui vous sont chers, ni ceux qui ne vous sont pas chers. Ne pas voir ceux qui sont chers et voir ceux qui ne sont pas chers, tout est également douloureux.

 

211. Donc, ne tenez rien pour cher, car la séparation d'avec ceux qui sont chers est mauvaise, les liens n'existent pas pour celui à qui rien n'est cher ou non cher.

 

212. De l'affection naît le chagrin, de l'affection naît la crainte, pour celui qui est complètement libre d'affection, il n'y a pas de chagrin; d'où alors la crainte ?

 

213. De l'amour naît le chagrin, de l'amour naît la crainte, pour celui qui est complètement libre d'amour; d'où alors la crainte?

 

214. De l'attachement naît le chagrin, de l'attachement naît la crainte, pour celui qui est complètement libre d'attachement, il n'y a pas de chagrin; d'où alors la crainte?

 

215. Du désir sensuel naît le chagrin, du désir sensuel naît la crainte, pour celui qui est complètement libre du désir sensuel, il n'y a pas de chagrin, d'où alors la crainte ?

 

216. De la soif naît le chagrin, de la soif naît la crainte pour celui qui est complètement libre de soif, il n'y a pas de chagrin, d'où alors la crainte ?

 

217. Celui qui est parfait en moralité et connaissance, qui est établi dans le Dhamma, qui a réalisé les vérités et qui remplit ses propres devoirs, celui-là les gens le tiennent pour cher.

 

218. Celui qui a développé un souhait pour (atteindre) l'ineffable (Nibbāna) , celui dont le mental est pénétré (par les trois fruits), celui dont le coeur n'est pas lié par les désirs des sens, une telle personne est appelée ” celui qui est dans le courant supérieur “.

 

219. Cet homme, depuis longtemps absent et qui revient, sauf, de loin, les parents, les amis et ceux qui lui souhaitent du bien, lui font bon accueil à son arrivée.

 

220. De même, ses bonnes actions recevront celui qui les a faites, qui a quitté ce monde pour le prochain, comme les parents résolvent un être cher à son retour.

XVII - VERSETS SUR LA COLÈRE

 

 

221. On doit renoncer à la colère, on doit renoncer à l'orgueil, on doit surmonter les entraves. Les maux n'échoient jamais à celui qui ne s'attache pas à la psyché et au corps et qui est sans passion.

 

222. Celui qui, comme un char roulant, contient sa colère qui s'élève, je l'appelle un vrai conducteur, les autres ne sont que des teneurs de rênes

 

223. Dompter le colère par la non-colère
Dompter le mal par le bien
Dompter l'avarice par le don
Dompter le mensonge par la vérité.

 

224. On doit parler en vérité, on ne doit pas se mettre en colère, on doit donner sur ses rares provisions à qui demande. Par ces trois choses, on peut aller en présence des Deva.

 

225. Les sagesqui sont non violents et sont toujours contrôlés quant au corps, vont à l'état sans mort, libres de souffrance.

 

226. Et dans ceux qui sont toujours vigilants, s'entraînant eux-mêmes jour et nuit et qui sont complètement tendus vers le Nibbāna, les purulences s'évanouissent.

 

227. C'est un vieux dicton, Atula. Il n'est pas seulement d’aujourd’hui. « Ils blâment ceux qui s'assoient silencieux et ceux qui parlent de trop, ceux qui parlent peu, ils les blâment aussi; dans ce monde, il n'est personne qui ne soit blâmé ».

 

228. I1 n'y eut jamais, il n'y aura jamais, et il n'y a pas maintenant, une personne qui est totalement blâmée ou totalement louée.

 

229. Examinant jour après jour, celui qui est intelligent loue celui qui est sans défauts, composé et doué de connaissance et de moralité.

 

230. Qui ose blâmer celui qui est semblable à l'or raffiné ? Même les Deva le louent, par Brahma également il est loué.

 

231. On doit se garder des mauvaises actions causées par le corps, on doit être contrôlé quant au corps; abandonnant la mauvaise conduite du corps, on doit être de bonne conduite quant au corps.

 

232. On doit se garder des mauvaises actions causées par la parole, on doit être contrôlé quant à la parole; abandonnant la mauvaise conduite de la parole, on doit être de bonne conduite quant à la parole.

 

233. On doit se garder des mauvaises actions causées par le mental. On doit être contrôlé quant au mental; abandonnant la mauvaise conduite du mental, on doit être de bonne conduite quant au mental.

 

234. Les sages sont contrôlés en action, en parole aussi ils sont contrôlés, ils sont contrôlés aussi bien en mental. En vérité, ils sont pleinement contrôlés.

XVIII - VERSETS SUR LES IMPURETÉS

 

 

235. Comme une feuille qui se dessèche, êtes-vous maintenant, les messagers de la mort vous attendent, vous vous tenez sur le seuil du déclin, et il n'y a aucun recours pour vous.

 

236. Faites une île de vous-même, efforcez vous durement et devenez sage; purgés des impuretés et sans passion, vous entrerez dans la Terre sublime des Arya

 

237. Votre vie est arrivée à sa fin maintenant. La mort vous assigne en sa présence. En chemin, il n'y a aucune place de repos pour vous. Aucun recours non plus pour vous.

 

238. Faites une île de vous-même, efforcez vous durement, devenez sage, purgé des impuretés et sans passions, vous ne reviendrez pas à la naissance et au déclin.

 

239. Par degrés, petit à petit, de moment en moment, un homme sage doit enlever ses propres impuretés, comme un orfèvre enlève les scories de l'argent.

 

240. Comme la rouille, sortie du fer, se détruit d'elle-même lorsqu'elle apparaît, ainsi ses propres actions conduisent le transgresseur dans les états de malheur.

 

241. L'absence de répétition est la rouille des mantras, l'absence d'effort est la rouille des maisons, l'indolence est la corruption de la beauté, l'inattention est le défaut du veilleur.

 

242. La mauvaise conduite est impureté de la femme, l'avarice est l'impureté du donneur, les impuretés, en vérité, sont toutes mauvaises choses dans ce monde et le prochain.

 

243. Une plus mauvaise impureté que celles-ci est l'ignorance, la plus grande. Abandonnant cette impureté soyez sans impuretés, ô bhikkhus.

 

44. Facile à vivre est la vie de celui qui est sans honte, qui est impudent comme la corneille, médisant, hardi, arrogant et corrompu.

 

245. Dure est la vie de celui qui est modeste, qui cherche constamment la pureté, est détaché, humble, de vie propre et intelligent.

 

246-247. Celui qui, en ce monde, détruit la vie, dit des mensonges, prend ce qui n'est pas donné, va vers la femme des autres, et l'homme qui s'adonne aux intoxicants, un tel homme déterre sa propre racine dans ce monde ci.

 

248. Sache ainsi, ô brave homme ! « Malaisées à contrôler sont les mauvaises choses ». Ne laisse pas la convoitise et la perversité te traîner vers la misère prolongée.

 

249. Les gens donnent suivant leur confiance et leur contentement. Quiconque, en cela, est envieux de la nourriture et de la boisson des autres, ne parvient pas au Samādhi que ce soit de jour ou de nuit.

 

250. Mais celui qui a coupé complètement ceci : le sentiment, l'a déraciné, l'a détruit, atteint au Samadhi de jour et de nuit.

 

251. I1 n'y a pas de feu semblable au désir, pas d'étreinte semblable à la haine, il n'y a pas de filet semblable à l'illusion, pas de flot semblable à la soif.

 

252. Facilement vues les fautes des autres, difficiles à voir nos propres fautes; comme de la menue paille, on trie la faute des autres, mais on cache les siennes comme se dissimule un habile oiseleur.

 

253. Celui qui voit les fautes des autres et est toujours irritable, ses purulences croîtront, il est loin de la destruction des purulences.

 

254. Dans l'espace, il n'y a pas de sentier, pas d'ascètes (samana) en dehors de la communauté; les hommes trouvent leurs délices dans les obstacles, les Tathāgata sont libres d'obstacles.

 

255. Dans l'espace il n'y a pas de sentier, il n'y a pas d'ascètes (samana) en dehors de la communauté; il n'y a pas de conditionné qui soit éternel, il n'y a pas d'instabilité dans les bouddhas.

XIX - VERSETS SUR LE JUSTE

 

 

256. Il n'est pas juste celui qui juge faussement, l'homme sage doit rechercher et le vrai et le faux.

 

257. L'homme intelligent qui conduit les autres non faussement mais selon le Dhamma et impartialement, et qui est gardien du Dhamma est appel‚ un «  juste ».

 

258. Ce n'est pas un sage simplement parce qu'il parle beaucoup. Celui qui est sûr, sans haine et sans peur est appelé‚ un sage.

 

259. Il n'est pas « versé dans le Dhamma » simplement parce qu’il parle beaucoup. Celui qui écoute peu et voit le Dhamma par le corps et l'esprit est en vérité « versé dans le Dhamma ». Ainsi en est-il de celui qui n’est pas négligent vis-à-vis du Dhamma

 

260. Pas plus est-il un Thera (1)simplement parce que sa tête est grise et que son âge est mûr.« Vieux-en-vain », serait-il appelé.

 

261. Celui en qui sont vertu, Dhamma, non violence, contrôle et discipline, cet homme sage qui a rejeté les impuretés est, en vérité, appelé un Thera .

 

262. Non par seule éloquence, non par belle apparence, un homme devient-il « de bonne nature », s'il est jaloux, égoïste ou menteur.

 

263. Mais celui en qui ces défauts sont complètement coupés, arrachés et éteints, cet homme sage qui a rejeté la haine est appelé, en vérité, « de bonne nature »

 

264. Ce n'est pas en se rasant la tête qu'un homme indocile qui profère des mensonges devient un ascète. Comment serait un ascète, lui qui est plein de désir et de convoitise ?

 

265. Celui qui a subjugué totalement le mal ― petit et grand ― est appelé un ascète, parce qu'il a vaincu tout mal.

 

266. Non plus est-il un bhikkhu simplement parce qu'il obtient des autres (sa nourriture). En adoptant des manières offensantes, on ne deviendra certainement pas un bhikkhu.

 

267. En ceci qu'il a abandonné le mérite et le démérite, qu'il est brahmacarya, qu'il vit dans ce monde avec compréhension, vraiment il est appelé un bhikkhu.

 

268-269. Pas seulement par le silence, il deviendra un sage, celui qui est inerte et ignorant. Mais l'homme sage, qui, comme s'il se saisissait d'une balance, prend le meilleur et fuit le mal, est vraiment un sage. Pour cette raison, il est un sage. Celui qui comprend tous les mondes est, en conséquence, appelé un Sage.

 

270. Il n'est pas non plus un Ariya celui qui blesse les êtres vivants. Par la non-violence envers tous les êtres vivants, il est appelé‚ un Ariya.

 

271-272. Ce n'est pas à cause d'une simple moralité et de l'accomplissement des devoirs, ni à cause de beaucoup d'études, ni même à cause de l'acquisition de la concentration, ni à cause de la réclusion, (ni en pensant) : « je jouis de la béatitude de la renonciation, inconnue du mondain», que vous devez vous reposer satisfait, sans atteindre l'extinction des purulence (asava).

 XX - VERSETS SUR LE SENTIER

 

 

273. Des sentiers, l'octuple est le meilleur.
Des vérités, les Quatre Vérités sont les meilleures.
L'état sans passions est le meilleur des états.
Des êtres à deux pieds, le voyant est le meilleur.

 

274. Ceci est la seule Voie, il n’y en a pas d'autre pour la pureté de la vision; entrez dans ce sentier, c'est la déroute de Māra.

 

275. Entrant dans cette Voie, vous mettrez fin à la douleur. L'ayant appris, je vous ai enseigné le sentier de l'enlèvement des épines.

 

276. Vous, vous-mêmes, devez faire un effort, les Tathāgata sont seulement des instructeurs, les méditatifs qui entrent dans la voie sont délivrés des liens de Māra.

 

277. « Impermanentes sont toutes choses conditionnées ». Quand on discerne ceci avec sagesse, on est dégoûté de l'insatisfaisant. Ceci est le sentier de la pureté.

 

278. « Insatisfaisantes sont toutes choses conditionnées ». Quand on discerne ceci avec sagesse, on est dégoûté de l'insatisfaisant.
Ceci est le sentier de la pureté.

 

279. « Sans essence (anatta) sont toutes choses ». Quand on discerne ceci avec sagesse, on est dégoûté de l'insatisfaisant. Ceci est le sentier de la pureté.

 

280. Le nonchalant qui ne lutte pas quand il doit lutter, qui, bien qu'il soit jeune et fort, est indolent, dont l'intention d'aspiration est affaiblie, qui est paresseux, ne réalisera pas la Voie par la Sagesse.

 

281. Gardé en paroles, bien contrôlé en mental, qu'il ne fasse rien de non méritoire par le corps, qu'il purifie ces trois modes d'action et conquière le sentier réalisé par les Sages .

 

282. Vraiment, de la méditation naît la compréhension, sans méditation la compréhension s'évanouit. Connaissant ce double sentier de perte et de gain, que l'on se conduise de façon à ce que la compréhension puisse croître.

 

283. Coupez la forêt des passions mais non les arbres réels. Car de la forêt des passions naît la peur. Coupant la forêt et les taillis, soyez nettoyés de vos passions, bhikkhus

 

284. Car aussi longtemps que le taillis des passions d'un homme envers les femmes n'est pas coupé, restât-il un brin, aussi longtemps son mental est dans les liens, comme le veau qui tète encore est lié à sa mère.

 

285. Coupez votre affection, comme avec la main un lilas d'automne. Cultivez ce sentier de paix. Nibbāna a été exposé par le Bien Allé.

 

286. Je veux demeurer ici à la saison des pluies, là en automne et en été, ainsi le fou rêve, il ne réalise pas le danger (de la mort)

 

287. L'homme possédé par le désir ardent, dont le mental est fixé sur les enfants et les troupeaux, la mort le saisit et l'emporte comme un grand flot le village endormi.

 

288. Là, aucun fils comme protection, ni père ni même des parents. Pour celui qui est vaincu par la mort, là, pas de protection des parents.

 

289. Comprenant ce fait, que l'homme sage, moralement contrôlé, dégage rapidement la voie qui mène à Nibbāna

XXI - VERSETS DIVERS

 

 

290. Si en renonçant à quelque bonheur léger, on peut obtenir un plus grand, que l'homme sage renonce au petit considérant le plus grand bonheur.

 

291. En infligeant la douleur aux autres, celui qui désire son propre bonheur n'est pas soulagé de la haine, étant lui-même embarrassé dans les liens de la haine

 

292. Ce qui doit être fait est laissé non fait, ce qui ne doit pas être fait est fait.
Les purulences de ceux qui sont arrogants et inattentifs augmentent.

 

293. Ceux qui toujours, énergiquement, pratiquent l'attention au corps, qui ne suivent pas ce qui ne doit pas être fait, qui toujours font ce qui doit être fait, les purulences de ceux-là, attentifs et conscient, vont à leur fin.

 

294. Ayant tué la mère (la soif), le père (l'égotisme ), deux rois guerriers (opinions sur l'éternalisme et le nihilisme) et ayant détruit un pays ( les sens et leurs objets) avec son gardien du trésor (attachement père), imperturbé va le Brāhmane (l'Arahant)

 

295. Ayant tué le père et la mère, deux Rois Brahmines et ayant détruit le périlleux cinquième*, imperturbé va le Brahmane.

 

296. Bien éveillés, les disciples de Gotama toujours s'élèvent, eux qui jour et nuit constamment mettent leur attention sur le Bouddha.

 

297. Bien éveillés, les disciples de Gotama toujours s'élèvent, eux qui, jour et nuit, constamment mettent leur attention sur le Dhamma.

 

298. Bien éveillés, les disciples de Gotama toujours s'élèvent, eux qui, jour et nuit, constamment mettent leur attention sur le Sangha.

 

299. Bien éveillés, les disciples de Gotama toujours s'élèvent, eux qui, jour et nuit, constamment mettent leur attention, sur le corps.

 

300. Bien éveillés, les disciples de Gotama toujours s'élèvent, eux dont le mental, jour et nuit se réjouit dans la non-violence.

 

301. Bien éveillés, les disciples de Gotama toujours s'élèvent, eux dont le mental jour et nuit se réjouit dans la méditation (bhāvanā).

 

302. Difficile est la renonciation, difficile est de s'en réjouir. Difficile et pénible est la vie du foyer. Pénible est l'association avec ceux qui ne sont pas des égaux. Les maux accablent un voyageur dans leSamsara. Par conséquent, ne soyez pas un voyageur, ne soyez pas un poursuiveur d'insatisfaction.

 

303. Celui qui est rempli de confiance et de vertu, possesseur de renommée et de richesses, en quelque pays qu'il se trouve, il est partout honoré.

 

304. Même de loin, les bons sont visibles comme l'Himalaya, alors que les mauvais sont invisibles comme des flèches lancées dans la nuit.

 

305. Celui qui s'assied solitaire, celui qui marche solitaire, celui qui demeure solitaire, celui qui est ardent, celui qui, solitaire, subjugue le soi, cherchera ses délices dans les profondeurs des forêts

XXII - VERSETS SUR LES ÉTATS MALHEUREUX

 

 

306. Le menteur va dans l'état malheureux, comme celui qui ayant fait, dit : « je n'ai pas fait». Tous deux, partant dans l'autre monde, deviennent égaux, hommes d'actions viles.

 

307. Beaucoup, qui portent à sur le cou la robe jaune, sont de mauvaise nature, incontrôlés et mauvais. A cause de leurs mauvaises actions, ils renaissent dans l'état malheureux.

 

308. Mieux vaut avaler une boule de fer rouge, semblable à une flamme de feu, que de manger les aumônes, immoral et incontrôlé.

 

309. Quatre infortunes accablent un homme insouciant qui commet l'adultère le démérite, le sommeil perturbé, le blâme en troisième, l'état malheureux en quatrième.

 

310. L'acquisition de démérite cause une naissance future malheureuse ; brève est la joie de l'homme inquiet et de la femme: le roi impose une lourde punition. Donc qu'aucun homme ne fréquente la femme d'un autre.

 

311. Exactement comme l'herbe kusa qui, cueillie maladroitement, coupe la main de qui la cueille, de même la vie ascétique, maladroitement menée, mène à l'état malheureux.

 

312. Tout acte relâché, toute observance corrompue, toute vie de brahmacariya douteuse, rien de ceci n'est de grand fruit.

 

313. Si quelque chose doit être fait, qu'il le fasse, qu'il l'entreprenne énergiquement, car l'ascétisme relâché, tout au plus, fait de la poussière.

 

314. Il est mieux de ne pas faire une mauvaise action, après, on s'en tourmente. Il est mieux de faire une bonne action, l'ayant faite, on ne s'en repent pas après.

 

315. Comme une ville frontière gardée au dehors et au dedans, gardez-vous vous mêmes. Sûrement, ne laissez pas glisser cette opportunité, car ceux qui laissent glisser cette opportunité, souffrent quand ils naissent dans les états malheureux.

 

316. Les êtres qui ressentent de la honte pour ce qui  n'est pas honteux, qui ne ressentent pas de honte pour ce qui est honteux embrassent des vues fausses et vont vers les états malheureux.

 

317. Les êtres qui voient de la crainte là où il n'y en a pas, qui ne voient pas la crainte dans ce qui doit être craint, embrassent des vues fausses et vont vers les états malheureux.

 

318. Les êtres qui imaginent le faux dans ce qui ne l'est pas, qui ne voient pas l'erreur dans ce qui est erroné, embrassent des vues fausses et vont vers les états malheureux.

 

319.Les êtres connaissant le faux comme faux et ce qui est juste comme juste, embrassent des vues justes et vont vers l'état heureux.

XXIII – VERSETS SUR L'ÉLÉPHANT

 

 

320. Comme un éléphant sur le champ de bataille résiste aux flèches tirées de l'arc, ainsi endurerai-je les injures. En vérité la plupart des gens sont de mauvaise nature.

 

321. Ils conduisent les chevaux ou éléphants dressés, à une assemblée. Le roi monte l'animal dressé. Les meilleurs parmi les hommes, sont les hommes dressés qui endurent l'injure.

 

322. Excellentes sont les mules dressées, ainsi sont les mules du Sindh, complètement entraînées et les nobles éléphants porteurs de défenses ; mais de loin, le plus excellent est celui qui s'entraîne lui-même.

 

323. Sûrement, on n'ira jamais vers la terre infoulée (Nibbāna) en montant ces animaux, l'homme contrôlé par le soi subjugué le fait.

 

324. Le porteur de défenses nommé Dhanapālako, au temps du rut, incontrôlable, captif, ne mange plus une bouchée. Le porteur de défenses se souvient de la forêt des éléphants.

 

325. Quiconque est torpide, glouton, endormi, qui erre de ci de là, ou qui gîte comme un gros porc nourri d'eaux sales, cet homme stupide, encore et encore, cherchera la matrice (la renaissance).

 

326. Précédemment, ce cœur allait errante comme il voulait, où il désirait, comme il lui plaisait. Aujourd'hui, avec attention, je la maintiendrai complètement, comme un mahout avec son croc, l'éléphant en rut.

 

327. Réjouissez-vous dans la non négligence. Gardez bien votre cœur. Dégagez-vous de la mauvaise voie comme l'éléphant enfoncé dans la fange se dégage.

 

328. Si vous trouvez un compagnon prudent (qui convient) pour vivre avec vous, qui se conduise bien et est sage, vous pouvez vivre avec lui, joyeusement et avec attention, surmontant tous dangers.

 

329. Si vous ne trouvez pas un compagnon (qui convient) pour vivre avec vous, qui se conduise bien et qui est sage, alors, comme un roi quitte un royaume conquis, vous devez vivre seul comme un éléphant dans la forêt des éléphants.

 

330. Meilleur est de vivre seul, il n'y a pas de compagnonnage possible avec un fou. Que l'on vive seul, ne faisant aucun mal et que l'on soit libre de soucis, comme un éléphant dans la forêt des éléphants.

 

331. Heureux les amis quand le besoin survient
     Heureux le contentement avec juste ceci ou cela
     Heureux le mérite quand la vie est à sa fin
     Heureuse est la destruction de toute souffrance.

 

332. Heureux, en ce monde, d'assister sa mère
     Heureux aussi d'assister son père
     Heureux d'assister les ascètes
     Heureux aussi d'assister les Purs.

 

333. Heureuse est la vertu jusqu'à la vieillesse
     Heureuse la confiance inébranlable
     Heureuse l'obtention de la sagesse
     Heureuse l'abstention du mal.

XXIV - VERSETS SUR LA SOIF

 

 

334. La soif d'un homme livré à une vie négligente croît comme une liane. Il saute de vie en vie comme un singe aimant les fruits de la forêt.

 

335. Quiconque en ce monde, si cette soif indigne et agrippante le vainc, ses chagrins fleurassent comme l'herbe bīrana bien arrosée.

 

336. De quiconque, en ce monde, vainc cette soif indigne et déréglée, les chagrins tombent, comme les gouttes d'eau de la feuille du lotus.

 

337. Ceci, je vous le dis ! Bonne chance à vous qui êtes assemblés ici ! Creusez profond pour déraciner la soif comme quelqu'un en quête de la douce racine de bīrana. Ne laissez pas Māra vous écraser encore et encore, comme le torrent un roseau.

 

338. Juste comme un arbre aux racines non endommagées et solides, qui, quoique coupé, fera des rejets, de même, si la soif latente n'est pas déracinée, ce chagrin s'élèvera encore et encore.

 

339. En celui en qui les trente six courants (de la soif) qui coulent vers les objets de plaisir sont forts, des pensées pulsantes, pleines de désir emportent cet homme à la mauvaise compréhension.

 

340. De partout coulent les flots (soifs). Les lianes naissent et demeurent. Voyant cette liane qui a surgi ; avec sagesse, coupez les racines.

 

341. Vers ces êtres, là, s'élèvent des plaisirs qui se ruent (vers les objets des sens) et qui sont imbibés (de soif). Ces hommes penchés sur le plaisir, ne cherchant que le bonheur, vont, en vérité, à la naissance et au déclin.

 

342. Les hommes, enveloppés par la soif, sont terrifiés comme un lièvre captif ; tenus fermes par les entraves et les liens, pour longtemps, ils vont vers le chagrin, encore et encore.

 

343. Les hommes, enveloppés par la soif, sont terrifiés comme un lièvre captif. Par conséquent, un bhikkhu, qui souhaite l'état sans passion (Nibbāna) doit écarter la soif.

 

344. Celui qui, vide de désir, (pour le foyer), est attaché à la forêt (de l'ascétisme) et étant libre de désir (pour le foyer) retourne en courant à ce même foyer - contemple cet homme ! - libre, il retourne en courant à ce lien même.

 

345. Ce n'est pas un lien puissant, dit le sage, que celui qui est fait de fer, de bois ou de chanvre. De loin est plus puissante cette soif pour les joyaux et les ornements, les fils et les épouses.

 

346. Ce lien est fort, dit le sage. Il jette à bas, il est lâche, il est difficile à délier. Ceci aussi, ils le coupent et abandonnant  les plaisirs sensuels, ils renoncent, sans plus de désir.

 

347. Ceux qui sont enivrés de convoitise tombent dans le courant comme une araignée tomberait dans la toile qu'elle - même a tissée. Ceci aussi le sage l'a coupé et il erre, sans désir, renonçant à tous chagrins.

 

348. Abandonnez le passé, abandonnez le futur, abandonnez le présent pour aller sur l'autre rive de l'existence avec le mental libéré de toute chose, ne subissez pas de nouveau la naissance et le déclin.

 

349. Pour la personne qui est agitée par de mauvaises pensées, qui est de fortes passions, qui ne voit que le plaisant, la soif grandit fermement. Vraiment, elle renforce les liens.

 

350. Celui qui se réjouit en subjuguant les pensées, qui médite sur l'impureté, celui qui est toujours attentif, celui là mettra une fin à la soif ; il coupera le lien de Māra.

 

351. Celui qui a atteint le but, qui est sans peur, qui est dépourvu de soif, qui est sans passions, qui a coupé les épines de la vie, ce sien corps est le dernier.

 

352. Celui qui est dépourvu de soif et libre d'attachement, celui qui est habile en étymologie et en vocabulaire, celui qui connaît le groupement des syllabes et leur assemblage, il est celui qui est appelé le porteur du dernier corps, celui de profonde sagesse, un grand homme.

 

353. “J'ai tout vaincu, je connais tout, de tout je suis détaché, à tout j'ai renoncé, je suis pleinement libéré par la destruction de la soif. Ayant tout compris par moi-même, qui pourrai- je appeler mon Maître?”

 

354. Le don du Dhamma surpasse tous les dons.
    La saveur du Dhamma surpasse toutes les saveurs.
    Le délice dans le Dhamma surpasse tous les délices.
    Celui qui a détruit la soif surmonte toutes les douleurs.

 

355. Les richesses ruinent le fou, mais non ceux en quête du « par-delà ». Par la soif des richesses, l'homme sans intelligence se ruine comme s'il ruinait les autres.

 

356. La mauvaise herbe est la souillure des champs ; l'attachement est la souillure de l'homme. Par conséquent, ce qui est donné à ceux qui sont sans passion porte un grand fruit

 

357. La  mauvaise herbe est la souillure des champs; la haine est la souillure de l'homme. Par conséquent, ce qui est donné à ceux qui sont libres de haine, porte un grand fruit.

 

358. La mauvaise herbe est la souillure des champs l'illusion est la souillure de l'homme. Par conséquent, ce qui est donné à ceux qui sont libres d'illusion porte un grand fruit.

 

359. La mauvaise herbe est la souillure des champs ; le désir est la souillure de l'homme. Par conséquent, ce qui est donné à ceux qui sont sans désir, porte un grand fruit.

XXV - VERSETS SUR LE BHIKKHU

 

 

360. Il est bon de contrôler l'œil, il est bon de contrôler l'oreille; il est bon de contrôler le nez, il est bon de contrôler la langue.

 

361. Il est bon de contrôler l'acte, il est bon de contrôler la parole, il est bon de contrôler le mental, il est bon de contrôler toutes choses. Le bhikkhu contrôlé de toutes parts est libre de toute souffrance

 

362. Celui qui est contrôlé quant à la main, au pied, au langage, et au plus haut   ̶ la tête ;
celui qui se réjouit en méditation, et qui est composé; celui qui est seul et satisfait ; celui-là je l'appelle un bhikkhu.

 

363. Le bhikkhu qui a le contrôle de la langue, qui parle avec sagesse, qui n'est pas infatué, qui explique le sens et le texte, douce, en vérité, est sa parole.

 

364. Le bhikkhu qui demeure dans le Dhamma, qui se réjouit dans le Dhamma, qui médite sur le Dhamma, qui se rappelle bien le Dhamma, ne tombe pas hors du Dhamma excellent.

 

365. Qu'il ne méprise pas ce qu'il a reçu, qu'il n'aille pas enviant le gain des autres. Le bhikkhu qui envie le gain des autres, n'atteint pas a la concentration.

 

366. Quoiqu'il ait peu reçu, si un bhikkhu ne méprise pas ce peu, les Deva le loueront, lui qui est de vie pure et n'est pas indolent.

 

367. Celui qui n'a aucune conception de “moi et mien”, que ce soit envers le corps ou l’esprit, celui qui ne se chagrine pas pour ce qu'il n'a pas, celui-là en vérité, est appelé un bhikkhu.

 

368. Le bhikkhu qui demeure en amour bienveillant. Qui est content de l’enseignement du Bouddha, atteint à cet état de paix et de bonheurs, la tranquillisation des agrégats d’existence.

 

369. Videz ce bateau, ô bhikkhu ! Vidé par vous, il ira rapidement. Coupant votre convoitise et votre animosité ; par ce moyen, vous irez vers le Nibbāna

 

370. Cinq supprimés, cinq abandonnés, de plus cinq cultivés, le bhikkhu qui a été au delà des cinq obstacles est appelé le « traverseur-de-courant »

 

371. Méditez bhikkhu ! Ne soyez pas inattentifs. Ne laissez pas votre esprit tournoyer sur les plaisirs des sens. Ne soyez pas négligents et n’avalez pas une bille de fer brûlante. Si vous vous brûlez, ne vous lamentez pas que « ceci est souffrance ».

 

372. Il n’y à pas de méditation (jhāna) sans sagesse. I1 n'y a pas de sagesse sans méditation. Celui en qui il y a sagesse et méditation est, en vérité, en présence de Nibbāna.

 

373. Le bhikkhu qui s'est retiré dans une demeure solitaire, qui a calmé son cœur qui perçoit clairement le Dhamma expérimente une joie supra-humaine-

 

374. Celui qui, continuellement, est pleinement attentif (sati) de l’origine et de la disparition des agrégats expérimente joie et ravissement, réalisant le sans mort (Nibbāna)

 

375. Et voici. le commencement pour un bhikkhu  plein de sagesse: contrôle des sens, contentement, restreinte en rapport avec le Patimokka (code fondamental de l’éthique), association avec des amis énergiques et bénéfiques de vie pure.

 

376. Qu'il soit cordial en ses manières et raffiné en conduite. Par cela, plein de joie, il mettra fin à la souffrance.

 

377. Comme la liane du jasmin laisse tomber ses fleurs fanées, ainsi, bhikkhus, devez-vous rejeter totalement la convoitise et l'agressivité.

 

378. Le bhikkhu qui est calme en son corps, calme en sa parole, tranquille, qui est bien composé, qui vomi toutes choses mondaines, est vraiment appelé un “paisible”.

 

379. Par le moi, censurez le moi ; par le moi, examinez le moi. Gardé par le moi et attentif, bhikkhus, vous vivrez heureux.

 

380. Le moi, en vérité, est le protecteur du moi. Le moi, en vérité, est le refuge du moi. Contrôlez, par conséquent, votre propre moi comme un marchand contrôle un noble coursier.

 

381. Plein de joie, plein de confiance dans l'enseignement du Bouddha, le bhikkhu atteindra l'état de Paix, l’apaisement des choses conditionnées, la béatitude

 

382. Le bhikkhu qui, pendant qu’il est encore jeune, se dévoue à l’enseignement du Bouddha, illumine ce monde comme la lune sortant des nuages.

XXVI - VERSETS SUR LE BRĀHMANE

 

 

383. Luttez et divisez le courant. Écarte, Brāhmane, les désirs des sens. Connaissant la destruction des constituants de la vie, sois, Brāhmane, le connaisseur de l'incréé (Nibbāna).

 

384. Quand en deux états (tranquillité du cœur et vue pénétrante) un Brāhmane va sur l'autre rive, alors tous les liens de ce Connaissant tombent.

 

385. Celui pour qui n'existe pas cette rive-ci (les six sens internes) ou cette rive-la (les six sens externes), non plus qu'à 1a fois cette rive ci et cette rive là, celui qui est sans détresse et non lié, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

386. Celui qui est méditatif, sans taches, et fixé, celui qui a fait son devoir et est libre des purulences, celui qui a atteint le plus haut but, lui, je l'appelle un Brāhmane

 

387. Le Soleil brille le jour, la Lune brille la nuit, le guerrier armé brille, le Brāhmane en méditation brille, mais la gloire du Bouddha brille jour et nuit.

 

388. Parce qu'il a écarté le mal, il est appelé un Brāhmane; parce que sa conduite est équilibrée, il est appelé unSamana ; puisqu’il a renoncé à ses impuretés, il est appelé un “En allé” (Pabbajito).

 

389. On ne doit pas frapper un Brāhmane. Non plus ce Brāhmane ne doit pas donner libre cours à sa colère contre qui le frappe. Honte a celui qui frappe un Brāhmane ; plus grande honte sur le Brāhmane qui donne libre cours à sa colère.

 

390. Pour un Brāhmane, cette non-revanche n’est pas de petit avantage. Quand le mental est sevré des choses chères, et que l'intention de blesser cesse, c'est seulement alors que la souffrance s'apaise.

 

391. Celui qui ne fait aucun mal par le corps, la parole ou le mental, celui qui est contrôlé en ces trois modes celui-là, je l'appelle un Brāhmane.

 

392. Celui par qui on connaît le Dhamma enseigné par le Pleinement Eveillé, on doit assidûment le révérer comme un Brāhmane révère le feu du sacrifice.

 

393. Ce n'est pas par le tressage des cheveux, ni par la famille, ni par naissance que l’on devient Brāhmane. Mais celui en en qui existe à la fois la vertu et le Dhamma, il est pur, il est Brāhmane.

 

394. Pourquoi ces cheveux tressés, ô homme sans intelligence ? Pourquoi ce vêtement en peau d'antilope ? Intérieurement vous êtes plein de passions, extérieurement vous vous parez.

 

395. La personne qui porte des robes trouvées sur les tas d’ordures, qui est maigre, dont les veines sont apparentes, qui médite seule dans la forêt, celle-là je l’appelle un Brāhmane

 

396. Je ne l'appelle pas un Brāhmane, simplement parce qu'il est né ou issu d'une mère Brahmane. Il est simplement «  Monsieur », s'il a conservé les obstacles. Celui qui est libéré des obstacles, libre d'attachements, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

397. Celui qui a coupé tous les liens, celui qui ne tremble pas, celui qui a été au-delà des obstacles, celui qui est sans attaches, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

398. L'Éveillé qui a coupé la courroie (la haine), la sangle (l'attachement) et la corde (les hérésies), tout ensemble avec les dépendances (les tendances latentes), celui qui a enlevé la traverse (l’ignorance) lui, je l’appelle un Brāhmane.

 

399. Celui qui, sans colère, supporte le reproche, le fouet et les punitions, celui dont le pouvoir, l'arme puissance est la patience, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

400. Celui qui n'est pas haineux, mais est soumis, vertueux, non imbibé de désir, contrôlé et qui porte son dernier corps, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

401. Comme l'eau sur la feuille de lotus, comme une graine de moutarde sur la pointe d'une aiguille, celui qui ne s'attache pas aux plaisirs des sens, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

402. Celui qui réalise, ici, par lui-même, la destruction de sa souffrance, celui qui a déposé le fardeau et est émancipé, lui, je l'appelle un Brāhmane

 

403. Celui dont la sagesse est profonde, celui qui est sage, celui qui est habile dans la Voie et la non-Voie, celui qui a atteint le plus haut but, lui, je l'appelle un Brāhmane

 

404. Celui qui n'a aucune intimité ni avec les maîtres de maison, ni avec les sans foyer, celui qui erre sans demeure, celui qui est sans êtres chers, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

405. Celui qui a laissé: le gourdin et ne frappe plus, ni faibles ni forts, celui qui jamais ne tue ou n'est cause d'un meurtre, lui, je l'appelle un Brāhmane

 

406. Celui qui est amical parmi les hostiles, celui qui est paisible parmi les violents, celui qui n'est pas attaché, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

407. Celui en qui la convoitise, la haine, l'orgueil, le dénigrement, sont tombés comme une graine de moutarde de la pointe d'une aiguille, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

408. Celui qui prononce des paroles aimables, instructives et vraies, celui qui ne fait offense à personne, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

409. Celui qui dans le monde ne prend rien qui ne soit donné, que ce soit long ou court, petit ou grand, agréable ou sordide, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

410. Celui qui n'a pas de désir pour ce monde ou le prochain, celui qui est sans désir et émancipé, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

411. Celui qui n'a pas de désir, celui qui par sagesse est libre de doutes, celui qui a plongé dans le sans-mort, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

412. Celui qui a transcendé et le bon et le mauvais aussi bien que les peines, celui qui est sans chagrin, sans taches et pur, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

413. Celui qui est sans tache comme la lune, celui qui est pur, serein et tranquille, celui qui a détruit 1e désir pour le devenir, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

414. Celui qui a passé cette fondrière, ce sentier difficile, l’errance (samsara) et l'illusion, celui qui a traversé et est allé au-delà, celui qui est méditatif, libre de désirs et de doutes, celui qui, attaché a rien, est libéré, lui, je l'appel le un Brāhmane.

 

415. Celui qui en ce monde, abandonnant les désirs sensuels, a renonce et devient un sans foyer, celui qui a détruit les désirs des sens et le devenir, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

416. Celui qui en ce monde, abandonnant la soif, renonce et devient un sans foyer, celui qui a détruit la soif et le devenir, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

417. Celui qui, écartant les liens humains et, transcendant les liens célestes, est complètement délivré de tous les liens, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

418. Celui qui a abandonné goûts et dégoûts, qui est apaisé et sans substrat (upadhi*), celui qui a conquis le monde et est énergique, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

419. Celui qui, en toutes façons, connaît la mort et la renaissance des existences, celui qui est détaché, bien allé (sugata), et éveillé, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

420. Celui dont la destinée n'est connue ni des Deva, ni des Gandhabba, ni des hommes, celui qui a détruit toutes les purulences et est un Arahant, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

421. Celui qui n'a pas d'attachement pour les agrégats qui sont passés, futurs ou présents, celui qui est sans attachement ni convoitise, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

422. Le sans peur, le noble le héros, le grand sage, le conquérant, le sans désir, l'Éveillé, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

423. Celui qui connaît ses anciennes demeures (vies antérieures), qui voit les cieux et les enfers, qui a atteint la fin des naissances, qui avec une sagesse supérieure s'est parfait lui-même, qui a achevé la vie sage et la consomption totale des passions, lui, je l'appelle un Brāhmane.

 

 

 

 

 

 

 

  

Tags associés : Francais, message, inde

J'kaz !
0
Vendredi 18 Novembre 2011Poster un commentaire
Derniers commentaires
  • Aucun commentaire